Juignac

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Juignac
Juignac
Mairie de Juignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Alain Delaunay
2020-2026
Code postal 16190
Code commune 16170
Démographie
Gentilé Juignacais
Population
municipale
408 hab. (2017 en augmentation de 3,82 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 44″ nord, 0° 09′ 52″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 188 m
Superficie 21,48 km2
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Juignac

Juignac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Juignacais et les Juignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Arrivée sur le bourg.

Le bourg de Juignac est situé à 4 km sud-est de Montmoreau-Saint-Cybard et 30 km au sud d'Angoulême. Il est aussi à 12 km d'Aubeterre, 15 km de Villebois-Lavalette, 20 km de Ribérac, 27 km de Barbezieux[2].

Le bourg est situé sur la D 142, à 0,5 km au nord-est de la D 709, route de Montmoreau à Ribérac et de la bifurcation de la D 10, route de Montmoreau à Aubeterre[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Juignac compte près de 70 hameaux en général peu importants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Juignac
Montmoreau
Juignac Salles-Lavalette
Bors Pillac Montignac-le-Coq

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Juignac vu de Saint-Amant.

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. La commune est sur l'anticlinal de La Tour-Blanche d'orientation nord-ouest - sud-est. Les sommets au centre de la commune sont recouverts de dépôts du Tertiaire (Lutétien) composés de galets, sables et argiles, propices aux bois de châtaigniers.

Certains flancs de sommets et de vallées sont occupés par des formations de recouvrement et colluvions issues de la roche en place et datant du Quaternaire (Pléistocène), principalement au centre et à l'est du territoire communal. Les vallées (Tude et Auzonne) sont occupées par des alluvions récentes[4],[5],[6].

Le territoire communal est assez vallonné et compose la Champagne charentaise[7]. Le sol est en général fertile et l'agriculture est prospère.

Le bourg est construit dans une situation pittoresque, sur les pentes d'une haute colline de 146 m d'où l'on jouit d'un admirable coup d'œil.

La commune de Juignac, située dans les coteaux du Montmorélien, couvre un territoire important qui occupe un vaste plateau vallonné et boisé dominant la vallée de la Tude, à l'ouest. Ce plateau se prolonge à travers la commune de Salles-Lavalette jusqu'à la vallée de la Lizonne. Une coupure de ce plateau, dans l'est de la commune, livre passage à l'Auzonne.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 188 m, situé sur la limite nord-est (borne IGN). Le point le plus bas est à 62 m, situé le long de la Tude en limite sud-ouest[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est entièrement dans le bassin versant de la Dordogne.

L'Auzonne, affluent de la Dronne, prend sa source vers la limite de la commune de Saint-Amant et coule du nord au sud dans une étroite vallée.

La Tude, autre affluent de la Dronne, limite la commune à l'ouest.

Les vallées de la Tude et de l'Auzonne renferment de bonnes prairies et l'élevage de bétail donne des résultats satisfaisants.

Le Toulzot, affluent de la Tude à Montmoreau, prend sa source au pied de l'abbaye de Maumont et coule vers l'ouest. Au sud-est du bourg, le ruisseau des Majestés coule vers le sud et rejoint l'Auzonne. Deux autres petits affluents de la Tude limitent la commune à l'ouest et au sud-ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Jugniaco, Juniaco, Junniaco (non datées)[8].

L'origine du nom de Juignac remonterait à un nom de personne romain Junius ou Juvenius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Juniacum, « domaine de Junius »[9],[10].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl (domaine du saintongeais), et marque la limite avec le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Juignac se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait par Nanteuil-en-Vallée, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Blanzac, Puypéroux, Montmoreau et Aubeterre[12].

La paroisse de Juignac semble exister au moins depuis le XVe ou XVIe siècle par la présence dans un des actes de la famille Raymond : le baptême de Raymond Jehan le qui a pour marraine Marthe Raymond, dame de Maumont, de Juignac, et de Neuville (elle s'était mariée avec Antoine Vigier, seigneur en partie de Maumont). La paroisse dépendait du château et de la seigneurie de Maumont.

La seigneurie de Maumont appartenait en 1752 à Marc-René, marquis de Montalembert. Il y fit de temps à autre des séjours, habitant le plus souvent à Paris. Il y passa cependant presque toute l'année 1778.

Ayant fait de mauvaises affaires et pressé par des difficultés financières, il fut contraint de mettre en vente cette terre, dont les bâtiments étaient en mauvais état. La vente, faite par adjudication, eut lieu le 4 prairial an III, et ne lui rapporta que 14 000 à 15 000 livres numéraires alors qu'elle était estimée alors à près de 200 000 livres métalliques.

En 1957, le château a été converti en monastère bénédictin par des bénédictines de Saint-Jean-d'Angély.

La commune de Juignac appartenait en 1793 au district de Barbezieux et au canton de Montmoreau. En 1926 elle a été rattachée à l'arrondissement d'Angoulême et toujours au canton de Montmoreau qui est devenu Montmoreau-Saint-Cybard en 1966.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Amédée Vallade    
    Jacques Marronaud   Agriculteur
19__ 2001 Maurice Sabater SE Agriculteur
2001 2008 Ginette Nebout    
2008 En cours Alain Delaunay SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2017, la commune comptait 408 habitants[Note 1], en augmentation de 3,82 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 2811 1001 3441 3161 3691 2681 2321 1771 192
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1601 1161 0511 003960853802806801
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
810809704632632622608569615
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
613560517466438426399396408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Juignac en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
2,1 
11,9 
75 à 89 ans
14,6 
23,8 
60 à 74 ans
22,5 
19,5 
45 à 59 ans
22,0 
19,5 
30 à 44 ans
18,7 
13,5 
15 à 29 ans
9,1 
11,9 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Bors et Juignac. Juignac accueille l'école primaire, et Bors l'école élémentaire. L'école de Juignac comporte une classe de maternelle et une classe élémentaire. Le secteur du collège est Montmoreau[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Juignac.
  • L'église romane Saint-Nazaire, ancien prieuré, date de la fin du XIIe siècle et possède une cloche gravée de 1610, classée monument historique au titre objet depuis 1944[20].
  • Au nord de la commune et non loin du bourg, sur une position élevée, se voit l'abbaye de Maumont, occupant l'ancien château, qui date des XIVe et XVe siècles. Le portail est en tiers-point dans une tour carrée du XIVe siècle étrésillonnée de pilastres et ajouré d'une fenêtre à croisillon. Le corps d'habitation date du XVe siècle. La tour d'escalier est polygonale, coiffée d'un toit à pans et la porte en accolade est surmontée de pinacles[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 21 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Paris, Masson, , 223 p. (ISBN 2-225-41118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  8. Cartulaire de Saint-Jean-d'Angély
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 368.
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 224
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Evolution et structure de la population à Juignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 30 juin 2012)
  20. « Cloche », notice no PM16000173, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 228

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]