Jules-Henri-Marius Bergeret

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Jules-Henri-Marius Bergeret

Jules-Henri-Marie Bergeret, né à Gap (Hautes-Alpes)[réf. souhaitée] en 1830 et mort à New York (États-Unis) en 1905, est une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1850 à 1864, il s’engage dans l’armée française en tant que voltigeur et devient sergent. Après avoir quitté l’armée, il devient correcteur d’imprimerie et typographe.
Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870 - mars 1871), il est le capitaine du 8e bataillon de la Garde nationale.
Membre du Comité de vigilance de Montmartre, il devient également membre du Comité central de la Garde nationale puis chef de la XVIIIe légion.
Lors du soulèvement parisien du 18 mars 1871, il occupe l'État-Major de la Garde nationale place Vendôme; le 22 mars, il réprime la manifestation des Amis de l'Ordre, favorables au gouvernement d'Adolphe Thiers installé à Versailles et qui refusent les élections au Conseil de la Commune.

Il est élu au Conseil de la Commune le 26 mars par le XXe arrondissement et est nommé Délégué à la Commission de la Guerre et à la commission Exécutive.
Le 2 avril, la Commune le nomme commandant en chef de la place de Paris. Partisan de l'offensive contre Versailles du 3 avril il échoue par manque de préparation et est destitué de son commandement et fonction de délégué.
Incarcéré du 8 au 20 avril, il est ensuite libéré et réintègre la Commission de la Guerre. Le 23 mai, il participe avec deux autres fédérés, un garçon boucher dénommé Bénot et un certain Étienne Boudin (1828 - 1842), à l'incendie du Palais des Tuileries.

Après la Semaine sanglante il réussit à quitter Paris et est condamné à mort par contumace par le Conseil de guerre. Il se réfugie à Londres, puis à New-York où il décèdera en 1905.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune de Paris, Flammarion, collection Champs, 1978.

Lien externe[modifier | modifier le code]