Juan Ignacio Zoido

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Juan Ignacio Zoido
Illustration.
Juan Ignacio Zoido, en .
Fonctions
Député aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 10 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Séville
Législature XIe, XIIe
Groupe politique Populaire
Ministre espagnol de l'Intérieur

(1 an, 7 mois et 3 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy II
Prédécesseur Jorge Fernández Díaz
Successeur Fernando Grande-Marlaska
Maire de Séville

(4 ans et 2 jours)
Coalition PP
Prédécesseur Alfredo Sánchez Monteseirín
Successeur Juan Espadas
Délégué du gouvernement en Andalousie
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur José Torres Hurtado
Successeur José Antonio Viera
Délégué du gouvernement en Castille-La Manche
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur Carlos Moro Moreno
Successeur Encarnación Naharro
Biographie
Nom de naissance Juan Ignacio Zoido Álvarez
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Montellano (Espagne)
Parti politique PP
Diplômé de université de Séville
Profession juge

Signature de

Juan Ignacio Zoido Juan Ignacio Zoido
Délégués du gouvernement en Castille-La Manche
Délégués du gouvernement en Andalousie
Maires de Séville
Ministres de l'Intérieur d'Espagne

Juan Ignacio Zoido Álvarez, né le à Montellano, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Il est maire de Séville entre 2011 et 2015. Élu député de la circonscription de Séville le , il est nommé ministre de l'Intérieur le dans le deuxième gouvernement de Mariano Rajoy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il perd son fils alors âgé de 17 ans dans un accident de voiture à Tolède en . En , alors qu'il assiste à la chapelle ardente de Gabriel — enlevé puis tué dans la province d'Almería quelques jours plus tôt —, la mère de l'enfant lui remet la chemise que Gabriel portait une semaine avant sa disparition. Les personnes présentes lors de ce moment indique que le ministre n'a pu retenir ses larmes.

Études de droit[modifier | modifier le code]

Malgré le fait qu'il soit né dans la province de Séville, il commence ses études de droit en 1975 à l'université d'Almería. Il termine cependant son cursus à l'université de Séville quatre ans plus tard, après quoi il accomplit son service militaire obligatoire.

Carrière dans la magistrature[modifier | modifier le code]

En 1983, après avoir réussi les concours de la magistrature, il devient juge au tribunal à juge unique de district de Arrecife, sur Lanzarote, dans les îles Canaries. Au bout d'un an, il est muté au tribunal à juge unique de première instance et d'instruction d'Utrera, une ville moyenne du sud de la province de Séville.

Accédant en 1987 au grade de magistrat, il est nommé juge de première instance et d'instruction à San Cristóbal de La Laguna, sur Tenerife, encore une fois dans les Canaries. Il retrouve le continent la même année, à un poste de juge aux affaires familiales à Séville. En 1989, il obtient un poste de juge pénal.

Il est élu en 1992 doyen des juges de Séville et intègre la chambre d'administration du tribunal supérieur de justice d'Andalousie (TSJA).

Passage par la haute administration[modifier | modifier le code]

À la suite de l'arrivée au pouvoir du Parti populaire lors des élections législatives anticipées du 3 mars 1996, Juan Ignacio Zoido est nommé directeur général des Relations avec l'administration judiciaire du ministère de la Justice[1].

Le PP ayant conservé le pouvoir aux élections du 12 mars 2000, il est choisi le 12 mai suivant pour être délégué du gouvernement en Castille-La Manche[2]. Le , il prend la succession de José Torres Hurtado, tête de liste aux élections municipales du à Grenade, en tant que délégué du gouvernement en Andalousie[3].

Chef de l'opposition municipale[modifier | modifier le code]

Il annonce en qu'il n'a pas l'intention d'être candidat au Congrès des députés, au Sénat et au Parlement d'Andalousie, renouvelés simultanément le 14 mars suivant[4]. Le suivant, alors que le PP a perdu les élections générales et régionale, il devient secrétaire général du Parti populaire d'Andalousie (PP-A) dont Javier Arenas retrouve la présidence[5].

Il est investi en tête de liste pour les élections municipales du à Séville, à la suite du refus de l'ancienne ministre de la Culture puis maire de la ville Soledad Becerril de se présenter à nouveau[6]. Il est en tête en voix le jour du scrutin, totalisant 128 776 suffrages, soit 41,84 %. Il fait élire quinze conseillers, autant que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du maire sortant Alfredo Sánchez Monteseirín, qui s'associe avec la Gauche unie (IU) afin d'exercer un mandat supplémentaire. Zoido devient, pour sa part, porte-parole du groupe PP au conseil municipal.

Lors de l'élection régionale du , il est en plus élu député de la province de Séville au Parlement d'Andalousie. Il y préside tout d'abord la commission de la Justice et de l'Administration publique, puis la commission de la Culture à partir de [7].

