Juge Grandville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est une version archivée de cette page, en date du 15 février 2017 à 12:17 et modifiée en dernier par Beaugency (discuter | contributions). Elle peut contenir des erreurs, des inexactitudes ou des contenus vandalisés non présents dans la version actuelle.

juge Granville
Personnage de fiction apparaissant dans
la Comédie humaine.

Alias Monsieur de Granville
Sexe Masculin
Famille sa femme bigote: Angélique Bontemps; sa maîtresse : Caroline Crochard; ses filles : Marie-Angélique de Vandenesse et Marie-Eugénie du Tillet, ses gendres : Ferdinand du Tillet et Félix de Vandenesse
Entourage le juge Camusot, Madame de Sérisy, Monsieur de Sérisy, Maître Derville, [ Lucien de Rubempré

Créé par Honoré de Balzac
Romans Une double famille, Une ténébreuse affaire, Splendeurs et misères des courtisanes

Le juge Granville, comte Roger de Granville, né en 1779, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Petit-fils du président du parlement de Normandie, il est avocat dès 1803 et nommé avocat général près la cour impériale de la Seine en 1805.

Il épouse Angélique Bontemps en 1805 et s'installe modestement à Paris dans le quartier du Marais. Cette même année, maître Bordin lui demande d'assurer la défense de Michu dans Une ténébreuse affaire. Il sera nommé substitut du procureur après le procès. Mais dès le début, il soupçonne une vengeance. Bien qu'il n'arrive pas à sauver la tête de Michu, sa plaidoirie lui vaut une réputation solide.

En 1808, sa vie aux côtés de sa femme devient difficile. Les deux époux vivent séparés dans le même bâtiment, Monsieur de Granville met ses fils en pension pour les soustraire à la pesante ambiance familiale.

En 1811, il rencontre Caroline Crochard avec laquelle il fonde un deuxième foyer en 1816 dans Une double famille, et dont il a deux enfants naturels.

Vers 1819, en promenade avec sa femme, il rencontre son ami le marquis d'Albon en compagnie du colonel Philippe de Sucy qui vient d'avoir un malaise dans Adieu.

Il est l'ami d'Octave de Bauvan et de Monsieur de Sérisy, il est aussi l'allié d'Henri de Marsay et des Grandlieu contre le parti prêtre dans Le Contrat de mariage vers 1824.

En 1828, dans Splendeurs et misères des courtisanes, il est procureur général. On apprend, après l'Interdiction que le Marquis d'Espard a gagné son procès et que les attendus du magistrat sont très défavorables à la Marquise d'Espard. En 1829, il est procureur de la cour royale de Paris et il s'efforce de protéger Lucien de Rubempré dont il plaide la cause discrètement auprès du Juge Camusot. Camusot n'entend rien aux subtilités.

En 1830, Monsieur de Granville est convaincu de l'innocence de Lucien dans l'affaire du vol de la fortune d'Esther Gobseck et de la mort de la jeune femme. Il fait l'impossible pour sauver Lucien, assiste monsieur de Sérisy auprès de Madame de Sérisy devenue folle de chagrin. Mais son action généreuse reste sans effet.

Avec Jacques Collin, il fait preuve de courage et il prend des risques. Il autorise Vautrin à se rendre sur la tombe de Lucien au cimetière du Père-Lachaise, puis il désigne l'ancien forçat pour remplacer Bibi-Lupin.

Monsieur de Granville est un des noms les plus célèbres de la magistrature, il reste en place après les journées de juillet. Fin 1830 il est pair de France et président de la cour de cassation. Mais il est poursuivi par la haine de Madame Camusot de Marville.

Et il a laissé Caroline Crochard mourir dans la misère, soignée bénévolement par Horace Bianchon.

Monsieur de Granville apparaît aussi dans:

Pour les références, voir: