Jules-Henri-Marius Bergeret

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Jules-Henri-Marius Bergeret
Bergeret Jules 1.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Jules-Henri-Marie Bergeret, né le à Gap (Hautes-Alpes)[1] et mort à New York (États-Unis) en 1905 (?), est une personnalité militaire de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1850 à 1864, il s’engage dans l’armée française en tant que voltigeur et devient sergent. Après avoir quitté l’armée, il est d'abord garçon d'écurie à Saint-Germain puis il devient correcteur d’imprimerie et typographe. Il entra dans l'Internationale mais n'y fut jamais influent.
D'abord sergent instructeur pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870 - mars 1871), il devient capitaine du 8e bataillon de la Garde nationale.
Membre du Comité de vigilance de Montmartre, il devient également membre du Comité central de la Garde nationale puis chef de la XVIIIe légion.

Investi du commandement de la butte Montmartre, contrôlée par le comité central, il paye de sa personne lors du soulèvement parisien du 18 mars 1871 en reprenant les canons aux gendarmes à la tête du 128ème bataillon. Lorsque arrivèrent le 88ème et le 135ème de ligne, il les harangua et les retourna en criant "Vive la ligne ! ". Puis, il occupe l'État-Major de la Garde nationale place Vendôme ; le 22 mars, il réprime la manifestation des Amis de l'Ordre, favorables au gouvernement d'Adolphe Thiers installé à Versailles et qui refusent les élections au Conseil de la Commune. Il signa toute les affiches du Comité central et est un artisan de la rupture des négociations avec Versailles demandant que l'on prépare la lutte à outrance.

Il est élu au Conseil de la Commune le 26 mars par le XXe arrondissement avec 14.003 électeurs, et est nommé Délégué à la Commission de la Guerre et à la commission Exécutive.
Le 2 avril, la Commune le nomme commandant en chef de la place de Paris. Partisan de l'offensive contre Versailles du 3 avril il échoue par manque de préparation et est destitué de son commandement et fonction de délégué. Il est remplacé par Dombrowski et officiellement affecté au commandement de la place Vendôme.
Incarcéré du 8 au 20 avril, il est ensuite libéré et réintègre la Commission de la Guerre. Entrant dans la salle des séances, il déclara : " Je n'apporte ici aucun sentiment d'amertume. " Le 28 avril, il est à nouveau délégué à la guerre, comme adjoint de Delescluze. Le 5 mai, on lui donne le commandement de la 1ère brigade de réserve avec le Corps législatif comme état-major. Le 23 mai, il participe avec deux autres fédérés, un garçon boucher dénommé Bénot et un certain Étienne Boudin (1828 - 1842), à l'incendie du Palais des Tuileries.

Bergeret ne savait pas monter à cheval et conduisait ses troupes d'une voiture attelée par des chevaux.

Après la Semaine sanglante il réussit à quitter Paris et est condamné à mort par contumace par le Conseil de guerre. Il fuit à Londres, puis à New-York où il décèdera en 1905.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Patrick Cabanel et Philippe Chareyre, « Jules Bergeret », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 251-252 (ISBN 978-2846211901)
  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune de Paris, Flammarion, collection Champs, 1978. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jules Clère, Les Hommes de la Commune[2], Édouard Dentu, Paris,
  • Paul Delion, Les membres de la Commune et du Comité central, Alphonse Lemerre, Paris, 1871.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Cabanel et Philippe Chareyre, « Jules Bergeret », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 251
  2. Lire la version numérisée sur le site Gallica.fr.