Judith Reisman

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Judith A. Reisman, née Judith Ann Gelernter, le 11 avril 1935, à Newark, dans le New Jersey est une essayiste conservatrice américaine, surtout connue pour sa critique et sa condamnation des travaux et de l'héritage intellectuel d'Alfred Kinsey. On a dit d'elle qu'elle était « La fondatrice du mouvement anti-Kinsey contemporain »[1].

Depuis 2011[2], Judith A. Reisman est professeur invitée à l'école de droit de la Liberty University (en) à Lynchburg en Virginie. Elle n'est néanmoins titulaire d'aucun diplôme juridique, mais d'un doctorat en communication qu'elle obtint à l'Université Case Western Reserve dans l'Ohio[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Judith Ann Gelernter est la fille de Matthew Gelernter et de Ada Goldberg dont les parents étaient des juifs respectivement allemands et russes que les circonstance ou les persécutions avaient poussés à s'installer aux États-Unis. Matthew et de Ada Gelernter créèrent une poissonnerie nommée « Matthew's Sea Food » à Irvington, New Jersey (en) dans le New Jersey, dont le commerce fut prospère[2].

La plupart des membres de sa famille, son père, sa mère et leurs frères et sœurs avaient reçu une bonne formation artistique. Sa mère notamment participa aux production théâtrales de la YMHA (Young Men's Hebrew Association) (en) aux côtés de futures célébrités comme Moss Hart ou Dore Schary. Les parents de Judith Ann Gelernter étaient communistes[2].

Elle épouse en 1954 Arnold Reisman, un ingénieur, avec lequel elle a quatre filles : Jennie Levy Reisman en 1966, Adi Benning Reisman en 1960, Deborah Fink Reisman en 1962, et Nina Preuss Reisman en 1963. Judith Ann Gelernter et Arnold Reisman divorcent en 1979, et Arnold Reisman se remarie avec Ellen Reisman Kronheim[4]. Arnold Reisman meurt le [5].

Selon les propres aveux de Judith Reisman, la tranquillité de sa vie familiale fut bouleversée en 1966 par le viol de sa fille Jenny par un préadolescent, âgé de 13 ans, du voisinage, qui avait perpétré des violences sexuelles sur plusieurs enfants du quartier dont l'un de ses petits frères. Elle attribue ces actes de violence à la lecture du magazine Playboy par ce jeune garçon[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1973, Judith Reisman est embauchée par CBS pour écrire, interpréter et produire des vidéos musicales destinées aux enfants dans le cadre de l'émission de télévision Captain Kangaroo (en). Jim Hirschfeld, le producteur de l'émission, avait été séduit par les vidéos musicales qu'elle avait réalisées pour la chaine de télévision PBS du Wisconsin, et pour « Merry-Go-Round », une filiale de CBS dans l'Ohio[2],[6].

Parallèlement à cette activité de production, Judith Reisman produit du matériel éducatif pour le Musée Public de Milwaukee (en), le Cleveland Museum of Art et le Skirball Cultural Center de Los Angeles[2].

Elle aurait mis fin, selon ses dires, à sa collaboration avec CBS lorsque Jim Hirschfeld et Bob Keeshan (en), poussés par leurs annonceurs, lui demandèrent d'augmenter le tempo de ses compositions afin de les adapter à la rapidité d'action qui devenait la règle d'or des dessins animés qui étaient diffusés par la concurrence[2],[7].

Activisme[modifier | modifier le code]

Critique d'Alfred Kinsey et du rapport Kinsey[modifier | modifier le code]

Judith Reisman accuse le pionnier de la sexologie américaine Alfred Kinsey d'abus sexuels sur des enfants au cours de l'établissement du rapport Kinsey [8],[9].

Dénonciation des « recruteurs homosexuels d'enfants »[modifier | modifier le code]

Judith Reisman déclare lors d'une conférence en 1994 que « si la population homosexuelle est actuellement à un ou deux pourcents, retenez votre souffle, parce que le recrutement va fort ; il est clair ; il est partout. Vous verrez, je dirais, 20 pourcents ou plus, probablement 30 pourcents, ou peut-être même plus, de la jeune population va se lancer dans une activité homosexuelle[10]. »

Selon le New Yorker, Judith Reisman considère que « le parti nazi et l'Holocauste [...] ont en grande partie été la création du "mouvement homosexuel allemand". Grâce à Alfred Kinsey, prévient [Reisman], le mouvement homosexuel américain est prêt à répéter ces crimes ». Le New Yorker cite Reisman en ces termes: « d'idéalistes "jeunesses gay" sont actuellement en train d'être formées et dotées en personnel dans les classes du pays tout entier par des recruteurs très similaires à ceux qui formèrent à l'origine les "jeunesses hitlériennes"[9]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « The Culture Wars, Why Know? par Daniel Radosh, The NewYorker, . », sur The NewYorker (consulté le 15 juillet 2013) : « Judith Reisman is the founder of the modern anti-Kinsey movement. »
  2. a, b, c, d, e, f et g (fr) « Journey, A Personal Odyssey to the Truth, By Judith A. Reisman, PhD », sur Judith A. Reisman (consulté le 15 juillet 2013)
  3. (fr) « Biography-Reisman, Judith, School of Law, Liberty University. », sur Liberty University (consulté le 15 juillet 2013)
  4. (fr) « Judith Reisman profile », sur NNDB (consulté le 15 juillet 2013)
  5. (fr) « Arnold Reisman orbituary », sur Cleveland Jewish News (consulté le 15 juillet 2013)
  6. Judith Reisman cite aussi « Art Through Music » pour « Scholastics Magazine » à New York, mais la référence est trop imprécise pour permettre d'identifier avec certitude l'éditeur.
  7. Il n'existe apparemment d'autres témoignage à propos de cette rupture. Judith Reisman la raconte dans une perspective de manipulation du cerveau des enfants par les télévisions dont l'existence n'est pas vraiment démontrée par ailleurs.
  8. Judith A. Reisman et al., Kinsey sex and fraud, the indoctrination of a people, an Investigation Into the Human Sexuality Research of Alfred C. Kinsey, Wardell B. Pomeroy, Clyde E. Martin, and Paul H. Gebhard, Lochinvar-Huntington House, 1990.
  9. a et b "Why Know?", Daniel Radosh, The New Yorker, 6 décembre 2004.
  10. "Her Kinsey Obsession", Max Blumenthal, Alternet, 14 décembre 2004.