Joyaux de la Couronne iranienne

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Joyaux de la Couronne iranienne
Format
Comprend
Samarian spinel (en)
Noor-ul-Ain (en)
Daria-e nour
Couronne des Pahlavi
Golden Belt (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays

Les joyaux de la Couronne iranienne appelés aussi joyaux de la Couronne impériale de Perse sont une des collections de joaillerie les plus importantes, les plus grandes et les plus diversifiées au monde.

La collection se compose d'un ensemble de couronnes et de trônes, d'une trentaine de tiares, de nombreuses aigrettes, d'épées et de boucliers recouverts de joyaux, de nombreuses pierres précieuses non-montées qui ont été rassemblées par les chahs (rois et empereurs) d'Iran au cours de l'histoire de l'Iran. La quasi-totalité des objets présents dans cette collection ont néanmoins été acquis par les rois de la dynastie safavide qui a régné en Perse entre 1502 et 1736.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après l'invasion afghane en 1719, Ispahan, la capitale safavide est mise à sac et de nombreux bijoux disparaissent. Une campagne de reconquête est lancée par Nader Chah Afchar en 1729, reconquête qui sera poussée jusqu'à Delhi pour récupérer une partie des trésors iraniens qui étaient arrivés aux mains des empereurs Moghols. En 1738, Nader Shah prend puis pille Delhi, rapportant de nombreux joyaux en Perse. C'est à cette occasion que le diamant appelé Koh-i Nor (le plus grand diamant taillé du monde) est conquis.

Les joyaux de la Couronne iranienne ont été en partie utilisés par le dernier chah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi au cours de cérémonies officielles et de visites d'État.

La valeur des joyaux de la Couronne iranienne est tellement importante que ceux-ci servent de réserve à la monnaie iranienne. Ils ont été enfermés pendant des siècles jusqu'à ce qu'ils soient exposés au public dans les coffres de la Banque centrale d'Iran au cours du règne de Mohammad Reza Pahlavi. C'est également le dernier chah d'Iran qui a décrété que ces joyaux seraient la propriété de l'État iranien et non de la famille impériale.

Bien que l'Iran soit maintenant une République islamique, la monarchie ayant été renversée en 1979, les Joyaux de la Couronne impériale sont encore exposés à la Banque centrale iranienne à Téhéran. Plusieurs sources ont fait remarquer que les Joyaux de la Couronne servent à soutenir le cours de la devise iranienne.

Description[modifier | modifier le code]

L'ensemble comprend :

  • un globe serti de pierreries (environ 35 kg d'or et 51 000 pierres, essentiellement rubis, émeraudes et diamants)
  • la couronne des Pahlavi
  • le diamant Daria-e nour
  • la couronne des Kiani
  • un diadème d'émeraude et de diamant
  • l'épée royale
  • le diadème Noor-ol-Ain
  • le diadème de l'Impératrice Farah
  • la couronne de l'Impératrice
  • un collier d'émeraude et de diamant
  • l'épée de Fath Ali Shah Qajar
  • le trône Naderi
  • le trône du Paon, sur lequel fut un temps monté le diamant Koh-i Nûr.
  • la masse royale d'Iran
  • un collier de diamant et de platine
  • une broche de saphir et de diamant
  • l'épée de Nader Shah
  • les épaulettes et les épées de turquoise
  • le bouclier de Nader Shah
  • des perles et un collier d'émeraude
  • des anneaux, etc.

Galerie de photos des joyaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) V.B Meen, et A.D. Tushingham, Crown jewels of Iran, University of Toronto Press, Toronto, 1968, 159 p. (ISBN 0-8020-1519-0)
  • (fr) Anonyme, Les Joyaux de la Couronne, Bank Markazi Iran, Théhéran, 1971.
  • (en) A. Malecka, The Mystery of the Nur al-Ayn diamond, Gems&Jewellery 23 /7 (2014), 20-22.
  • (en) A. Malecka, "Daryā-ye Nur: History and Myth of a Crown Jewel of Iran", Iranian Studies vol. 51 (2018), https://dx.doi.org/10.1080/00210862.2017.1362952

Liens externes[modifier | modifier le code]