Jules (enseigne)

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Jules
Description de l'image Logo Jules.png.
Création 1991
Personnages clés Phillippe Hyvert, président
Forme juridique SAS
Slogan « Il paraît… »
Siège social Drapeau de France Roubaix (France)
Actionnaires Association familiale Mulliez
Produits Prêt-à-porter masculin
Société mère Happychic
Sociétés sœurs Bizzbee, Brice
Site web jules.fr
Chiffre d’affaires 470 M€ (2014)

Jules est une chaîne française de magasins de prêt-à-porter masculin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enseigne est créée en 1991 par l'entreprise Camaïeu sous le nom de Camaïeu Homme[1]. Endettée, l'entreprise mère a dû se séparer de ses actifs. Après s'être séparée de ses magasins de textile pour enfants, elle pense également à se séparer de son secteur pour les hommes[2].

L'Association familiale Mulliez (AFM) rachète en 1996 Camaïeu Homme avec une obligation de changer de nom[2],[3]. Après un remue-méninges, le nom de « Jules » est choisi. Pour les concepteurs du nom, celui-ci était mémorisable, concret avec le fait que les femmes achètent les vêtements de leur compagnon et dans l'air du temps car à l'époque « jules » était synonyme de « petit ami »[2]. En mars 2000, elle change de nom pour se différencier de la marque Camaïeu dédiée à l'habillement féminin[4] et change de concept commercial ; AFM leur laisse carte blanche[2]. Le premier magasin Jules ouvre dans le centre commercial V2 de Villeneuve-d'Ascq (Nord)[5]. Un quart des magasins sont gérés sous franchise.

En 2005, la marque a lancé l'enseigne BizzBee, dédié à l'habillement des adolescents et adolescentes[6].

Depuis 2009, Jules est intégré dans Happychic[7] qui la réunit avec les enseignes Bizzbee et Brice.

Concept[modifier | modifier le code]

Photo de la devanture d'un magasin.
Devanture du magasin Jules d'Italie Deux (Paris).

En 2014, Jules dispose de 410 magasins dont 350 en France[8] et 60 à l'étranger. Il y a 80 % de magasin reliés directement à la tête de réseau et le reste en franchise. Les magasins sont situés en centre-ville et dans les centres commerciaux périphériques, sur une surface moyenne entre 150 et 250 m2.

Le cœur de cible est les jeunes adultes urbains âgés de 20 à 40 ans[3]. La ligne vestimentaire qui y est proposée s'inspire de tendances « sportswear » et « casual ». Jules vend deux articles par seconde[8]. Jules a entrepris de « monter en marque » selon les termes du patron de l'enseigne[9].

Données économiques et financières[modifier | modifier le code]

Jules fait partie du groupe Happychic depuis 2009.

L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 338 millions d'euros en 2012[5], 321 millions d'euros en 2013 et de 470 millions d'euros en 2014[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Sauvage, « Camaïeu : Ces quatre hommes qui rêvaient d'habiller les femmes », La Saga des marques, t. 3,‎ , p. 24.
  2. a, b, c et d Sauvage 2015a, p. 56.
  3. a et b « Jules : de fil en aiguille, une histoire d'homme », sur lavoixeco.com,‎ (consulté le 6 mai 2015).
  4. « Camaïeu Hommes devient Jules », Strategies.fr,‎ (consulté le 20 août 2012)
  5. a et b « Jules », sur Distrijob.fr (consulté le 29 juin 2007)
  6. Dominique Deslandes, « Jules crée BizzBee », AC Franchise (consulté le 26 novembre 2005)
  7. Morgan Leclerc, « Bizzbee, Brice et Jules regroupés dans Happychic », LSA,‎ (consulté le 20 août 2012)
  8. a, b et c Sauvage 2015a, p. 57.
  9. Cédric Ducrocq, Distribution : Inventer le commerce de demain, Pearson Education France,‎ , 216 p. (lire en ligne), p. 31.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Sauvage 2015a] Valérie Sauvage, « Jules : Une enseigne sur la bonne pente », La Saga des marques, t. 3,‎ , p. 56-59. Document utilisé pour la rédaction de l’article