Joseph d'Arimathie

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Joseph d'Arimathie
Descent AgiaMarina.jpg
Biographie
Décès
Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Portrait par Le Pérugin.

Joseph d'Arimathie (ou d'Arimathée selon les traductions) est un personnage du Nouveau Testament qui est introduit par les auteurs des quatre évangiles dans la péricope de la mise au tombeau comme un notable juif qui procède à la descente de croix et à l'inhumation de Jésus. Si l'historicité de Joseph d'Arimathie fait consensus, elle reste largement inaccessible, le personnage ayant vraisemblablement été introduit dans les récits canoniques dans une visée apologétique pour les chrétiens afin de justifier la découverte du tombeau vide[1],[2] et « réfuter les insinuations de leurs adversaires au sujet d'une mort apparente de Jésus qui aurait rendu l'idée de la résurrection absurde[3] ».

Selon des légendes médiévales, il aurait recueilli le sang du Christ dans un vase, le Saint Calice, ou le Saint Graal dans le cycle arthurien, et aurait participé à l'évangélisation de la Grande-Bretagne avec l'apôtre Philippe.

Popularisé par les évangiles apocryphes, les romans du Graal et la politique de propagande de l'abbaye de Glastonbury, il finit par prendre sa place comme saint chrétien dans les calendriers[4] : il est fêté dans le Martyrologe romain occidental le 31 août[5] et le 31 juillet en Orient.

Joseph d'Arimathie est le Saint patron des pompes funèbres.

L'origine du nom Arimathie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Arimathie reste encore débattue, faisant plus l'objet de vœux pieux et de conjectures qui ne s'appuient sur aucune source documentaire ou archéologique[6].

Le terme employé dans le texte grec ancien de Matthieu est Ἀριμαθαία, Arimathaia. Arimathie est peut-être le lieu dont il est question dans le premier livre de Samuel (1 : 1), en hébreu הרמתים, Ha-Ramathaïm. Une conjecture identifie Ha-Ramathaïm à l'actuel village de Rantis, au nord-ouest de Jérusalem[3]. La racine hébraïque רם (RM) signifie hauteur, endroit élevé, et se retrouve dans le nom de plusieurs localités. Ha-Ramathaïm veut donc dire, littéralement, les hauteurs[7].

Une autre hypothèse est que la racine hébraïque de mathaïm (un pluriel) signifierait "des morts ". Joseph d'Arimathie deviendrait donc " Joseph de la colline des morts ", c'est-à-dire le fossoyeur.[réf. souhaitée]

Tableau par Le Pérugin.

Historicité du personnage[modifier | modifier le code]

Les évangiles canoniques se livrent à une christianisation progressive du personnage[8] : l'évangile attribué à Marc, récit le plus sobre, présente Joseph d'Arimathie comme membre respecté[9] du Sanhédrin, mandaté pour réclamer le cadavre de Jésus et l'inhumer hâtivement avant que ne débute le sabbat pascal puis relate la mise dans un tombeau quelconque par cet éminent Juif ; la construction littéraire de la péricope dans l'évangile attribué à Luc le présente comme un membre du conseil « bon et juste » (sympathisant du christianisme, ce portrait moral l'exonère de la responsabilité du Sanhédrin qui a consenti à sa condamnation) plaçant Jésus dans un tombeau neuf[10], l'évangéliste excluant que le corps de Jésus ait connu le sort réservé aux criminels[11], la fosse commune (caveau des réprouvés[12], sorte d'ossuaire commun pour les corps des condamnés non réclamés)[13] ; l'évangile attribué à Matthieu relate l'inhumation par un disciple du Christ (ouvertement converti à son enseignement[14]) dans son propre caveau familial ; enfin l'évangile attribué à Jean, en combinant plusieurs strates de tradition dont les incohérences (double mandat auprès de Pilate, double embaumement) sont difficiles à lever[15], forge la légende[16] d'un disciple converti qui procède à une sépulture royale satisfaisant à tous les usages.

Caveau familial typique des sépultures de familles juives aisées au temps du Second Temple[17].

