Juan Caramuel y Lobkowitz

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Juan Caramuel y Lobkowitz

Jean Caramuel y Lobkowitz, prélat espagnol, né à Madrid le , mort le , appartenait à l'ordre de Cîteaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à Salamanque et à Alcala puis entre dans l'ordre de Citeaux. Il devient successivement abbé de Melros (Écosse), de Dissembourg et évêque de Missy[Où ?].

Envoyé par le roi d'Espagne en qualité d'agent auprès de l'empereur Ferdinand III du Saint-Empire, il réussit tellement à plaire à ce souverain que celui-ci lui donne deux abbayes, l'une à Vienne, l'autre étant le cloître d’Emmaüs à Prague[1]. Se trouvant dans cette dernière ville en 1648, lorsque les Suédois l'assiégeaient, il se met à la tête d'une compagnie d'ecclésiastiques et contribue à repousser l'ennemi. Intendant des fortifications et ingénieur en Bohême, il reçoit en récompense les évêchés de Kœniggraetz et de Campana.

Archevêque d'Otrante, il devint en 1673 évêque de Vigevano.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Mathesis nova, 1670

Il a composé une foule d'ouvrages dont :

  • Grammaire cabalistique, (1642) ;
  • Grammaire audacieuse, (1654) ;
  • Sublilissimus : dans ce dernier, il tente de lever les difficultés de la théologie et de la métaphysique.
  • Mathesis Biceps en 1670 : étude raisonnée des numérations non décimales. Deux pages et demi consacrées au système binaire
  • Leptoptatos latine subtilissimus, 1681
  • Arquitectura civil recta y oblicua..., Vigevano, C. Corrado, 1678[-1679]. Voir le site "Architectura" du Centre d'études supérieures de la Renaissance à Tours, http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Caramuel1678.asp?param='

En morale, il adopta le probabilisme, ce qui l'exposa à de vives critiques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.458

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Juan Caramuel y Lobkowitz » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)

Liens externes[modifier | modifier le code]