Jouy-le-Potier

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Jouy-le-Potier
Château de Villefallier, façade nord.
Château de Villefallier, façade nord.
Blason de Jouy-le-Potier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Beaugency
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ardoux
Maire
Mandat
Gilles Billiot
2014-2020
Code postal 45370
Code commune 45175
Démographie
Gentilé Joviciens[1]
Population
municipale
1 319 hab. (2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 11″ N 1° 48′ 37″ E / 47.752944, 1.81034147° 45′ 11″ Nord 1° 48′ 37″ Est / 47.752944, 1.810341
Altitude Min. 94 m – Max. 119 m
Superficie 50,4 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jouy-le-potier.fr

Jouy-le-Potier est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Jouy-le-Potier et des communes limitrophes

La commune de Jouy-le-Potier se trouve dans le quadrant sud-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de la Sologne[2] et l'aire urbaine d'Orléans[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 18,8 km d'Orléans[4], préfecture du département, et à 9,2 km de Cléry-Saint-André, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de La Ferté-Saint-Aubin[3] dont elle est éloignée de 10,1 km[5].

Les communes les plus proches sont : Ardon (5,9 km), Ligny-le-Ribault (7,4 km), Mézières-lez-Cléry (7,9 km), Dry (9,1 km), Lailly-en-Val (9,1 km), Cléry-Saint-André (9,2 km), La Ferté-Saint-Aubin (10,1 km), Mareau-aux-Prés (11,1 km), Meung-sur-Loire (12,4 km) et Baule (12,5 km)[6].

Rose des vents Dry Cléry-Saint-André Mézières-lez-Cléry Rose des vents
Lailly-en-Val N Ardon
O    JOUY-LE-POTIER    E
S
Lailly-en-Val Ligny-le-Ribault La Ferté-Saint-Aubin

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cendray ; Villefallier ; Les Charnais ; le petit Villefalier ; Montour.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une gare des tramways de Sologne exploitée par la compagnie des tramways du Loiret a été située dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jouy-le-Potier

Les armes de Jouy-le-Potier se blasonnent ainsi :

d'azur au chêne arraché englanté de sinople° et fûté de sable°, accosté de deux pots antiques au naturel, à la tierce ondée d'argent en pointe, au chef cousu de gueules chargé de deux poules d'eau affrontées aussi de sable° accostant un rencontre de cerf d'or brochant sur le trait du chef [7].

* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives ( Chêne et Poules d'eau: émail sur émail).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune prescrit l'élaboration d'un plan d'occupation des sols en janvier 1984. Le document est approuvé en février 1991 puis modifié à de multiples reprises et révisé en février 2005[8].

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite loi SRU, complétée par la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, marque une évolution de la planification urbaine en créant notamment les plans locaux d’urbanisme (PLU), vecteurs de projets de territoire, appelés à se substituer progressivement aux plans d’occupation des sols. Le PLU contient deux éléments nouveaux par rapport au POS : le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), qui exprime le projet de la ville par des orientations générales en matière d'urbanisme, de développement, d'équipement et de préservation de l'environnement et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) qui correspondent à des zooms qui peuvent porter sur des quartiers ou secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager, ou sur l'aménagement d'un espace public, etc. Dans ce cadre le conseil municipal prescrit la révision du Plan d’occupation des sols et sa transformation en plan local d'urbanisme le 7 septembre 2007. Après l'enquête publique qui se déroule en mai 2011, le document est approuvé le 9 décembre 2011[8],[9].

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Pays Sologne Val-sud, qui regroupe 29 des communes de la Sologne du Loiret. Ce pays impose un certain nombre de contraintes, que les documents d’urbanisme doivent respecter en étant compatibles avec les documents d’orientations du Pays. Le pays a notamment élaboré une charte architecturale et paysagère en 2005[10].

En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val Sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche d'élaboration de SCOT. Le comité syndical du Pays Sologne Val Sud se prononce majoritairement en mars 2013 pour prendre la compétence SCoT dans ses statuts. Les quatre communautés de communes qui composent le Pays délibèrent en avril et mai 2013 pour confier l'élaboration, la gestion et le suivi du SCoT au Pays Sologne Val Sud[11]. Les compétences sont modifiées en ce sens en juin 2013[12], le périmètre du SCoT est arrêté par le préfet le 10 octobre 2013. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[13].

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Jouy-le-Potier (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par quatre routes départementales qui rayonnent à partir du bourg : deux routes à trafic modéré (les RD 15 et 103) et deux routes à faible trafic[Note 1] (les RD 18 et 7).

