Juana Doña

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Juana Doña
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique

Juana Doña Jiménez (Madrid, - Barcelone, ) a été une dirigeante communiste, féministe, syndicaliste et écrivaine espagnole.

Dernière femme condamnée à mort en Espagne, Juana Doña était, pour son ami l'écrivain Manuel Vázquez Montalbán, la « seconde dame du communisme espagnol » après la Pasionaria (Dolores Ibárruri)[1],[2]. Elle participera également à la fondation du MLF[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle entre aux Jeunesses communistes dès ses quinze ans[1],[4],[3] et intègre le Comité Central du Parti Communiste d'Espagne durant la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)[1],[4],[5]. Elle a participé aux combats contre les forces nationalistes de Franco en prenant part à la défense de Madrid avec celui qui allait devenir son mari, Eugenio Mesón, important leader des Jeunesses socialistes Unifiées, arrêté après le coup d'état de Segismundo Casado[6] et fusillé par un conseil de guerre franquiste en 1942[1]. En 1940, elle fut une collaboratrice des groupes urbains appelés « Cazadores de ciudad »[5] dans la Guérilla du Llano.

Rue de Juana Doña à Madrid.

Elle fut condamnée à mort lors d’un conseil de guerre tenu contre ces groupes en 1945[5], soupçonnée injustement d'un attentat contre l'ambassade d'Argentine[1]. En 1947, à l'occasion de la visite d'Eva Perón en Espagne, et grâce à son intervention[1],[3], sa peine est commuée: elle est condamnée à trente ans de réclusion. Elle resta emprisonnée dix huit ans[3],[5]. Après sa libération, elle a été activiste au syndicat des Commissions Ouvrières clandestines[4],[3],[5]. Après la mort de Franco, pendant la Transition, elle fut candidate du PCE (Trabajadores de Madrid) au Sénat en 1977[7], et commença sa collaboration à la publication du parti, Mundo Obrero[2],[4],[5], puis s'intégra à l’Organisation révolutionnaire des travailleurs (ORT)[4],[5]. En 1984, elle participa à la fondation du Parti Communiste des Peuples d'Espagne[5].

En 2018, la mairie de Madrid donna son nom à une rue (appelée jusque-là Bataille de Belchite).

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1977, Mujer.
  • 1978, Desde la noche y la niebla (mujeres en las cárceles franquistas), « Depuis la nuit et le brouillard (femmes dans les prisons franquistes) », Prologue d'Alfonso Sastre. Madrid. Ediciones de la Torre.
  • 1992, Gente de abajo (no me arrepiento de nada), « Gens d'en bas (je ne regrette rien) », prologue Manuel Vázquez Montalbán. Madrid. A-Z Ediciones y Publicaciones.
  • 2002, Témoignage dans le livre de Ricard Ninyes Irredentas : las presas politicas y sus hijos en las carceles franquistas[5].
  • 2003, Querido Eugenio (una carta de amor al otro lado del tiempo) « Cher Eugenio (une lettre d'amour à l'autre côté du temps) », prologue de Manuel Vázquez Montalbán. Barcelone. Lumen.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Juana Doña », sur Babelio (consulté le 7 août 2015)
  2. a b et c Ediciones El País, « Juana Doña, militante comunista y feminista » (consulté le 8 août 2015)
  3. a b c d et e « Femmes républicaines », sur www.javilarrauri.com (consulté le 8 août 2015)
  4. a b c d et e « LA AVENTURA DE LA HISTORIA », sur www.elmundo.es (consulté le 7 août 2015)
  5. a b c d e f g h et i Collectif Sarka-SPIP, « DONA JIMENEZ, Juana - Los de la sierra », sur losdelasierra.info (consulté le 7 août 2015)
  6. Ediciones El País, « Una escritora vital » (consulté le 8 août 2015)
  7. « Blanco y Negro (Madrid) - 08/06/1977, p. 33 - ABC.es Hemeroteca », sur hemeroteca.abc.es (consulté le 8 août 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ramos Mesonero, Alicia (2012). Mémoire Des Prises De Franco. Huerga Et Fierro Éditeurs. ISBN 9788483749555.