Josse Lieferinxe

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Josse Lieferinxe
Naissance
Décès
Entre 1505 et 1508
Aix-en-Provence ?
Nationalité
Activité
peintre de retables
Mouvement
primitif
Le Calvaire, vers 1500 (Louvre, Paris).
L'Archange saint Michel terrassant le Dragon, (musée du Petit Palais, Avignon).

Josse Lieferinxe (travaillant entre 1493 et 1503-08) est un peintre français, originaire des Pays-Bas, de l'école provençale du XVe siècle. Il a été identifié au Maître de Saint Sébastien sur proposition de Charles Sterling[2].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Il semble être né dans le diocèse de Cambrai, en Hainaut, qui faisait alors partie des territoires sous domination des ducs de Bourgogne : un document le signale originaire d'« Engure », soit sans doute Enghien, à moins qu'il ne vienne, d'après son patronyme, du village voisin de Lieferinge.

Il est connu comme peintre « picard » ou « néerlandais » dans les régions d'Avignon et Marseille de la fin du XVe siècle jusqu'aux premières années du XVIe et en Provence à partir de 1493. Il fait partie de ces artistes de l'école provençale ou avignonnaise du XVe siècle originaires du Nord de la France ou du sud des Flandres comme avant lui Barthélemy d'Eyck et Enguerrand Quarton. En 1503, il épouse Michèle Changenet, fille du peintre Jean Changenet, grand maître de la peinture à Avignon à cette époque, dans l'atelier duquel il a peut-être perfectionné son art. Il est mentionné vivant pour la dernière fois en 1505 et il est signalé comme mort en 1508.

Avant qu'il ne soit identifié clairement par Charles Sterling, Josse Lieferinxe était connu comme le Maître de saint Sébastien, du retable représentant Saint Sébastien et Saint Roch protecteurs contre la peste qu'il peignit en 1497 pour l'église Notre-Dame-des-Accoules à Marseille et dont les sept panneaux sur huit restant sont aujourd'hui dispersés entre divers musées.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (!!! Changez pour le modèle {{Note}} à la place du modèle {{Ref}}.!!!)
  2. Cf. Delaunay Isabelle. Dominique Thiébaut, Philippe Lorentz, François-René Martin, Primitifs français. Découvertes et redécouvertes (catalogue de l'exposition), musée du Louvre, 27 février-17 mai 2004. Paris, RMN, 2004, 183 p.. In: Bulletin Monumental, tome 164, n°4, année 2006. pp. 414-416.[1]
  3. Notice sur le site du Walters Art
  4. (Notices des panneaux du Philadelphia MA).
  5. Notice sur le site du Petit-Palais
  6. Notice sur le site du Petit Palais
  7. Notice sur le site du Petit Palais
  8. Notice sur le site du Petit Palais
  9. Notice no 1039, base Atlas, musée du Louvre
  10. Notice no 1038, base Atlas, musée du Louvre
  11. Notice no 00000104452, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Notice no 000PE001861, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. Carmen Decu Teodorescu, "Une œuvre dijonnaise retrouvée : la Crucifixion du Parlement de Bourgogne", dans Peindre à Dijon au XVIe siècle, F. Elsig (éd.), Cinisello Balsamo, 2016, p. 58-75.
  14. Entrée sur le catalogue de la bibliothèque

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ring, Grete, A Century of French Painting, 1400–1500, Londres, Phaidon Press, 1949.
  • Dominique Thiébaut (dir.), Primitifs français. Découvertes et redécouvertes : Exposition au musée du Louvre du 27 février au 17 mai 2004, Paris, RMN, , 192 p. (ISBN 2-7118-4771-3), p. 142-153

Liens externes[modifier | modifier le code]

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