L'amplification théologique autour de ce récit est issue de développements christologiques ultérieurs et rend ainsi l'historicité de Joseph d'Arimathie inaccessible[18]. Rudolf Bultmann range l'épisode évangélique de la descente de croix par Joseph d'Arimathie et Nicodème parmi les théologoumènes, c'est-à-dire des affirmations théologiques présentées dans les récits bibliques comme des faits historiques[19]. Des doutes sur l'implication de Joseph d'Arimathie sont également soulevés par l'historien des religions Charles Guignebert qui pense que le corps de Jésus, comme tout supplicié, a été jeté dans la fosse commune[20] tandis que John Dominic Crossan considère que l'histoire de Joseph d'Arimathie qui offre son propre sépulcre pour l'inhumation de Jésus est une invention des évangélistes[21]. Guillaume Baldensperger tente de résoudre cette contradiction en distinguant une double sépulture (inhumation hâtive faite par les Juifs puis inhumation effectuée par Joseph d'Arimathie dans un sépulcre honorable)[22]. Maurice Goguel voit dans l'harmonisation ultérieure des textes canoniques par les Pères de l'Église une tentative de réconcilier des traditions différentes et le signe de la transformation par les évangélistes d'une tradition primitive relatant le désarroi des disciples du Christ qui ne pouvaient accepter une sépulture définitive dans une fosse commune, d'où leur invention d'un argument apologétique relativement tardif dans une perspective messianique[23] : Joseph d'Arimathie, notable ayant une certaine estime pour Jésus qu'il considère peut-être comme un prophète d'Israël victime de l'oppression romaine, récupère le corps pour lui donner une sépulture décente[24].

Joseph d'Arimathie apparaît dans les évangiles pour la première fois après la crucifixion probablement pour justifier la demande à Ponce Pilate de l'autorisation d'emporter le corps de Jésus par un membre disposant d'entrées auprès des autorités romaines puis la mise au tombeau dans son propre sépulcre, ce notable n'ayant aucun autre rôle dans les évangiles. L'intention théologique[25] des évangélistes lorsqu'ils introduisent le récit de la mise au tombeau dans ce sépulcre vise probablement par un procédé relevant de l'intertextualité à rappeler la prophétie du Serviteur souffrant du livre d'Isaïe[26]. Si l'historicité de Joseph d'Arimathie fait consensus, sa présence au moment de la Passion du Christ fait ainsi problème aux exégètes actuels[27].

Le personnage dans les Évangiles[modifier | modifier le code]

La traduction utilisée ici est celle du chanoine Augustin Crampon, Desclée et Cie, 1923. L'ordre est celui des dates probables auxquelles les quatre Évangiles furent rédigés.

Évangile selon Marc 15[modifier | modifier le code]

  • (Rédaction : 65-70.)
  • 42. Le soir étant déjà venu, comme c'était Préparation, c'est-à-dire veille du sabbat,
  • 43. vint Joseph d'Arimathie, membre honoré du grand conseil, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu. Il alla hardiment auprès de Pilate pour demander le corps de Jésus.
  • 44. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, fit venir le centurion, et lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort.
  • 45. Renseigné par le centurion, il accorda le cadavre à Joseph.
  • 46. Ayant acheté un linceul, il le descendit, l'enveloppa dans le linceul, le déposa dans un sépulcre qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre à l'entrée du sépulcre.
  • 47. Or Marie la Magdaléenne et Marie, mère de José, observaient où il était déposé.

Évangile selon Matthieu 27[modifier | modifier le code]

  • (Rédaction : années 70.)
  • 57. Le soir venu, vint un homme riche d'Arimathie, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.
  • 58. Il alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus ; Pilate alors ordonna qu'on le lui remît.
  • 59. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc,
  • 60. et le déposa dans son sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc ; puis, ayant roulé une grosse pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.
  • 61. Or Marie la Magdaléenne et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

Évangile selon Luc 23[modifier | modifier le code]

  • (Rédaction : années 70-80.)
  • 50. Et alors un homme, nommé Joseph, qui était membre du conseil, homme bon et juste,
  • 51. — il n'avait pas donné son assentiment à leur résolution ni à leur acte —, d'Arimathie, ville juive, qui attendait le royaume de Dieu,
  • 52. cet (homme) alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus ;
  • 53. il le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.
  • 54. C'était le jour de Préparation, et le sabbat commençait.
  • 55. Ayant suivi (Joseph), les femmes qui étaient venues de la Galilée avec (Jésus) considérèrent le sépulcre et comment son corps (y) avait été déposé.
  • 56. S'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums ; et, pendant le sabbat, elles demeurèrent en repos, selon le précepte.

