Joseph de Richery

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Joseph de Richery
image illustrative de l’article Joseph de Richery

Naissance
à Allons (Alpes-de-Haute-Provence)
Décès 3 nivôse an VII de la République, ( (à 41 ans))
à Éoulx
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Monarchie constitutionnelle française Monarchie constitutionnelle française
Drapeau de la France République française
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Grade Contre-amiral
Années de service 1774-1798
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française

Joseph de Richery, né le à Allons (Alpes-de-Haute-Provence)[1] dans les Basses-Alpes et mort le 3 nivôse an VII de la République, ( (à 41 ans)) à Éoulx[2], actuelle commune de Castellane[3], est un contre-amiral français, qui s’est particulièrement distingué durant les guerres de la Révolution.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Descendant de Louis Cælius, Italien installé en Provence au XVe siècle[4], il bénéficie du patronage des Glandèves qui lui permet d’entrer et de monter en grade dans la Marine royale[5]. Il est mousse à neuf ans, et devient élève officier en 1774. En 1777, il est garde du pavillon, puis enseigne de vaisseau l’année suivante.

Lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, il se distingue à l’attaque de Newport en détournant les brûlots britanniques lancés sur l’escadre française[6].

De 1781 à 1785, il est dans l’océan Indien sous le bailli de Suffren (provençal comme lui) et obtient un premier commandement, qu’il exerce jusqu’en 1789 dans les mers d’Inde et de Chine. Il est alors nommé lieutenant de vaisseau.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Attaque française de Richery sur les établissements anglais de Terre-Neuve en 1796.

En 1793, il est nommé capitaine de vaisseau (sur le Bretagne), puis destitué car noble. Il est rapidement réintégré (1794), et on lui donne le grade de contre-amiral.

Il commande, en tant que contre-amiral, une escadre de 6 vaisseaux et trois frégates basées à Toulon, en Méditerranée. Après avoir quitté le port le 14 septembre, il passe Gibraltar et capture un important convoi de navires marchands le (trente navires marchands, et reprend le vaisseau de ligne le Censeur), près de Cadix. Il vend le produit de ses prises dans ce port. À la fin de 1795, il mène un raid sur Saint-Domingue et capture un nouveau convoi ennemi. Il appareille à nouveau en août 1796, et effectue alors le raid pour lequel il avait quitté Toulon, sur les côtes canadiennes de Terre-Neuve et du Labrador. Arrivé le 28 août sur le grand banc de Terre-Neuve, il s’empare d’environ 80 bâtiments qu’il envoie par le fond. Il bombarde et détruit les pêcheries britanniques de ces régions, bombarde et brûle les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon, bombarde sans succès Signal Hill, qui protège le port de Saint-John.

Il rejoint ensuite Rochefort en novembre, et parvient à en sortir malgré l’escadre britannique et entre à Brest début décembre, ce qui lui permet de participer à l’expédition d'Irlande.

Malade, il se retire à Allons et y meurt.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Louis-Cælius Riccieri ou Richeri, né à Rovigo dans l'État de Venise, vers 1450. Il s'est rendu en France à la demande de Charles VIII qui lui donne des marques de son estime. Jules César Scaliger a été son disciple qui parle de lui avec éloge. Il a composé plusieurs ouvrages. Il est mort à 75 ans en 1525[7].
    • Jacques de Richery, viguier et capitaine pour le roi à Saint-Maximin, s'est marié par acte du 16 octobre 1547 avec Catherine Roland ou des Rolands,
      • Roland de Richery, marié par acte du 7 août 1580 avec Madeleine Sauvaire, fille d'Éléazar, secrétaire du roi en la Grande chancellerie,
        • Jacques de Richery, marié par contrat du 3 mars 1613 avec Sibile de Peyruis, fille de Nicolas, seigneur de Montauroux, et de Jeanne de Cambe,
          • Jean de Richery a épousé par acte passé le 2 février 1642 avec Marguerite de Glandevès de Montblanc,
            • Jean-Annibal de Richery, s'est marié par contrat passé le 24 janvier 1667 avec Claire d'Aiguillon. Il a acquis la terre d'Allons et a été déchargé du droit de franc-fief par ordonnance de l'intendant de Provence Pierre-Cardin Lebret, en 1695,
              • François de Richery, seigneur d'Allons, marié par contrat du 22 novembre 1723, avec Ursule d'Henri, fille de noble Jean, seigneur de la Mottière, et de Françoise de Hondis, d'où :
                • Jean-Louis Alexandre de Richery, seigneur d'Allons, chevalier de Saint-Louis, qui a servi dans la cavalerie et était présent à la bataille de Fontenoy, marié le 1er septembre 1754 à Marie Lucrèce Marguerite de Grasse, fille de François-René de Grasse, seigneur de Briançon, et de Marie de Chailan[8] :
                • Jean-Baptiste de Richery, capitaine au régiment de Bourbonnais,
              • Jean-Baptiste de Richery, capitaine au régiment de La Marine, mort sans postérité,
            • Armand de Richery, tenu sur les fonts baptismaux par le prince de Conti, Armand de Bourbon-Conti.
        • Hector de Richery, jurisconsulte. Il a dédié au parlement de Grenoble le livre De verborum obligationibus, imprimé à Lyon en 1553 sous le nom d'Hector Richer ou Hector Richerius (lire en ligne).

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules, à la colombe d'argent, aux ailes éployées ; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or[4].

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Rue Amiral de Richery, à Allons

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon la Biographie générale et la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud. Allons est le fief d’origine des Richery
  2. Jules de Séranon, Le contre-amiral de Richery et sa famille. Étude biographique, p. 173
  3. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 147
  4. a et b Gilles du Bois, Carnet web de généalogie, en ligne, publié en 2005, consulté le 9 mars 2008
  5. Frédéric d’Agay, Un épisode naval de la guerre de Sept Ans, en ligne « http://www.stratisc.org/pub_mo2_DAGAYGUER.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), publié en 2005, consulté le 9 mars 2008
  6. Biographie universelle
  7. Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, chez François Seguin imprimeur-libraire, Avignon, 1776, tome 2, p. 316-318 (lire en ligne)
  8. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique, héraldique, historique et chronologique contenant l'origine & l'état actuel des premières Maisons de France, des Maisons souveraines & principales d'Europe, chez Duchesne libraire, Paris, 1756, tome 6, p. 266 (lire en ligne)
  9. C. d'Agrigente, Nécrologies épiscopales. Année 1830, dans Annales catholiques, 17 septembre 1904, p. 278-282 (lire en ligne)
  10. Diocèse de Fréjus-Toulon : Charles-Alexandre de Richery (16 mai 1823 - transféré le 8 février 1829 à l’archevêché d’Aix-Arles-Embrun)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Joseph de Richery », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
  • « Joseph de Richery », dans Dr Hoefer, Biographie générale, Firmin Didot, 1852
  • Prosper Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 438-439 (lire en ligne)
  • Jules de Séranon, Le contre-amiral de Richery et sa famille. Étude biographique, dans Mémoires de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix, 1891, tome 15, p. 89-173 (lire en ligne)
  • Édouard Chevalier, Histoire de la marine française sous la Première République, faisant suite à L'histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine, Librairie L. Hachette, Paris, 1886 p. 112, 201, 220-221, 223, 229, 249, 251-253, 259, 263, 266, 286, 272, 274, 280, 295, 307, 313, 404, 421 (lire en ligne)
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, (ISBN 2-84734-008-4), p. 450