La RD 15 , qui relie Olivet à Ligny-le-Ribault, supporte 3 296 véhicules/jour et la RD 103, qui relie le bourg à Lailly-en-Val, supporte 2 052 véhicules/jour[14]. La RD 18 (920 véhicules/jour) relie Meung-sur-Loire à La Ferté-Saint-Aubin[14] et la RD 7 (396 véhicules/jour) relie le bourg à Vienne-en-Val[14].

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 19 de transports par autocar du réseau Ulys du Conseil départemental du Loiret qui relie Saint-Laurent-Nouan - Lailly-en-Val à Orléans via Cléry-Saint-André. Cette ligne propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine[15]. Des correspondances SNCF sont assurées à la gare d'Orléans et TAO et Transbeauce à la Gare routière d'Orléans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Joui acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[16] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[17]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[18].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[19].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Joui était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[20],[21].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Joui est alors incluse dans le canton de Lailli, le district de Beaugency et le département du Loiret[22].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[23]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[24]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[25]. L'acte II intervient en 2003-2006[26], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Jouy-le-Potier aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Beaugency 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Beaugency de 1790 à 1795[19],[22]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[27].
Canton Lailli 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Joui est rattachée au canton de Lailli[28],[19]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[27]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[29]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
La Ferté-Saint-Aubin 1801-1820 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[30]. Joui est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de La-Ferté-Saint-Aubin, sous le nom de Jouy-le-Pothier[31],[19].
Notre-Dame-de-Cléry 1820-2015 En 1820, la commune est rattachée au canton de Notre-Dame-de-Cléry], un canton issu de la division de l'ancien canton de La-Ferté-Saint-Aubin[32].
Beaugency 2015- Électorale La loi du [33] et ses décrets d'application publiés en février et [34] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Beaugency[34]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[35].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Jouy-le-Pothier est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[19],[31].
Circonscription législative 1re circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[36],[37]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[38]. La réforme n'affecte pas Jouy-le-Potier qui reste rattachée à la première circonscription[39].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Cléry-Saint-André est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[40], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes du Val d'Ardoux depuis sa création le , une intercommunalité issue de la transformation en communauté de communes de l'ancien SIVOM de la région de Cléry-Saint-André, créé en décembre 1964[41].


Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Cléry-Saint-André et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Cléry-Saint-André Maire Gérard Corgnac 2014 2020
Communauté de communes du Val d'Ardoux Président de l'intercommunalité Bertrand Hauchecorne 2014 2020
Département Départementales Canton de Beaugency Conseillère départementale Shiva Chauvière 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Claude Boissay
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[42] 2021[43]
Pays Législatives 1re circonscription Député Olivier Carré

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Cléry-Saint-André, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[44], pour un mandat de six ans renouvelable[45]. Il est composé de 23 membres [46]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Gérard Corgnac est maire depuis 2014.

Trois familles ont donné au moins deux maires à la commune : la famille Thomas au XIXe siècle (avec Jean et François), durant une période de 16 ans ; la famille Garnon aux XIXe siècle et XXe siècle (avec Sylvain et Arthur), durant une période de 11 ans ; la famille De Basonniere aux XIXe siècle et XXe siècle (avec Eugène, Ernest et Henri), durant une période de 86 ans.

Liste des maires successifs [47]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Lambert    
1791 1802 Tierceau    
1802 1805 Robin    
1805 1815 Jean Thomas    
1815 1827 François Delange    
1827 1830 Alphonse Morogues (de)    
1830 1836 François Thomas    
1836 1841 Laurent Chevallier    
1841 1848 Eugène Basonniere (de)    
1848 1863 Jacques Mousset    
1863 1870 Sylvain Garnon    
1870 1908 Ernest de Basonniere    
1908 1912 Arthur Garnon    
1912 1953 Henri de Basonnniere    
1953 1956 Henri Herpeux    
1956 1971 Lucien Laudin    
1971 1983 Marcel Garnier    
1983 1995 Yves Hogrel    
1995 2001 Guy Boitel    
2001 2014 Gilles Billiot    
mars 2014 en cours Gille Billiot[48]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Jouy-le-Potier.

En 2013, la commune comptait 1 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 452 507 561 610 617 564 648 641
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688 700 744 776 782 764 807 823 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
852 847 830 731 769 718 696 651 659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
630 551 638 856 1 187 1 325 1 351 1 339 1 316
2013 - - - - - - - -
1 319 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Potier est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans sud-ouest. La commune possède une école maternelle et une école primaire (Les Raboliots)[51].