Évangile selon Jean 19[modifier | modifier le code]

  • (Rédaction : années 90-100.)
  • 38. Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus, et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps.
  • 39. Nicodème, qui précédemment était venu vers lui de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.
  • 40. Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs.
  • 41. Or, au lieu où il avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis.
  • 42. C'est là, à raison de la Préparation des Juifs, le sépulcre étant proche, qu'ils mirent Jésus.

Le personnage dans la littérature apocryphe et hagiographique[modifier | modifier le code]

La sobriété et la symbolique du récit évangélique sur Joseph d'Arimathie et l'absence de document contemporain aux évangiles mentionnant ce personnage a laissé la place à toute une littérature apocryphe (Évangile de Nicodème composé au IVe siècle, Transitus latin du Pseudo-Joseph d'Arimathie appelé «Transitus Mariae » et composé au Ve siècle) et hagiographique qui a propagé son culte.

Valérie Lagorio, relevant les traits qui le rapprochent de la Sainte Famille, établit de nombreux parallèles entre Joseph de Nazareth et Joseph d'Arimathie, un véritable transfert[28].

La figure de Joseph d'Arimathie est introduite dans le cycle arthurien par Robert de Boron dans son roman en vers Estoire dou Graal ou Joseph d’Arimathie, écrit entre 1190 et 1199, conservé dans un seul manuscrit[29]. D'après la légende forgée par Robert de Boron qui s'appuie sur les apocryphes, c'est chez Joseph d'Arimathie que se tient le dernier repas du Christ. Joseph conserve le vase de la Cène, dans lequel il recueille un peu du sang de Jésus, avant de le déposer dans son sépulcre. Jeté en prison par les autorités juives, privé de nourriture, il doit la vie à la seule contemplation du Graal. Après douze ans d'emprisonnement, l'empereur Vespasien le fait libérer. Joseph, muni de la Sainte Lance et du Saint-Graal, il quitte alors la Palestine et se rend « en Bretagne », c'est-à-dire le sud de la Grande-Bretagne actuelle, à Glastonbury selon certains textes[30], Joseph d'Arimathie et son fils Galaad Ier se retrouvent dans la liste des bons chevaliers du cycle arthurien. Des interpolations à la fin du XIIIe siècle aux manuscrits De Antiquitate Glastoniensis Ecclesiae du moine Guillaume de Malmesbury font de Joseph d'Arimathie le saint évangélisateur de la Grande-Bretagne où il serait mort selon le récit légendaire des Triades galloises le 27 juillet 82[31].

S'appuyant sur les légendes médiévales qui relatent le voyage de Joseph d'Arimathie en Occident jusqu'en Grande-Bretagne, l'Abbaye de Glastonbury et l'abbaye de Moyenmoutier[32] revendiquent posséder ses reliques[33].

Extrait d'un texte apocryphe[modifier | modifier le code]

L'Évangile de Nicodème est un texte composé en grec au IVe siècle de l'ère chrétienne, qui ne fait pas partie du Nouveau Testament.

Voici l'extrait qui concerne Joseph d'Arimathie :

Mise au tombeau de Saint-Thégonnec.

Entourant le Christ gisant, se trouvent, de gauche à droite : Nicodème, sainte Véronique tenant le voile de la Sainte Face, la Vierge Marie, saint Jean, un ange tenant le calice de la Passion et Joseph d'Arimathie, le sculpteur lui attribuant une barbe et un turban qu'il croit typique que portaient certains pharisiens, soulevant le corps du Christ comme si les Saintes Femmes allaient l'enbaumer.
Au premier plan, se tiennent agenouillées Marie Salomé et Marie-Madeleine.

11.3 Survint un homme, appelé Joseph, membre du Conseil, il était d'Arimathie et il avait foi dans le Royaume de Dieu. Il s'approcha de Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, le roula dans un linceul tout blanc, et le plaça dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n'avait été mis.

12.1 Quand ils surent que Joseph avait demandé le corps de Jésus, les Juifs le cherchèrent […]

Les Juifs empoignèrent Joseph et décidèrent de le faire garder jusqu'au lendemain du sabbat. « Sache bien, lui dirent-ils, que seule, l'heure nous empêche de te châtier, puisque le sabbat commence. Mais sache-le aussi, tu ne mérites pas même une sépulture. Nous jetterons ta chair aux oiseaux du ciel. » […]

Ils se saisirent de Joseph et l'enfermèrent dans une maison sans fenêtre, postèrent des gardes à l'entrée et scellèrent la porte derrière laquelle Joseph était captif.

