Joseph de Beaurepaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaurepaire.
Joseph de Beaurepaire
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Nationalité
Activité
Fratrie

Joseph de Beaurepaire, né le à Avranches et mort au château de la Faucherie, au Mesnillard le , est un agronome et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph François Alexandre de Robillard de Beaurepaire est issu d’une ancienne famille normande, fixée dans l’Avranchin depuis la fin du XVIIIe siècle et anoblie par une charge de secrétaire du roi en 1727[1]. Son père, avocat au barreau de cette ville, mourut à l’âge de 37 ans, laissant cinq enfants tout jeunes des six qu’il avait eus de son mariage avec Sophie-Antoinette Arondel de La Bréhoulière, qui appartenait aussi à une ancienne famille de Normandie. Comme ses frères, le polygraphe érudit Eugène et l’historien Charles, Joseph commença ses études au petit séminaire de l’Abbaye-Blanche et il les termina au collège d’Avranches où il eut pour professeur l’historien Édouard Le Héricher. Ayant achevé ses études classiques, il fit son droit à Paris, mais, aimant la vie indépendante et la campagne, il prit le parti de s’occuper d’agriculture.

Après la mort de sa mère, en 1859, il s’installa dans une petite propriété de famille où il résidait déjà souvent, nommée la Lande-Badet, et il s’y occupa avec intelligence et succès d’agriculture. Aimant, comme ses frères, la littérature et l’histoire, il a recueilli beaucoup de notes sur plusieurs communes du Mortainais et sur l’histoire des familles qui les ont habitées, mais qu’il n’a pas fait imprimer. Il comptait, au moment de sa mort, donner à l’Association normande une étude sur les Petites Écoles de Mesnillard.

Il a publié cependant dans les Annuaires de l’Association normande, de 1861, 1862, 1863, 1864 et 1865, un travail important qui montre à la fois son goût pour l’histoire et pour l’agriculture et qui a pour titre : Notes et documents concernant l’ancienne administration des haras en Normandie, étude qui a été tirée à part.

Après la mort de sa belle-mère, survenue en septembre 1875, il se fixa au château de la Faucherie, situé sur le territoire de Mesnillard, commune voisine de Martigny, qui est une des constructions les plus originales de l’arrondissement de Mortain. Beaurepaire était bien là dans le cadre qui lui convenait, dans ce coin un peu perdu de Normandie à l’abri des vieux murs de ce manoir édifié au XVIe siècle par les ancêtres de sa femme, les Cordon de la Faucherie, et qui figure dans la Normandie monumentale et pittoresque d’Armand Dayot.

Nommé maire de la commune du Mesnillard, le , Beaurepaire ne cessa depuis cette époque d’occuper ces fonctions, sauf une interruption de 1881 à 1884. Sa bonté, son esprit si fin, sa gaieté et son exquise politesse, lui avaient gagné une véritable popularité dans tout le pays. Il était inspecteur de l’Association normande pour le canton d’Isigny.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Association normande, Annuaires des cinq départements de l’ancienne Normandie, t. 73, Caen, Henri Delesques ; Rouen, Lestringent, 1901.

Liens externes[modifier | modifier le code]