Juillac (Gironde)

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Juillac
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Les Coteaux de Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
Alphonse Zecchini
2014-2020
Code postal 33890
Code commune 33210
Démographie
Gentilé Juillacais
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 43″ nord, 0° 02′ 27″ est
Altitude Min. 2 m – Max. 108 m
Superficie 5,86 km2
Localisation

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Juillac

Juillac est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite commune très vallonnée sur la rive gauche de la Dordogne, presque à l'extrême est du département de la Gironde.

Juillac produit aujourd’hui du vin d'appellation d'origine contrôlée entre-deux-mers et bordeaux-supérieur, avec une cave coopérative commune avec Flaujagues et des producteurs indépendants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes et villages proches de Juillac sont : Sainte-Radegonde à 1,9 km, Flaujagues à 1,9 km, Gensac à 2,9 km, Coubeyrac à 3,2 km et Pessac-sur-Dordogne à 3,6 km[1]. Les communes limitrophes de Lamothe-Montravel et Saint-Seurin-de-Prats sont situées sur la rive droite (nord) de la Dordogne et nécessitent, pour les rejoindre, le franchissement du pont de Pessac.

Communes limitrophes de Juillac[2]
Flaujagues Lamothe-Montravel
(Dordogne)
Saint-Seurin-de-Prats
(Dordogne)
Juillac[2] Pessac-sur-Dordogne
Sainte-Radegonde Gensac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune laisse penser que le village a été créé à l'époque gallo-romaine ; il est formé à partir de « Julius », peut-être en référence à Jules César[3], et le suffixe celtique « -acum ».

En gascon, le nom de la commune est Julhac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : « Visites en Aquitaine », page « Juillac[3] ».

Une trace de voie romaine est encore visible sur le flanc ouest du coteau où se trouve le village, en direction de la villa gallo-romaine de Montcaret par le gué de Flaujagues. D'autres vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur le site de Juillac, mais l'histoire du village n'est connue qu'à partir du XVe siècle, lorsque la paroisse est érigée en doyenné dépendant de la juridiction de Gensac.

Sa population, aux trois quarts protestante, est impliquée dans les guerres de religion. En 1685, à la révocation de l’édit de Nantes, un temple est rasé sur le plateau de l’Audigay, ainsi que le cimetière attenant. Les fidèles se réunissent alors clandestinement au Désert de La Tourbeille et de La Petite Roque, peut-être dans un ancien amphithéâtre druidique où deux cents protestants auraient été massacrés en 1620. L'église est également en partie détruite au XVIe puis au XVIIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, Juillac est qualifiée de « petite paroisse riche ». Cette prospérité s’explique probablement par le commerce fluvial, favorisée par l'accès de la commune à la rive de la Dordogne. Juillac est une commune très active où se trouvent notamment, au début du XXe siècle, un four à chaux, un moulin à vent, trois moulins à eau, une tuilerie ainsi que deux scieries.

Le bureau de poste et de tabac du village, son dernier commerce, a fermé au début des années 1970.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870  ? Bernard Roudier Républicain Conseiller général (1871-1877), député (1874-1885)
       
1995 en cours Alphonse Zecchini UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Juillacais[4]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en diminution de -2,29 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
547 188 483 445 356 451 417 420 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426 407 413 413 380 339 322 334 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
392 393 378 340 322 362 319 323 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
276 262 201 218 200 205 262 257 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean, construite en style roman au XIVe siècle, est dévastée durant les guerres de religion et reste sans nef. Elle est rebâtie en 1733, et détruite à nouveau en 1759. L'église est remise en état au XXe siècle puis restaurée en 2008[9].

La porte aujourd'hui murée de sa chapelle latérale a servi d'entrée, lorsque la nef était détruite. Un cimetière la jouxte. Un ancien cimetière protestant se trouve au sud de la commune.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Abri Vidon[modifier | modifier le code]

L'abri préhistorique sous roche « Vidon » se trouve dans la falaise au sud du village. On y a trouvé des restes de rennes, chevaux et bisons, des outils en pierre et en os et une sépulture néolithique[10]. Il est classé monument historique depuis 1940[11].

Mairie et école[modifier | modifier le code]

Cet ensemble architectural a été construit en une fois en 1904. Il abrite une plaque rendant hommage aux morts de la commune durant les guerres du XXe siècle.

Maisons et demeures[modifier | modifier le code]

  • Le Soulat, château privé construit au XVIIe siècle sur le site d'un ancien monastère dont il ne reste qu'une chapelle du XIVe siècle, conserve des traces de fortifications datant des guerres de religion.
  • La demeure de la Tourbeille, construite au début du XVIIe siècle, est entourée d'une importante enceinte percée d'une large porte.
  • Une villa dans le village, construite au début du XXe siècle, exprime une recherche architecturale marquée par l'Art nouveau[12].

Chemins touristiques[modifier | modifier le code]

  • Sur la commune passe le chemin piétonnier dit de Pierre Loti, qui relie des lieux qui auraient été fréquentés par l'écrivain, dont la belle-famille avait une propriété à Juillac.
  • Route touristique menant par Pessac-sur-Dordogne à la table d’orientation du belvédère, site unique en Gironde qui surplombe de 67 mètres la vallée de la Dordogne avec un angle de vue à 180°.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques fournies par Lion1906.com, consulté le 2 juillet 2015.
  2. Juillac sur Géoportail, consulté le 2 juillet 2015.
  3. a et b Site « Visites en Aquitaine », page « Juillac », consulté le 31 mars 2014.
  4. Nom des habitants de la commune sur le site Habitants.fr, consulté le 2 juillet 2015.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Site « Visite en Aquitaine », page « Église Saint-Jean ».
  10. Site « Visite Aquitaine », page « Abri Vidon ».
  11. « Notice MH de l'abri du Vidon », notice no PA00083576, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Sur le site « Visites Aquitaine », la page de la villa, celle d'une décoration et de ses conduits de cheminée.