Journal des Dames

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Journal des Dames
Nouveau Journal des Dames ; Mélanges littéraires ou Journal des Dames
Image illustrative de l’article Journal des Dames
Couverture du Journal des Dames, janvier 1774

Pays France
Zone de diffusion France
Langue français
Périodicité mensuelle
Format in-8°, 90 x 165
Genre Mélanges littéraires
Fondateur Charles Thorel de Campigneulles
Date de fondation janvier 1759
Date du dernier numéro juin 1778
Ville d’édition La Haye ; Paris

OCLC 183339003

Le Journal des Dames, est un périodique créé en janvier 1759 par Charles Thorel de Campigneulles et disparu en juin 1778[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le plan du Journal des Dames était de publier des pièces fugitives en vers et en prose, faire connaitre les livres nouveaux avec des extraits plus ou moins étendus, annoncer les spectacles et publier quelques avis, en y joignant le compte rendu de tout ce qui était fait en littérature par et pour les dames. Il devait toujours être sous le nom d’une femme.

Historique[modifier | modifier le code]

Commencé en janvier 1759, par Thorel de Campigneulles, le Journal des Dames eut successivement pour rédacteurs Relongue de La Louptière, madame de Beaumer ; Mathon de La Cour et Sautreau de Marsy, qui le reprirent alors qu’il n’avait plus que sept abonnés[2] Madame de Maisonneuve, qui présenta au roi le volume d’avril 1765, d’où elle prenait prétexte pour faire appel aux meilleurs écrivains de la nation, leur faisant entrevoir « la récompense la plus glorieuse pour des Français, celle de mériter les regards de leur maître[2] » ; Durosoy imposée par Malesherbes d’avril-septembre 1762 pour des raisons de conflit avec la censure ; la baronne de Prinzen, future Madame de Montenclos, fort entichée de la manie de faire des vers, et qui remplissait le journal de ses productions ; Mercier, et enfin, au commencement de 1777, Dorat.

Lié avec Fréron et encensé par L'Année littéraire, l’écrivain polygraphe Dorat, non content d’avoir ce journal à ses ordres, voulut avoir un journal en titre. En dépit des remontrances de ses amis, qui lui reprochaient de renoncer au théâtre pour se lancer dans la critique, Dorat se lança dans cette entreprise qui constituait une spéculation de finance qui devait ajouter 6 000 livres de rente aux 4 000 qu’il avait déjà de son patrimoine. Dorat fut très convenable[2]. Il sut se concilier tous les suffrages dans ses fonctions : « Le ton qu’il prit, dit Querlon, ne ressemblait en aucune manière à celui de certains journalistes, périodistes, feuillistes, etc. il ne fut ni rogue, ni fier, ni dur, ni tranchant ; il ne se soulevait point de toute la hauteur de son âme contre certains ouvrages qui pouvaient ne pas lui plaire. [Il] avait annoncé dans son Prospectus, « des observations plutôt que des censures, des éloges vrais, de la politesse dans les critiques, surtout la plus exacte impartialité. » II tient parole[3]. »

Les reliquats du Journal des Dames furent achetées par Panckoucke au profit du Mercure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques-François Valade, L’Esprit des journaux français et étrangers, t. 469, Paris, Valade, , 300 p. (lire en ligne), p. 236.
  2. a b et c Louis Eugène Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française : Catalogue systématique et raisonné de tous les écrits périodiques de quelque valeur publiés ou ayant circulé en France depuis l’origine du journal jusqu’à nos jours, Paris, Firmin-Didot, , 660 p. (lire en ligne), p. 49-50.
  3. Meusnier de Querlon, Mercure de France : par une société de gens de lettres, Amsterdam, Marc-Michel Rey, mars 1777 numéro 4 (lire en ligne), p. 235-6.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis Eugène Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française : Catalogue systématique et raisonné de tous les écrits périodiques de quelque valeur publiés ou ayant circulé en France depuis l’origine du journal jusqu’à nos jours, Paris, Firmin-Didot, , 660 p. (lire en ligne), p. 49-50.
  • Jacques-François Valade, L’Esprit des journaux français et étrangers, t. 469, Paris, Valade, , 300 p. (lire en ligne), p. 236.

Liens externes[modifier | modifier le code]