Juan Pedro Yllanes

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Juan Pedro Yllanes
Illustration.
Juan Pedro Yllanes, en .
Fonctions
Vice-président du gouvernement des îles Baléares
Conseiller à la Transition énergétique, aux Secteurs productifs et à la Mémoire historique
[a]
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 29 jours)
Président Francina Armengol
Gouvernement Armengol II
Prédécesseur Marc Pons (Énergie)
Député aux Cortes Generales

(3 ans, 2 mois et 1 jour)
Élection
Réélection
Circonscription îles Baléares
Législature XIe et XIIe
Groupe politique Unidos Podemos
Biographie
Nom de naissance Juan Pedro Yllanes Suárez
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Séville (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique Podemos
Diplômé de Université de Séville
Profession Magistrat

Juan Pedro Yllanes Suárez, né le , est un magistrat et homme politique espagnol membre de Podemos.

Il est élu député des Îles Baléares lors des élections générales de .

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié avec une femme d'origine majorquine et parle le catalan.

Magistrat progressiste[modifier | modifier le code]

Il réalise ses études supérieures à l'université de Séville où il obtient sa licence en droit en 1982. Il réussit le concours de juge en 1989 et entre officiellement dans la magistrature en [1]. Il officie d'abord comme juge à Majorque entre 1989 et 1992 puis à Séville jusqu'en 1998. À cette date, il revient sur les îles Baléares en étant nommé membre de la première section de l'Audience provinciale de Palma. Contrairement à d'autres juristes, il préfère la clarté et la concision plutôt que la rhétorique et les phrases ronflantes. Retourné à l'Audience provinciale de Barcelone, il condamne, en 2004, un imam de Fuengirola à quinze mois de prison pour le délit de provocation à la violence de genre après que celui-ci a donné, dans un livre, des conseils sur la manière de taper les femmes sans laisser de trace[2].

Entre 2005 et 2011, il est nommé magistrat de la deuxième section de l'Audience provinciale de Palma et enquête aux côtés de Diego Gómez-Reino et Joan Castany sur des cas de corruption importants. En 2008, il juge l'affaire Andratx[3] ; la première affaire touchant à de la corruption urbanistique sur l'île. L'année suivante, il condamne l'ancien conseiller municipal de Palma, chargé de l'Urbanisme, Javier Rodrigo de Santos pour abus sexuels sur mineur[4].

Il se présente à la présidence de l'Audience de Palma en — poste désigné par le Conseil général du pouvoir judiciaire — mais c'est son collègue Diego Gómez-Reino qui lui est préféré. Trois mois plus tard, il est désigné pour présider le Tribunal devant juger l'affaire Nóos dans laquelle sont mis en examen l'infante Cristina, son mari Iñaki Urdangarín ainsi que d'autres chefs d'entreprises et responsables politiques[5]. Il est cependant remplacé en suivant par le juge Castro Aragón afin d'être candidat aux élections générales de [6].

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Il est choisi par Podemos pour conduire la liste du parti à l'occasion des élections générales de dans la circonscription des îles Baléares[7],[8] et annonce que son « engagement contre la corruption est indiscutable »[9]. Sa liste recueille 111 628 voix et 23,07 % des suffrages exprimés ainsi que deux des huit sièges en jeu. Élu au Congrès des députés avec sa collègue Mae de la Concha, il est désigné porte-parole titulaire de la commission du Règlement[10], porte-parole adjoint à la commission de la Justice et président de la commission du Suivi et de l'Évaluation des accords du pacte de Tolède. Il est, en outre, membre suppléant de la députation permanente.

Il se représente lors des élections législatives anticipées de [11] et retrouve son siège au palais des Cortes. Il perd alors la présidence de la commission du pacte de Tolède et y devient simple porte-parole adjoint. Il est porte-parole adjoint de la commission pour la qualité démocratique et de lutte contre la corruption et de celle de la Coopération internationale pour le Développement. Proche d'Íñigo Errejón, il le soutient lors de la 2e assemblée citoyenne de Podemos de . La défaite de celui-ci face à Pablo Iglesias entraine une réorganisation du groupe parlementaire qui relègue Yllanes au second plan. Il ne conserve que le porte-parolat à la commission de la qualité démocratique et sa place de membre suppléant de la députation permanente. Il est le seul député de Podemos à rester assis sur son siège et ne pas montrer une pancarte demandant la libération de Jordi Sànchez et Jordi Cuixart, emprisonnés à la suite d'une manifestation pour le référendum d'indépendance de la Catalogne, lors de la séance plénière du [12].

Il est le candidat de Podemos lors des élections au Parlement des Baléares de .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Así es Juan Pedro Yllanes, el juez al que Monedero amenazó en el comedor del Congreso. », sur abc.es, (consulté le ).
  2. (es) « El imán de Fuengirola, condenado a quince meses de prisión por incitar a la violencia por razón de sexo. », sur abc.es, (consulté le ).
  3. (es) « Un juez puede manifestarse en defensa del medio ambiente. », sur diariodemallorca.es, (consulté le ).
  4. (es) « Condenado a 13 años por abuso de menores un ex edil del PP en Palma. », sur elpais.com, (consulté le ).
  5. (es) « Así es Juan Pedro Yllanes, el magistrado que juzgará a la infanta. », sur elmundo.es, (consulté le ).
  6. (es) « Podemos ficha al presidente del tribunal juzgador de la infanta Cristina e Iñaki Urdangarín. », sur publico.es, (consulté le ).
  7. (es) « Juan Pedro Yllanes, magistrado que iba a juzgar el caso Nóos, número uno de Podemos por Baleares. », sur europapress.es, (consulté le ).
  8. (es) Junte électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 977/2015, de 26 de octubre. », sur BOE.es, (consulté le ).
  9. (es) « El juez Yllanes: “Mi compromiso contra la corrupción es indiscutible”. », sur elpais.com, (consulté le ).
  10. (es) « Yllanes será el portavoz de la Comisión de Reglamento del Congreso. », sur mallorcadiario.com, (consulté le ).
  11. (es) Junte électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 184/2016, de 3 de mayo. », sur BOE.es, (consulté le ).
  12. (es) « El juez Yllanes, el único diputado de Podemos que no pidió la libertad de los ‘Jordis’. », sur elindependiente.com, (consulté le ).
  1. Portefeuille de la Mémoire historique ajouté le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site du Congrès des députés : XIe, XIIe législatures.