Joudes

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Joudes
Joudes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Louhannaise Intercom'
Maire
Mandat
Stéphane Baltes
2020-2026
Code postal 71480
Code commune 71243
Démographie
Population
municipale
374 hab. (2018 en diminution de 5,08 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 07″ nord, 5° 21′ 34″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 441 m
Superficie 11,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Amour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cuiseaux
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Joudes
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Joudes

Joudes est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté

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Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Joudes se situe en limite de deux régions naturelles bien démarquées de par leurs géologies, leurs paysages et leurs reliefs. À l'est se trouve le Revermont, qui représente le premier chaînon du massif du Jura ; à l'ouest se trouve la plaine vallonnée de la Bresse. Le village même de Joudes ainsi que son hameau le plus important, Marciat, sont bâtis sur la partie jurassienne de la commune qui représente environ un tiers de la superficie de celle-ci. L'altitude oscille entre 225 et 445 m. À l'ouest, la plaine de Bresse forme un paysage vallonné où la présence d'eau a permis l'établissement de nombreux hameaux. Une grande partie de cette plaine est couverte de forêt. Joudes, avec les communes voisines de Champagnat et Cuiseaux, sont les seules communes de Bourgogne dont une partie de leur territoire se situe sur le massif jurassien.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Joudes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,7 %), prairies (36,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,8 %), terres arables (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %), zones urbanisées (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le secteur jurassien[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé en majorité de calcaires et de marnes du Jurassique inférieur et moyen. Les terrains les plus anciens sont représentés par des marnes argileuses du Pliensbachien (Jurassique inférieur, - 180 millions d'années) au lieu-dit la Condemine et au nord du château des Charmeilles. Au-dessus de ces couches riches en fossiles de bélemnites, se trouvent les marno-calcaires du Toarcien, où abondent les restes fossilisés des mers jurassiques (ammonites, gastéropodes, bélemnites). De bons affleurements étaient visibles par le passé aux Teppes de Soupas, au nord-est de la commune.

Surmontant ces marnes à la couleur bleue caractéristique, on découvre l'épaisse série de calcaire jaune de l'Aalénien et du Bajocien. Des carrières de petite taille sont encore bien visibles au-dessus du hameau de Cherand. L'église et bon nombre de vieilles demeures du village sont construites en pierres jaunes calcaires issues de ces excavations. On retrouve les couches du Jurassique moyen en limite de la zone de contact avec les terrains tertiaires de la Bresse dans une zone comprise entre le lieu-dit le Chevreuil et le Machin avec des calcaires marneux du Callovien très fossilifères.

En se dirigeant vers le nord, des calcaires gris et blancs datant du Jurassique supérieur (Oxfordien supérieur, -140 millions d'années) affleurent à proximité de Marciat avec de nombreuses failles. Cette bande de calcaire nous amène à l’extrême nord de la commune, où affleurent dans un synclinal crétacé des sables calcaires riches en nodules siliceux. Le Crétacé est particulièrement bien représenté sur la commune de Cuiseaux où l'on peut y découvrir un des rares affleurements de craie dans ce secteur du Jura (avec Lains à côté de Saint-Julien-sur-Suran).

Les phénomènes karstiques liés à la présence de calcaire sont visibles en différents points de la commune : source de la Rochette, perte du ruisseau des Condemines, dolines à la Ratte Passée, etc.

Le secteur bressan[modifier | modifier le code]

La ligne de partage entre les terrains bressans et jurassiens passe par les hameaux de la Sablière, le Chevreuil, le Machin et au nord le lieu-dit Gratte-Loup. Dans cette étroite zone de contact se trouvent des vestiges des terrains oligocènes et miocènes très intéressants car ils correspondent à l'époque où Bresse et Jura se sont définitivement différenciés en raison de l'effondrement de plus de 1 000 m des terrains jurassiques sous la Bresse. L'Oligocène est bien visible au hameau du Chevreuil sous forme d'un conglomérat rose contenant des éléments calcaires jurassiens. Le Miocène est quant à lui représenté par des sables calcaires contenant quelques quartz (ancienne carrière dite de la Sablière).

À l'ouest immédiat de ces affleurements apparaissent les marnes et les sables du Tertiaire bressan. Ces terrains sont datés du Pliocène (3 millions d'années). Dans le détail, ces terrains sont d'une extrême variabilité mais on peut considérer sur la commune deux grands faciès : les sables dits « de Condal » et les marnes de Bresse.

Les sables de Condal sont bien visibles à la carrière de Rozière, ce sont des sables fins d'origine fluvio-lacustre. On les retrouve au lieu-dit la Laveratière, au Bourg-Neuf et à Rozière. Les marnes de Bresse sont des marnes de couleur variable (gris bleu à jaune), enrichies de graviers calcaires à l'approche de la corniche jurassienne, très imperméables, ce qui explique les nombreux cours d'eau sur cette zone. Ces marnes sont bien visibles en forêt de Trechaux. À noter que c'est dans ces marnes qu'une étude minière avait été réalisée à la fin du XIXe siècle au lieu-dit le Fond du Bief pour extraire de ces couches du kaolin. Le caractère limité de ce gisement n'a pas permis d'envisager plus sérieusement une quelconque exploitation.

Climat[modifier | modifier le code]

Sous un climat de type tempéré, la commune est soumise aux influences océanique et continentale. Les précipitations sont abondantes avec 1 200 mm par an, ceci est en grande partie dû au relief du Jura barrant les fronts pluvieux venant de l'ouest. Le caractère continental du climat est surtout visible dans les valeurs extrêmes, fortes gelées en hiver et vent du Nord glacial (« la bise »), jours de fortes chaleurs en été. À noter une influence méditerranéenne non négligeable notamment en ce qui concerne les fortes précipitations orageuses rencontrées en septembre et octobre certaines années.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village de Joudes provient du comte de Jelde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, Joudes, localité du département de Saône-et-Loire relevant depuis 1801 du diocèse d'Autun, dépendit du diocèse de Saint-Claude (érigé en 1742).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Marcel Bouchard    
1996 mars 2014 Jean-Claude Martinet    
mars 2014 en cours Stéphane Baltes SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2018, la commune comptait 374 habitants[Note 3], en diminution de 5,08 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477578504536556569618586574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560552570508528575557548527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506490490413405391377383377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
348309355410409407411412412
2013 2018 - - - - - - -
394374-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, bâtie par les moines de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny et dont la partie la plus ancienne, du XIe siècle, sert de soubassement au clocher[12]. Cet édifice au portail protégé par un auvent (supporté par deux colonnes frustes) dispose d'un chœur polygonal s'épanouissant sur une nef plafonnée à la française. Quant aux rosaces quadrilobées qui éclairent le chevet, elles portent encore leurs verrières anciennes, représentant l'une le Christ en croix (à gauche) et l'autre Dieu le Père entouré d'anges musiciens (à droite), avec la date de 1613[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Amour », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 16 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 16 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. J.-C. Martin, Une église au pays de Cuiseaux, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 46 (été 1981), pp. 7-8.
  13. Source : Raymond Oursel, Le pays de Cuiseaux, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 10 (juin 1971), pp. 17-20.