Juanita Castro

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Juanita Castro
Castro Juanita tcm7-18080.jpg

Juanita Castro en 2010.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (83 ans)
BiránVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Cubaine, Américaine (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Fratrie
Autres informations
Site web

Juanita Castro, née Juana de la Caridad Castro Ruz à Birán en 1933, est la sœur cadette de Fidel Castro et de Raúl Castro, tous deux présidents de Cuba.

Épousant la cause de la révolution cubaine, elle est une guerillera et soutient activement ses frères. Puis en désaccord avec l'orientation communiste du régime, elle s'oppose aux exécutions sommaires des opposants et aux expropriations ordonnées par Fidel et Raúl Castro. Elle travaille alors avec la CIA et doit s'exiler en 1964. En 2009, elle publie ses mémoires sous le titre Fidel y Raúl, mis hermanos.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guérillera aux côtés de ses frères, elle participa aux combats dans la sierra contre les forces du dictateur Fulgencio Batista. Elle fit aussi quelques missions aux États-Unis pour récolter des fonds au nom de la « Révolution ».

L'évolution de plus en plus importante du régime castriste vers un régime communiste utilisant la terreur l'éloigna idéologiquement de ses frères. Approchée par l'épouse de l'ambassadeur du Brésil à La Havane, elle accepte, après l'épisode de la tentative anti-castriste de renversement de la baie des Cochons en 1961, de collaborer avec la CIA à la condition de ne participer à aucune conspiration visant à éliminer physiquement ses frères[1].

Pendant 3 années, sous le nom de code de « Donna », via une radio à ondes courtes, elle joua le rôle de boîte aux lettres faisant passer des messages et de l'argent aux agents de la CIA installés à Cuba. Elle aurait aussi aidé plus de 200 familles à partir vers les États-Unis et affirme avoir été l'une des premières à informer la CIA de la présence de missiles soviétiques sur l'île[1].

Le 6 août 1963, sa mère, Lina Ruz González, considérée comme sa seule protectrice, meurt[2]. Ses activités pro-américaines sont découvertes, à la grande fureur de Fidel. Raúl l'aide alors à fuir définitivement l'île pour rejoindre le Mexique où elle annonce « qu'elle rompt avec la révolution » et dénonce la « trahison » faite au peuple cubain par Fidel. Puis elle s'installe à Miami en Floride où elle dirige une pharmacie jusqu'en 2006[1].

En octobre 2009, elle publie en espagnol puis en américain, ses mémoires intitulées « Fidel y Raúl, mis hermanos », éditée en mars 2011 en français sous le titre « Fidel et Raul, mes frères, l'histoire secrète »[3].

Au lendemain, de la mort de son frère Fidel survenue le , elle déclare : « Je ne me réjouis de la mort d'aucun être humain et je peux d'autant moins le faire avec une personne de mon sang et portant mon nom. (...) En tant que sœur de Fidel, je ressens en ces moments la perte d'un être humain de mon sang ». Elle annonce néanmoins qu'elle ne se rendra pas à Cuba pour les funérailles de son frère, dénonçant ainsi les rumeurs sur son éventuelles présence. Affirmant en outre, qu'elle n'avait pas l'intention de retourner un jour sur l'île[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Charlotte Cieslinski, « Juanita Castro, soeur de Fidel et agent de la CIA », sur L'Obs,‎ (consulté le 27 novembre 2016)
  2. (es), La CIA entró en la familia Castro El Pais, 26 octobre 2009
  3. Juanita Castro, Cuba sœur enemie Courrier International, 4 novembre 2009
  4. « La soeur de Fidel Castro, Juanita, n'ira pas à ses obsèques », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 27 novembre 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Mensuel Le Spectacle du Monde, n° 561, novembre 2009, page 13, Juanita Castro, l'espionne qui venait du chaud.
  • Site Come 4 News
  • Livre Fidel et Raul, mes frères, l'histoire secrète

Lien externe[modifier | modifier le code]