Josué Pierre-Louis

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Josué Pierre-Louis
Illustration.
Fonctions
Coordonnateur Général de l’Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH), avec rang de Ministre
En fonction depuis le
(7 ans, 11 mois et 10 jours)
Président d'Inite

(9 mois et 17 jours)
Élection
Prédécesseur Jude Célestin
Successeur René Magloire
Secrétaire général de la Présidence
Président Michel Martelly
Ministre de la Justice
Président Michel Martelly
Gouvernement Garry Conille
Prédécesseur Jean-Max Bellerive
Successeur Garry Conille
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Petit-Goâve (Haïti)
Parti politique Inite
Profession Juriste

Josué Pierre-Louis

Josué Pierre-Louis, né le à Petit-Goâve, est un haut fonctionnaire haïtien. Il a été envoyé extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti auprès de l’Union européenne[1] (UE) et auprès du royaume de Belgique[2], auprès du royaume des Pays-Bas, auprès du grand-duché de Luxembourg.

Mais à la suite d’un scandale sexuel dans lequel il a été accusé de viol, la Belgique l’a déclaré persona non grata et a refusé son accreditation.

Il a été fonctionnaire de l’Organisation des Nations unies (ONU), consultant auprès de l’Agence américaine pour le développement (USAID – Projustice), consultant auprès de la LTL STRATEGIES (USAID).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Josué Pierre-Louis a fait l’essentiel de sa carrière professionnelle dans la magistrature, l’administration publique et l’enseignement supérieur : successivement il fut substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Petit-Goâve (1995), substitut du Commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince (1999), substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance des Gonaïves chargé de l’organisation du procès de Raboteau (2000), puis commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince (2001), substitut du commissaire du gouvernement près la Cour d’appel de Port-au-Prince (2004) et juge à la Cour d’appel de Port-au-Prince (2005).

Après avoir rempli les fonctions de directeur régional du Bureau des affaires sociales du Sud-Ouest (1994), de directeur des études à l’École de la Magistrature (1999), de directeur général de l’École de la magistrature (2002) et de directeur général du ministère de la justice et de la sécurité publique (2006), le Président de la République le nomme successivement son conseiller spécial (2011), puis Ministre de la Justice et de la sécurité publique (2011)[3], secrétaire général de la présidence (2012) et président du Conseil électoral permanent (2012). Puis, Secrétaire Général de la Primature. Depuis , il est le Coordonnateur Général de l’Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH), avec rang de Ministre[4].

Études[modifier | modifier le code]

Il a obtenu une licence en droit à l'université d'État d'Haïti (UEH). Ancien élève de l’École nationale d’administration française (ENA), son stage d’études le conduira à la Chancellerie, et le Ministère de la justice française. Diplômé de l’École nationale de la magistrature française (ENM), il est également titulaire d’une maîtrise en administration publique (ENA) et d’une maîtrise en droit.

En 2013, Il obtient le titre de docteur en droit de l’Université Paul Cézanne[5] Aix-Marseille III. Sa thèse, sous la direction du professeur Thierry S. Renoux s’intitule La modernisation du droit haïtien, un défi pour l’avenir, titulaire d’un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA), il est inscrit au tableau de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Josué Pierre-Louis a enseigné le droit public et le droit privé à partir de 2000, notamment à l'université d'État d'Haïti (UEH). Entre 2005 et 2006, il a été doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’université Quisqueya. La coordination du programme de maîtrise interdisciplinaire en Sciences sociales et humaines à l’Université d’État d’Haïti a été assurée par ses soins. Il est professeur de droit international à l’Institut supérieur de formation politique et sociale (ISPOS), professeur de droit à la Faculté de droit et des sciences économiques des Gonaïves, ainsi qu’à l’École nationale d’administration financière (ENAF) et au Centre d’études diplomatiques et internationales (CEDI).

Il est maître de conférence à la direction des écoles et de la formation permanente de la police nationale d’Haïti et à l’Institut de la francophonie de gestion dans les Caraïbes (IFGCar). L’École nationale d’administration française (ENA) l’a désigné membre du jury de son concours d’entrée.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Josué Pierre-Louis est président-fondateur du Centre de recherche et d’études juridiques (CREJ). Il a été secrétaire général adjoint du comité des anciens élèves de l’ENA (CIC), ancien président du Racing Club Haïtien, membre fondateur de l’Association sportive de Petit-Goâve (ASPG) et a été président de la Commission de discipline de la Fédération haïtienne de football (FHF). Conseille de l'Association des Professionnels et des Amants du Droit (APAD).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Haïti et ses institutions: ed. Henri Deschamps, Haiti, 2005[6].
  • Pertinence de la gestion des aides internationales en Haïti: ENA (école nationale d'administration française, master en administration publique), France, 2005.
  • La gouvernance démocratique: instrument majeur de la réforme institutionnelle et de développement durable: revue conjonction- Institut français d'Haiti, Haiti, 2008.
  • Regard des Haïtiens sur l’Europe et les États-Unis: CEREJAP, Haiti, 2006.
  • Le défi du respect des droits de l’homme en Haïti: Université d'État d'Haiti, Haiti, 1995.
  • Vers une nouvelle approche de la sanction pénale: colloque international organisé par le PNUD et le CEJA sur la procédure pénale et l'État de droit, P-au-P, école de la magistrature, 2008.

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

  • Le Service de coopération technique internationale de police (SCTIP)[7], de la police nationale française lui a attribué une plaque d’honneur.
  • Dr H ad honorem de l'ISHEJ (institut des hautes études supérieures juridiques) en collaboration avec l'académie des hautes études théologiques.

Références[modifier | modifier le code]