Joseph de Cadoine de Gabriac

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Cadoine de Gabriac.

Joseph-Jules-Paul-Marie-François de Cadoine, marquis de Gabriac, né le à Berne[1] et mort le à Paris[2], est un diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Ernest de Cadoine de Gabriac, un ambassadeur de Charles X[3], pair de France puis sénateur, et petit-fils du général Alexandre Lvovitch Davydov, Joseph-Jules-Paul-Marie-François de Cadoine de Gabriac suivit, comme son frère Alexandre, ses études au petit séminaire de Paris, sous l'abbé Dupanloup, puis à l'École d'administration. Gabriac débuta comme attaché à l'administration centrale au ministère des Affaires étrangères[4], puis attaché aux archives, à la direction politique et au cabinet de Drouyn de Lhuys et du comte Walewski.

Il épouse en 1857, en Autriche, la baronne Mathilde von Eskeles, petite-fille du baron Bernhard von Eskeles et du baron Karl von Brentano-Cimaroli[5]. Ils eurent plusieurs enfants, dont Arthur de Gabriac (1867-1948), mélomane et mécène[3], marié à Fanny Fithian (petite-fille de Richard B. Connolly et belle-sœur de Chester Alan Arthur II).

Il devient attaché d'affaires à Berlin, secrétaire à Naples en juin 1859, à Rome en décembre 1859 et à Munich en janvier 1862. Il passa comme premier secrétaire d'ambassade à Saint-Pétersbourg de 1866 à 1870. À la chute du Second Empire, il assure comme chargé d'affaires, à la demande de Jules Favre et du comte de Chaudordy et à la suite de la démission de l'ambassadeur le général Fleury, le maintien des relations entre la France et la Russie.

À la suite de la signature du Traité de Francfort en 1871, mettant fin à la guerre entre la France et l'Allemagne, le marquis de Gabriac fut envoyé comme chargé d'affaires à Berlin pour rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays. Sa mission prit fin en 1872 avec la nomination d'Élie de Gontaut-Biron.

Il est ambassadeur aux Pays-Bas de 1872 à 1873, ministre plénipotentiaire de première classe à Athènes en 1873, en remplacement de Jules Ferry et ambassadeur en Belgique de 1876 à 1878.

Le marquis de Gabriac, ambassadeur près le Saint-Siège.

Nommé Ambassadeur de France près le Saint-Siège en 1878[6], il entretenu d'excellentes relations avec le Pape Léon XIII. Gabriac obtenu du souverain pontife que la France obtienne sept chapeaux de cardinaux, dits de couronne, au lieu de six qu'elle avait alors. Il quitta son poste en 1880 à la suite des décrets signés par le gouvernement français contre les congrégations religieuses.

Il resta dès lors en dehors de la vie publique, se contentant d'écrire des articles dans la Revue des deux Mondes et dans Le Correspondant

Le marquis de Gabriac était commandeur de la Légion d'honneur, grand-croix de l'ordre du Lion néerlandais, de l'ordre de Léopold, de l'ordre du Sauveur et de l'ordre de Pie IX.

Il est inhumé au cimetière de Montmartre dans une chapelle où reposent de nombreux membres de sa famille comme son père et son fils.

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • L'Église et l'État : du maintien du Concordat dans l'intérêt de l'État, des conséquences de la séparation de l'Église et de l'État : texte du Concordat et pièces justificatives, 1886
  • Souvenirs d'un secrétaire d'ambassade à Naples de 1811 à 1814 : excursion dans la principauté de Bénévent, 1891
  • Souvenirs diplomatiques de Russie et d'Allemagne (1870-1872), 1896
  • Souvenirs d'une ambassade auprès du page Léon XIII (1878-1880), 1901

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Grand Larousse encyclopédique, Volume 5" (p. 321), Librarire Larousse - 1960
  2. "Nouveau Larousse illustré" (p. 241), Librairie Larousse - 1898
  3. a et b "Dictionnaire national des contemporains : contenant les notices des membres de l'Institut de France, du gouvernement et du parlement français, de l'Académie de médecine.... Tome 3, sous la dir. de C.-E. Curinier (p. 65)", Office général d'éd. de librairie et d'impr. (Paris) - 1899-1919
  4. "Représentants permanents de la France en Turquie (1536-1991) et de la Turquie en France (1797-1991)", Éditions Isis - 1991
  5. The Eskeles Genealogy, 1995
  6. Yves Marchasson, "La Diplomatie romaine et la République française: à la recherche d'une conciliation 1879-1880", Éditions Beauchesne, 1974

Liens externes[modifier | modifier le code]