Économie[modifier | modifier le code]

Le marché se tient chaque mercredi matin, sur la place de l'Église.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges d'une tuilerie et son four à brique du XIXe siècle au lieu-dit Cendray[A 1]
  • L’église Saint-Pierre inscrite depuis 1935 à l'inventaire des Monuments historiques[A 2] dont le porche roman du XIIe siècle est surmonté d'une petite tête à l'effigie de Jupiter[52]. Elle contient plusieurs œuvres (tableaux, plaques funéraires ou commémoratives, fonts baptismaux) classés Monuments historiques à titre d'objet ;
  • Le château du Lude inscrit le 19 novembre 2002 à l'inventaire des Monuments historiques[A 3] ;
  • Les châteaux de de Villefallier édifié de 1875 à 1879 selon les plans de l'architecte Jules de La Morandière[A 4] ; de Vignelle datant de 1885[A 5] ; de Montour du XIXe siècle[A 6] ; de Cendray du XVIIIe siècle restauré en 1853[A 7] ;
  • Une croix monumentale du XIXe siècle[A 8] ;
  • La grange aux Dîmes du XVIIIe siècle[A 9].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[53],[54]. Deux sites Natura 2000 sont présents sur le territoire communal de Jouy-le-Potier[INPN 1] : « Nord-ouest Sologne » et « Sologne »

Le site « Nord-ouest Sologne » a été désigné site d'importance communautaire par arrêté du 13 avril 2007[55] et est codée FR2400556. Elle se localise dans la partie ouest de la commune[56]. D'une superficie totale de 1 337 ha, concerne trois communes : Dry, Lailly-en-Val et Jouy-le-Potier. Le site regroupe un ensemble d'habitats typiques de la Sologne du nord et de l'ouest. On observe des boisements à chêne tauzin dont les stations sont en limite nord-est de répartition, des mares nombreuses pour partie oligotrophes, pour partie eutrophes, y compris des dépressions tourbeuses à hottonie des marais (protégée sur le plan régional), divers types de landes sèches dont des formations à lichens sur sables secs, des landes humides en particulier à bruyère quaternée et des boisements à chêne pédonculé sur molinie.

La « Sologne » a été désignée site d'importance communautaire par arrêté du 26 octobre 2009[57] et est codée FR2402001. Elle se localise dans la partie centre et sud de la commune et se superpose au site « Nord-ouest Sologne »[58]. D'une superficie totale de 346 184 ha,elle constitue une vaste étendue émaillée d'étangs, située en totalité sur les formations sédimentaires du burdigalien. L'agriculture est en recul et on observe une fermeture des milieux naturels (landes). Plusieurs ensembles naturels de caractère différent se distinguent sur ce site[INPN 2] :

  • la Sologne des étangs ou Sologne centrale, qui recèle plus de la moitié des étangs de la région ; les sols sont un peu moins acides que dans le reste du pays ;
  • la Sologne sèche ou Sologne du Cher, qui se caractérise par une plus grande proportion de landes sèches à bruyère cendrée, callune et Hélianthème faux-alysson ;
  • la Sologne maraîchère, qui abrite encore une agriculture active et possède quelques grands étangs en milieu forestier ;
  • la Sologne du Loiret, au nord, qui repose en partie sur des terrasses alluviales de la Loire issues du remaniement du soubassement burdigalien, ensemble auquel appartient la commune de Jouy-le-Potier.

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Jouy-le-Potier comprend une ZNIEFF[INPN 3].

Désignation Type Superficie Description Carte
« Étang de Chevenelles » type 1[Note 4] 3,85 hectares L'étang de Chevenelles est situé à moins d'une dizaine de kilomètres au sud d'Orléans[DREAL 1]. Son altitude varie entre 106 et 106 m[INPN 4]. Cet étang présente une flore aquatique intéressante avec la présence de deux potamots peu communs, le potamot à feuilles capillaires[INPN 5] (Potamogeton trichoides) et le Potamot à feuilles de graminées[INPN 6] (Potamogeton gramineus). Ces espèces bien que régulières en Brenne le sont nettement moins en Sologne, où seulement une dizaine de communes les accueillent. L'étang présente aussi de belles étendues de gazons amphibies au sein desquels il est possible d'observer la jussie des marais (Ludwigia palustris) ou la renouée naine[INPN 7] (Polygonum minus)[INPN 8].
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à 1 500 véhicules/jour.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Base Mérimée du Ministère de la Culture[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 1er juin 2010)
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 27 juillet 2015)
  3. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 27 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Jouy-le-Potier" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  5. « Orthodromie entre "Jouy-le-Potier" et "La Ferté-Saint-Aubin" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Jouy-le-Potier », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  7. « Le blason de Jouy-le-Potier », sur www.gaso.fr (consulté le 1er juin 2010)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]