12.2 Au sabbat, chefs de la synagogue, prêtres et lévites convinrent de se réunir à la synagogue le jour suivant. Les délibérations commencèrent tôt : quelle mort infligerait-on à Joseph ? Ils décidèrent de le faire comparaître séance tenante. Mais quand ils ouvrirent sa porte, ils ne le trouvèrent pas à l'intérieur. Le peuple entier fut stupéfait et même saisi de terreur quand il s'aperçut que les sceaux étaient intacts et que Caïphe avait gardé la clef. Et ils n'osèrent plus lever la main sur ceux qui devant Pilate avaient pris la défense de Jésus. […]

15.6 Joseph prit la parole : « Vous m'avez enfermé le vendredi, vers la dixième heure, et je suis resté là tout le sabbat. Mais à minuit, tandis que j'étais debout à prier, la maison où vous m'aviez enfermé se souleva par les quatre coins et une sorte d'éclair vint éblouir mes yeux. Épouvanté, je tombai à terre. Alors quelqu'un me prit par la main et m'enleva de l'endroit où je gisais, et une eau fraîche coula sur moi de la tête aux pieds, tandis que des effluves de myrrhe emplissaient mes narines. Il m'essuya le visage, m'embrassa et me dit : « Ne crains pas, Joseph. Ouvre tes yeux et regarde quel est celui qui te parle. » Levant mon regard, je vis Jésus. Mes frayeurs redoublèrent. Je pensai que c'était un fantôme et je me mis à réciter les commandements. Mais il les récita avec moi. Or vous ne l'ignorez pas, quand un fantôme entend réciter près de lui les commandements, il prend la fuite. Voyant qu'il les disait avec moi, je m'écriai : « Rabbi Élie! » Il me dit : « Je ne suis pas Elie. — Qui es-tu, Seigneur, lui dis-je. Et il me dit : — Je suis Jésus. Tu as demandé mon corps à Pilate, puis tu m'as enveloppé dans un pur linceul et tu as couvert mon visage d'un suaire, puis tu m'as déposé dans ton caveau neuf et tu as roulé une grande pierre à l'entrée de la tombe. »
Et je dis à celui qui me parlait : « Viens me montrer l'endroit où je t'ai placé. » Il me conduisit à cet endroit et me le montra. Le linceul y traînait encore, et le suaire qui avait couvert son visage. Alors j'eus la preuve qu'il était Jésus.
Il me prit par la main et toutes portes closes, me transporta au milieu de ma demeure. Il me conduisit auprès de mon lit et me dit : « Paix à toi ! » Il m'embrassa encore et ajouta : « Tu ne sortiras pas de chez toi avant quarante jours. Car voici, je vais rejoindre mes frères, en Galilée. »

