Jules Écorcheville

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Jules Écorcheville
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Jules Écorcheville en 1913
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Jules-Armand-Joseph Écorcheville est un musicologue, écrivain et collectionneur français, né à Paris le et mort pour la France[1] à Perthes-les-Hurlus le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'intéresse à la musique dès ses jeunes années, est l'élève de César Franck de 1887 à 1890[2], et poursuit à la Sorbonne des études littéraires (licencié ès lettres en 1894[2]). En 1898 il prend part à la fondation de la Société Internationale de Musique (Internationale Musikgesellschaft)[3], initiée par Oskar Fleisher. Une section française est créée en 1904, Lionel Dauriac en étant le président, Jules Écorcheville le trésorier[2]. En 1904-1905, il étudie la musicologie à l'Université de Leipzig auprès de Hugo Riemann. Il obtient son doctorat à l'université de Paris en 1906 avec deux thèses, Vingt Suites d'orchestre du XVIIe siècle français[4] et De Lulli à Rameau - l'esthétique musicale[5]. En 1907 il fonde le Bulletin français de la Société internationale de musique, qui reprend le Mercure musical de Louis Laloy et devient la Revue musicale S.I.M. en 1909[6].

Passionné de musique ancienne, il commence à réaliser un catalogue du fonds de musique ancienne de la Bibliothèque nationale, qui sera publié entre 1910 et 1914 en huit volumes[7], et travaille sur l'histoire du luth. En 1911, il est élu président de la section parisienne de la S.I.M., et l'année suivante, président de ladite Société internationale. Ami de Debussy, Ravel et Satie, il défend les nouvelles tendances de la musique française et sa revue s'impose comme une référence de la presse musicale en France[2].

Engagé dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale, il est tué lors de l'assaut d'une tranchée allemande en 1915 et est déclaré "mort pour la France". Son nom figure sur une plaque commémorative du Panthéon en hommage aux écrivains morts pour la France.

L’Académie française lui décerne le prix Charles-Blanc en 1915.

Il avait consacré l'héritage de ses parents à l'acquisition d'une riche collection d'instruments anciens et d'ouvrages sur la musique qui fut dispersée en 1920[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Tombeau de Jules Ecorcheville suivi de lettres inédites, 1916[9]
  • Michel Debeauvais, Mémorial Écorcheville, 2011, à lire en ligne
  • J. Depoin, Jules Ecorcheville, p. 21 dans "Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin", Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, tome 36, Pontoise, 1921, à lire en ligne

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche militaire avec mention "mort pour la France" », sur Mémoire des hommes (consulté le )
  2. a b c et d « Jules Écorcheville (1872-1915) », sur www.musicologie.org (consulté le )
  3. (de) Institut für kunst-und musikhistorische Forschungen, « Internationale Musikgesellschaft (IMG) », (ISBN 978-3-7001-3043-7, consulté le )
  4. Jules Écorcheville (1872-1915), Vingt suites d'orchestre du XVIIe siècle français, (lire en ligne)
  5. Jules Écorcheville (1872-1915), De Lulli à Rameau, 1690-1730, l'esthétique musicale, (lire en ligne)
  6. « Revue musicale SIM », sur data.bnf.fr (consulté le )
  7. Jules Écorcheville, Catalogue du Fonds de musique ancienne de la bibliothèque nationale... Volume I [-VIII], Société internationale de musique Terquem, coll. « Publications annexes de la Société internationale de musique, section de Paris », (lire en ligne)
  8. Drouot, Desvouges André > Commissaire-priseur, Reinach Adolphe > Expert et Pape Édouard > Expert, Catalogue des bijoux enrichis de brillants & de pierres, argenterie, métal argenté, estampes & dessins anciens, faïences et porcelaines anciennes et modernes, bronzes, pendules, statuettes, candélabres, éventails, meubles anciens et modernes, sièges, instruments de musique, clavecin, piano à queue de Bechstein, tapis, dont la vente aux enchères publiques, après décès de M. et Mme Écorcheville, par suite d'acceptation bénéficiaire, aura lieu à Paris, Hôtel Drouot, salle n°4, les vendredi 19 et samedi 20 mars 1920, à deux heures, Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, collections Jacques Doucet, (lire en ligne)
  9. Louis Laloy, Lionel de La Laurencie, Émile Vuillermoz et Jules Écorcheville, Le Tombeau de Jules Ecorcheville suivi de lettres inédites, Dorbon aîné, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]