Maire de Séville[modifier | modifier le code]

À nouveau tête de liste aux élections municipales du , il remporte un succès net avec 166 040 voix en faveur de sa liste. Cela correspond à 49,3 % des suffrages et lui permet d'emporter 20 sièges sur 33 au conseil municipal. Seul le socialiste Manuel del Valle Arévalo, en 1983, était parvenu à obtenir une majorité absolue des sièges. Au mois de septembre suivant, il est élu président de la Fédération espagnole des villes et des provinces (FEMP), le socialiste Abel Caballero étant vice-président[8].

Dix mois plus tard, au cours de l'élection régionale du , il est réélu au Parlement andalou. Il est désigné président de la commission du statut du député et membre de la députation permanente[9]. L'échec du parti lors de ce scrutin conduit au renoncement de son président Javier Arenas. Ainsi, le 13 juillet, Zoido est investi président du PP-A en obtenant le soutien de 96,7 % des suffrages exprimés[10]. En conséquence, il démissionne de la FEMP dix jours plus tard, au profit du maire de Santander Íñigo de la Serna[11].

De plus en plus contesté[12], il décide finalement de renoncer à ses fonctions de président du PP-A en et convoque un congrès extraordinaire en vue d'assurer son remplacement[13]. Juan Manuel Moreno, secrétaire d'État à l'Égalité âgé de 43 ans, est élu pour lui succéder avec 98,5 % le [14].

Député puis ministre[modifier | modifier le code]

Au cours des élections municipales du , il perd sa majorité absolue avec 12 conseillers municipaux sur les 31 à pourvoir. Il est remplacé le par le socialiste Juan Espadas qu'il avait défait quatre ans plus tôt. Il postule alors au Congrès des députés lors des élections législatives du suivant dans la circonscription de Séville. Élu, il prend la présidence de la commission constitutionnelle. Après les élections législatives anticipées du , il est reconduit dans ses fonctions.

Le , Juan Ignacio Zoido est nommé à 59 ans ministre de l'Intérieur dans le second gouvernement minoritaire de Mariano Rajoy[15]. Le , il est réprouvé par le Congrès des députés pour sa gestion de l'accueil des réfugiés en Espagne[16].

Soutien inconditionnel de María Dolores de Cospedal et rival de Javier Arenas, il soutient la première dans le cadre du 19e congrès du Parti populaire. Après l'élimination de celle-ci, il intègre la liste de Pablo Casado et se fait élire membre du comité exécutif du PP. Le , Casado le désigne président du comité électoral national en remplacement d'Alicia Sánchez-Camacho qui avait soutenu Soraya Sáenz de Santamaría.

Député andalou[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections andalouses de , il est choisi pour mener la liste dans la circonscription de Séville[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Real Decreto 1194/1996, de 24 de mayo, por el que se nombra Director general de Relaciones con la Administración de Justicia a don Juan Ignacio Zoido Alvarez. », Bulletin officiel de l'État du
  2. (es) « Corrección de errores del Real Decreto 706/2000, de 12 de mayo, por el que se nombra Delegado del Gobierno en la Comunidad Autónoma de Castilla-La Mancha a don Juan Ignacio Zoido Álvarez. », Bulletin officiel de l'État du
  3. (es) « Real Decreto 923/2002, de 6 de septiembre, por el que se nombra Delegado del Gobierno en la Comunidad Autónoma de Andalucía a don Juan Ignacio Zoido Álvarez. », Bulletin officiel de l'État du
  4. (es) « Zoido descarta ir como candidato en las listas del Partido Popular », El País, le
  5. (es) « El PP refrenda hoy el relevo en la cúpula de su dirección con la elección de Arenas y Zoido », El País, le
  6. (es) « Arenas fracasa en el fichaje de Becerril y recurre a su 'número dos' como candidato en Sevilla », El País, le
  7. (es) « Zoido Álvarez, Juan Ignacio », fiche biographique de la VIIIe législature, site du Parlement d'Andalousie
  8. (es) « PP y PSOE pactan una lista única en la FEMP para evitar "enfrentamientos" », El País, le
  9. (es) « Zoido Álvarez, Juan Ignacio », fiche biographique de la IXe législature, site du Parlement d'Andalousie
  10. (es) « La crisis nubla el ascenso de Zoido », El País, le
  11. (es) « Íñigo de la Serna sustituirá a Zoido como presidente de la FEMP », ABC, le
  12. (es) « El líder del PP andaluz sigue en caída libre », El País, le
  13. (es) « El PP precipita la elección de su candidato para “los próximos días” », El País, le
  14. (es) « Moreno abre un nueva página en el PP », El País, le
  15. (es) Présidence du gouvernement, « Real Decreto 417/2016, de 3 de noviembre, por el que se nombran Ministros del Gobierno. », sur boe.es/, (consulté le 6 novembre 2016).
  16. (es) « El Congreso reprueba a Zoido y Dastis por incumplir la cuota de acogida de refugiados. », sur La Vanguardia, (consulté le 25 octobre 2017).
  17. (es) « Zoido será el número uno del Partido Popular por Sevilla a las elecciones en Andalucía 2018. », sur abc.es, (consulté le 26 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site du Congrès des députés : XIe, XIIe législatures.