(Texte intégral des Actes de Pilate)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dennis Nineham, St Mark, Penguin, , p. 432.
  2. (en) John Dominic Crossan, A Revolutionary Biography, Harper, , p. 155-160.
  3. a et b Étienne Trocmé, L'évangile selon saint Marc, Labor et Fides, , p. 373.
  4. (en) Valérie Lagorio, « The evolving Legend of Si Joseph of Glastonbury », Zeitschrift für romanische Philologie, no 91,‎ , p. 54-68.
  5. Initialement, il était fêté le 17 mars, date conservée dans le synaxaire grec. Il est désormais fêté en Occident le 31 août avec saint Nicodème. Cf. Acta Sanctorum, Paris 1865, tVIII, pp. 503-5
  6. (en) Roy Hoover in Jesus’ Resurrection: Fact of Figment? A Debate Between William Lane Craig and Gerd Lüdemann eds., Paul Copan, and Ronald K. Tacelli, InterVarsity Press, 2000, p. 130-133.
  7. Jewish Virtual Library, Encyclopædia Judaica.
  8. (en) Raymond Edward Brown, The death of the Messiah, from Gethsemane to the grave. A commentary on the Passion narratives of the four Gospels, Doubleday, , p. 1223.
  9. L’évangéliste emploie l’expression εὐσχήμων βουλευτής, «  membre respecté du Conseil » traduit parfois dans la Bible par riche membre du Conseil. Cf. (en) William John Lyons, « On the Life and Death of Joseph of Arimathea », Journal for the Study of the Historical Jesus, vol. 2, no 1,‎ , p. 33.
  10. Cette mention symbolique peut également recevoir une interprétation archéologique : dans le caveau familial de Joseph d'Arimathie contenant une chambre funéraire à plusieurs kokhim, le corps de Jésus a pu être placé dans un loculus neuf, c'est-à-dire vide. Cf. (en) Jodi Magness, « What Did Jesus’ Tomb Look Like? », Biblical Archaeology Review, vol. 32, no 1,‎ , p. 39.
  11. Odette Mainville, Les christophanies du Nouveau Testament. Historicité et théologie, Médiaspaul, , p. 137.
  12. Appelé « champ du potier », Cf Mt 27. 7-8.
  13. Le soin que les Juifs prenaient des corps des morts et l'impureté associée aux cadavres en décomposition rendent peu vraisemblable qu'on ait déposé le corps de Jésus dans un charnier à ciel ouvert. Cf. (en) Raymond Edward Brown, « The Burial of Jesus (Mark 15 : 42-47) », Catholic Biblical Quarterly, no 50,‎ , p. 236-238.
  14. Cette conversion officielle n'est pas sans soulever des difficultés pour justifier que Pilate lui ait livré le corps de Jésus. Cf. (en) Robert H. Gundry, Matthew, a commentary on his literary and theological art, William B. Eerdmans Publishing Company, , p. 580.
  15. Jean Zumstein, L'evangile selon saint Jean (13-21), Labor et Fides, , p. 256-257.
  16. Odette Mainville, Les christophanies du Nouveau Testament. Historicité et théologie, Médiaspaul, , p. 139.
  17. La chambre funéraire de l'hypogée, parfois précédée d'un vestibule, est creusée de loges rocheuses, les kokhim.
  18. Odette Mainville, Les christophanies du Nouveau Testament. Historicité et théologie, Médiaspaul, , p. 133-138.
  19. André Malet, Bultmann et la mort de Dieu : Présentation, choix de textes, biographie, bibliographie, Paris, Neuchâtel, Seghers/Delachaux et Niestlé, , p. 47
  20. Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel, , p. 513.
  21. (en) John Dominic Crossan, Richard G. Watts, Who is Jesus ?, Westminster John Knox Press, , p. 111-122..
  22. Guillaume Baldensperger, « Le Tombeau vide », Revue d'histoire et de philosophie religieuses, vol. 13, no 4,‎ , p. 105-144.
  23. (en) Raymond Edward Brown, The death of the Messiah, from Gethsemane to the grave. A commentary on the Passion narratives of the four Gospels, Doubleday, , p. 1209-1211.
  24. Maurice Goguel, La foi à la résurrection de Jésus dans le christianisme primitif : étude d'histoire et de psychologie religieuses, Ernest Leroux, , p. 121.
  25. (en) R.T. France, The Gospel of Matthew, Wm. B. Eerdmans Publishing, , p. 1089.
  26. Is 53. 9, cf. Mt 8. 17.
  27. Jean-Pierre Torrell, Le Christ en ses mystères, Desclée, , p. 484.
  28. (en) Valérie Lagorio, Joseph of Arimathea : The Vita of a Grail Saint, dans Zeitschrift für romanische Philologie, 1975, p. 54-68.
  29. Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20047.
  30. (en) Armitage Robinson, Two Glastonbury Legends, Cambridge, , p. 17.
  31. (en) R. F. Treharne, The Glastonbury Legends: Joseph of Arimathea, The Holy Grail and King Arthur, Cresset, , p. 27.
  32. Selon la tradition locale qui s'appuie sur la chronique de Sens relatant la translation de ses reliques à l'abbaye par Fortunat, patriarche de Grado (ou selon une autre tradition de Jérusalem) qui fuyait la persécution des idolâtres. Des moines en pèlerinage y auraient volé les reliques, privant l'abbaye de cette ressource qui attiraient de nombreux pèlerins. Cela n'empêche pas de nombreux auteurs d'attribuer la naissance de la légende du Graal à l'abbaye vosgienne en raison de la présence de ces reliques. Cf. (en) Robert Jaffray, King Arthur and the Holy Grail, New York, , p. 138.
  33. (en) David Farmer, The Oxford Dictionary of Saints, OUP Oxford, , p. 245.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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