Josias de Waldeck-Pyrmont

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Josias de Waldeck-Pyrmont
Josias de Waldeck-Pyrmont
Josias, prince héréditaire de Waldeck et Pyrmont, ici en tenue de SS-Obergruppenführer de la Allgemeine SS (photo daté entre 1936 à 1942).

Naissance
Bad Arolsen, Empire allemand
Décès (à 71 ans)
Château de Schaumburg, Balduinstein, Allemagne de l'Ouest
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany (1903-1918).svg Deutsches Reichsheer
Flag of the Schutzstaffel.svg Schutzstaffel
Grade Obergruppenführer
Années de service 1914-1945
Commandement HSSPF Fulda-Werra
SS-Oberabschnitt Fulda-Werra
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de fer
Autres fonctions HSSPf à Shitomir et à Salzbourg
Famille Waldeck-Pyrmont

Josias de Waldeck-Pyrmont (allemand : Josias Georg Wilhelm Adolf Erbprinz zu Waldeck und Pyrmont) () était l'héritier apparent du trône de la principauté de Waldeck-Pyrmont et un général de la SS. À partir de 1946 jusqu'à sa mort, il était le chef de la Maison Princière de Waldeck-Pyrmont. Après la Seconde Guerre mondiale, il fut condamné à la prison à vie au procès de Buchenwald (plus tard commuée à 20 ans) pour son rôle dans l'administration du camp de concentration, violant les lois et usages de la guerre en relation avec les prisonniers de guerre. Il fut néanmoins libéré après avoir purgé trois ans de prison.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il naît à Arolsen au château de la famille régnante, fils aîné et héritier du prince Frédéric de Waldeck-Pyrmont et de son épouse la princesse Bathildis de Schaumbourg-Lippe. Il est le neveu de Guillaume II, roi de Wurtemberg, et d'Emma de Waldeck-Pyrmont, reine régente des Pays-Bas. Il est aussi cousin de Wilhelmina, reine des Pays-Bas, et de Charles Edward, duc de Saxe-Cobourg et de Gotha.

Il s'enrôle dans l'armée allemande en tant que cadet et combat pendant la Première Guerre mondiale, où il est grièvement blessé. À la fin de la guerre, sa famille perd sa principauté, Waldeck-Pyrmont étant devenus un État libre dans la nouvelle République de Weimar.

Carrière dans la SS[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Josias étudie l'agriculture. Le , il rejoint le parti nazi d'Adolf Hitler et devient membre de la SS le . Il est immédiatement nommé adjudant de Sepp Dietrich avant de devenir adjudant et chef d'état-major du Reichsführer-SS Heinrich Himmler en septembre 1930.

Josias est élu membre du Reichstag de Düsseldorf-Ouest en 1933 et promu au grade de SS Lieutenant Général. Il est promu à nouveau en 1939, Höhere SS- und Polizeiführer de Weimar. C'est à ce poste qu'il obtient l'autorité de surveillance du camp de concentration de Buchenwald.

Les agissements de Karl Otto Koch à Buchenwald attirent son attention dès 1941. En parcourant la liste des morts à Buchenwald, Waldeck remarque le nom du docteur Walter Krämer, infirmier à l’hôpital de Buchenwald, qui l'avait soigné avec succès dans le passé. Waldeck fait quelques recherches et découvre que Koch, commandant du camp de Buchenwald, a ordonné l'exécution, comme « prisonniers politiques », de Krämer et de Karl Peixof, un employé administratif de l'hôpital, parce qu'ils l'avaient soigné pour la syphilis et qu'il craignait d'être découvert. Waldeck ordonne un examen complet du camp par le docteur Georg Konrad Morgen, un juge de cour d'appel membre du département juridique de la SS (Hauptamt SS-Gericht). De nombreux faits de détournements de fonds et de biens appartenant aux détenus sont découverts, et d'autres inculpations sont prononcées, y compris contre la femme de Koch, Ilse. À la suite du procès, Koch est condamné à mort et fusillé le , une semaine avant la libération de Buchenwald.

Adolf Hitler nomma Waldeck-Pyrmont membre de l'Ordnungspolizei en avril 1941 et, un an plus tard, il fut nommé Haut-commissaire de la police allemande en France occupée. L'une de ses premières actions consistait à placer des otages français dans des trains de troupes allemands afin de décourager les résistants de tentatives de sabotage. Il fut nommé général dans la Waffen-SS en juillet 1944.

Arrestation et détention[modifier | modifier le code]

Waldeck-Pyrmont en détention.
Waldeck-Pyrmont au cours du procès de Buchenwald.

Waldeck-Pyrmont est arrêté le puis condamné à la prison à vie par un tribunal Américain à Dachau pendant le procès de Buchenwald le . Il est accusé d'avoir commis des crimes à Buchenwald, bien qu'il n'a jamais ordonné d'ordres d'exactions envers les prisonniers, enquêtant même sur le commandant du camp pour incitation au meurtre et détournement de fonds. Il est également accusé d'avoir ordonné l'exécution du commandant du camp, le SS-Standartenführer Karl Otto Koch, accusé à ses yeux d'avoir déshonoré la SS.

Le Gouverneur militaire de l'Allemagne, le général Lucius D. Clay, ordonna que les jugements du procès de Buchenwald soient réexaminés sur la base de dossiers étendus et, le , confirma quinze condamnations à mort et en commua sept.

La plupart des peines d'emprisonnement furent également commuées, dont celle de Waldeck-Pyrmont (passant de la prison à vie à vingt ans). Il fut emprisonné à la prison de Landsberg am Lech, où il ne purgea que trois ans de sa peine, étant libéré en décembre 1950 pour des raisons de santé. Le ministre-président de Hesse lui accorda une amnistie en juillet 1953, ce qui entraîna une réduction significative de l'amende qui lui avait été infligée.

À la tête de la Principauté[modifier | modifier le code]

Armoiries de la principauté de Waldeck-Pyrmont.

Josias devint prince de la Principauté à la mort de son père le , malgré son arrestation et les accusations portées contre lui. Il mourut dans son domaine du château de Schaumburg (en) en 1967, date à laquelle son fils, le prince Wittekind (en), lui succéda.

Famille[modifier | modifier le code]

Waldeck-Pyrmont a épousé la Duchesse Altburg d'Oldenburg (en) (1903-2001), fille de l'ancien Grand-Duc d'Oldenbourg, Frédéric-Auguste II d'Oldenbourg, le à Rastede. Ils ont eu cinq enfants:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jonathan Petropoulos, Royals and the Reich: The Princes Von Hessen in Nazi Germany, Oxford University Press, (ISBN 0-19-516133-5)
  • David A. Hackett, The Buchenwald Report, Westview Press, (ISBN 0-8133-3363-6)
  • Harry Stein, Buchenwald concentration camp 1937–1945, Wallstein Verlag, (ISBN 3-89244-695-4)