Judith de Thuringe

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Judith de Thuringe
Couronnement du  roi Ottokar Ier et de Judith de Thuringe
Couronnement du roi Ottokar Ier et de Judith de Thuringe
Titre
Reine consort de Bohême
Prédécesseur Świętosława de Pologne
Successeur Adélaïde de Misnie
Duchesse consort de Bohême
Prédécesseur Gertrude d'Autriche
Successeur Élisabeth de Hongrie
Biographie
Dynastie Přemyslides
Date de naissance vers 1135
Date de décès 9 décembre après 1174
Père Louis Ier de Thuringe
Mère Edwige de Gudensberg
Conjoint Vladislav II de Bohême
Enfants Ottokar, Vladislav, Rixa

Judith de Thuringe
Reines consorts de Bohême

Judith de Thuringe (tchèque : Judita Durynská) (vers 1135 – un 9 décembre après 1174) est la seconde épouse du prince puis roi de Bohême Vladislav II. Après 1158, elle devient la deuxième reine consort de Bohême.

Biographie[modifier | modifier le code]

Judith est la fille de Louis Ier de Thuringe et d'Edwige de Gudensberg. Elle se marie avec Vladislav II en 1153, trois ans après la mort de la première épouse de celui-ci, Gertrude de Babenberg.

Vers 1155, Judith donne naissance à son premier fils. Les coutumes de l'époque lui permet de choisir le nom de l'enfant Ottokar, d'après le nom du fondateur légendaire de la dynastie[1].

Un chroniqueur contemporain décrit Judith comme étant d'une grande beauté, ayant de l'esprit, instruite en latin et en politique. Elle assure la régence en l'absence de Vladislav.

Règne[modifier | modifier le code]

Après le couronnement de Vladislav en 1158, elle devient reine consort. Le couronnement n'est attesté dans aucun document, mais les chroniques de l'époque parlent de la reine Judith.

Durant le règne de Vladislav, un nouveau pont est construit à Prague, à l'emplacement de l'actuel pont Charles. C'est le premier pont en pierre en Europe centrale, il est nommé en l'honneur de la reine, pont Judith.

Quand Vladislav abdique en 1172, son épouse le suit en exil. Le lieu de son décès est inconnu, mais ses restes ont été retrouvés dans un monastère de Teplice. D'après Emanuel Vlček, elle est morte très âgée après 1210, après avoir assisté au règne de son fils aîné Ottokar[2].

Ascendants[modifier | modifier le code]

Descendants[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • KAREŠOVÁ, Z.; PRAŽÁK, J. Královny a kněžny české. 1. vyd. Praha : X-Egem, 1996.
  • VLČEK, E. Judita Durynská– paní znamenité krásy a ducha neobyčejného. O čem vypovídá lebka manželky krále Vladislava II. Vesmír 81, říjen 2002.
  • M. Skopal. K otázce řezenské korunovace Vladislava II. "Acta Universitatis Carolinae. Philosophica et Historica", T. 2: Studia Historica, t. 31: 1987, s. 31–39, ad rem: s. 36–37.
  • A. Merhautová-Livorová. Reliéf na věži bývalého Juditina mostu. "Uméní", R. 19: 1971, nr 1, s. 70–75.


Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Judith of Thuringia » (voir la liste des auteurs).

  1. KAREŠOVÁ, Z.; PRAŽÁK, J. Královny a kněžny české. Prague : X-Egem, 1996.
  2. VLČEK, E. Judita Durynská – paní znamenité krásy a ducha neobyčejného. O čem vypovídá lebka manželky krále Vladislava II. Vesmír 81, říjen 2002