Judith Godrèche

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Judith Godrèche
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Judith Godrèche au festival de Cannes 2007.
Naissance (46 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession actrice, scénariste, réalisatrice et écrivaine

Judith Godrèche, née le dans le 17e arrondissement de Paris, est une actrice, scénariste, réalisatrice et écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Les parents de Judith Godrèche sont psychothérapeutes : sa mère est psychomotricienne et originaire du nord de la France ; son père est psychanalyste et issu d'une famille juive polonaise émigrée à Paris qui a francisé son nom « Goldreich[1] ».

La séparation de ses parents lorsqu'elle avait huit ans fut un choc et contribua à l'interruption de ses études à l'âge de quinze ans et à son installation dans une vie d'adulte très jeune, après ses propres démarches pour intégrer des castings pour le cinéma puis sa rencontre avec le réalisateur Benoît Jacquot, de vingt-cinq ans son aîné et avec lequel elle vécut à la fin des années 1980[1] ; elle s'installa chez lui à l'âge de seize ans[réf. nécessaire].

Révélation critique (années 1990)[modifier | modifier le code]

Pour son premier film, Judith Godrèche interprète la fille de Claudia Cardinale dans L'Été prochain. À quatorze ans, elle obtient son premier grand rôle dans le film de Benoît Jacquot Les Mendiants, avec Dominique Sanda. En 1989, elle joue le rôle principal dans La Fille de 15 ans de Jacques Doillon avec Melvil Poupaud, film qui lui apporte la reconnaissance du public. L’année suivante, elle tourne de manière continue.

En 1990, elle est nommée pour le César du meilleur espoir féminin 1991 pour sa performance dans La Désenchantée de Benoît Jacquot. Lors de la cérémonie 1991 des César, sa nomination est l'occasion d'un dérapage télévisé en direct, lorsque Vanessa Paradis, chargée d'annoncer la lauréate, prononce d'abord le nom de Judith Godrèche avant de se reprendre et d'annoncer celui de Judith Henry, primée pour La Discrète[2].

En 1994, son roman Point de côté, publié en France par Flammarion, obtient de bonnes critiques. Le public américain la découvre dans le film Ridicule de Patrice Leconte, sorti en 1996, et dans lequel elle tient le rôle de Mathilde de Bellegarde. Elle tente alors une carrière hollywoodienne.

Reconnaissance critique (années 2000)[modifier | modifier le code]

En 1997, elle partage ainsi l’affiche avec Leonardo DiCaprio, Jeremy Irons, John Malkovich, Gérard Depardieu et Gabriel Byrne dans le film de cape et d'épée L'Homme au masque de fer. En France, elle tourne dans une comédie populaire, Bimboland, d'Ariel Zeitoun. Elle persiste en 1999, où elle évolue dans la comédie romantique Entropy, face à Stephen Dorff. Par la suite, elle tient un second rôle dans une autre comédie romantique, South Kensington (en), portée par Rupert Everett et Elle MacPherson.

Elle retourne en France en 2000, où elle enchaîne les tournages de plusieurs films : la comédie dramatique chorale L'Auberge espagnole, de Cédric Klapisch, puis la première réalisation de l'actrice Sophie Marceau, Parlez-moi d'amour. Et enfin, la comédie dramatique France Boutique, de Tonie Marshall.

Ses performances dans L'Auberge espagnole et France Boutique lui valent des nominations deux années consécutives pour le César du meilleur second rôle féminin. En 2003, elle joue dans le thriller Un tueur aux trousses, porté par Michael Keaton et Michael Caine.

En 2005, elle confirme son statut en étant la vedette de la comédie dramatique Tu vas rire, mais je te quitte, de Philippe Harel ; puis elle partage l'affiche de la comédie de bande Tout pour plaire avec Anne Parillaud et Mathilde Seigner. Enfin, elle apparait dans le premier long-métrage de son compagnon du moment, Maurice Barthélemy, intitulé Papa.

En 2007, elle partage l'affiche de la comédie romantique J'veux pas que tu t'en ailles avec Richard Berry et Julien Boisselier, puis en 2008 mène la comédie dramatique Home Sweet Home, de Didier Le Pêcheur.

En 2009, elle fait le grand écart entre le premier rôle féminin de la comédie de mœurs à petit budget Fais-moi plaisir !, d’Emmanuel Mouret, et un second rôle dans la co-production internationale Albert Schweitzer, un drame historique de Gavin Millar.

Elle conclut cette décennie avec trois films français : les comédies chorales Potiche, la comédie à succès de François Ozon (avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu) et Holiday, de Guillaume Nicloux. Mais surtout, elle signe son premier film en tant que scénariste et réalisatrice avec Toutes les filles pleurent. Les chansons sont composées par Julien Doré et la musique originale par Grégoire Hetzel. Un album des chansons du film est réalisé par Benjamin Biolay. La critique est assez sévère avec ce premier film : « Chaque fois que l'héroïne se revoit en petite fille trop mignonne privée d'amour, on a envie de regarder ses chaussures », écrit ainsi Louis Guichard dans Télérama[3].

Elle va tourner beaucoup moins par la suite.

Progression discrète (années 2010)[modifier | modifier le code]

En 2011, elle est au casting de la comédie populaire Low Cost, sous la direction de Maurice Barthélemy, puis retrouve Emmanuel Mouret pour une autre comédie romantique, L'Art d'aimer. Puis elle part de nouveau aux États-Unis pour tourner dans deux épisodes de la série américaine Royal Pains, et tenir un second rôle dans le thriller Stoker, de Park Chan-wook.

En 2013, elle est à l'affiche de la comédie française Chez nous c'est trois !, portée par Noémie Lvovsky, puis en 2015, est au casting du thriller américain choral The Overnight (en).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Judith Godrèche a été mariée à l’humoriste Dany Boon qu'elle a rencontré sur le tournage de Bimboland et avec lequel elle a eu un fils, Noé, né le [1]. Elle a vécu avec le comédien et réalisateur Maurice Barthélemy. De cette union est née Tess le [1].

Elle déclare avoir été agressée sexuellement par le producteur américain Harvey Weinstein[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Sabrina Champenois, La tiraillée, Libération, 27 mars 2010.
  2. « Vanessa Paradis et Judith Henry... euh Godrèche ! », Les meilleurs dérapages en direct de cérémonies, linternaute.com.
  3. « Toutes les filles pleurent », Télérama, 3 avril 2010.
  4. Chloé Friedmann, « Asia Argento a publié la liste des 93 victimes de Harvey Weinstein », Madame Figaro, 31 octobre 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]