Juan Bautista Gill

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Juan Bautista Gill
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Fonction
Président du Paraguay
Biographie
Naissance
Décès
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AsuncionVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Juan Bautista Gill García (Juan Bautista Garcia del Barrio Gill), né le à Asuncion et mort le est un homme d'État paraguayen et président du Paraguay du au . Il est le petit-fils de Don Juan Miguel Gill, l'un des fondateurs et membres du Cabildo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se fixe à Buenos Aires pour poursuivre ses études secondaires et engager une formation médicale qu'il ne mènera pas à terme. Il retourne au Paraguay en 1863 alors que sévit la guerre de la Triple Alliance. Il s'engage dans le service de santé des armées paraguayennes, mais est fait prisonnier en . Il est libéré par les alliées sous condition de ne pas les combattre.

Le , Gill participe à une réunion organisée par Don Serapio Machain afin de proposer aux forces d'occupation alliées l'instauration d'un gouvernement provisoire. Parmi les participants figuraient : Jose Segundo Decoud, Cayo Miltos, Carlos Loizaga, Juan A. Jara et Salvador Jovellanos. Gill est nommé ministre des finances et président du Sénat. Il est accusé de détournement de fonds et le Sénat le révoque. Mais l'époque est troublée et l'actuel président, Rivarola, dissout le Congrès. Étant l'un des instigateurs de ce coup d'État, il retrouve son poste au ministère des finances.

Il devient président de la République du Paraguay le . Son cousin, Higinio Uriarte Garcia del Barrio est vice-président et son gouvernement comprend des personnalités qui vont compter dans les années futures : Bernardino Caballero, Benjamin Aceval, Patricio Escobar, Facundo Machaín.

En , il signe avec l'Argentine un traité de paix, de commerce et de navigation qui fixe également les nouvelles frontières : le Paraguay perd la province de Misiones au sud du fleuve Parana, certaines îles situées sur le fleuve ainsi que le territoire entre les rivières Pilcomayo et Bermejo.

Sur le plan intérieur, il fait adopter le Code civil sur le modèle argentin et la loi sur le monopole du tabac. Une émeute éclate à Caacupé en dirigée par le général Serrano, son ancien ministre de l'Intérieur. L'insurrection est soutenue par des forces brésiliennes, mais est réprimée et cause la mort de Serrano et d'autres rebelles.

Le gouvernement de Gill doit faire face à un mécontentement général dû aux échecs économiques. Les conspirations se succèdent dans un climat de confusion générale. Le le président Gill se déplace en compagnie de ses deux officiers de haut rang, empruntant la rue Villarrica (actuelle rue président Franco). En traversant la Independencia Nacional, il est abattu et meurt sur le coup.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]