Joseph Yves Roüault de Cosquéran

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Joseph Yves Roüault de Cosquéran
Fonctions
Maire de Josselin
Prédécesseur Claude Meunier
Successeur Jean-Baptiste Chaye
Député du Morbihan au Conseil des Cinq-Cents
Député du Morbihan à la Convention nationale
Élection
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Loudéac (Bretagne, France)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Guillac (Morbihan, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Modérés
Profession Avocat

Joseph Yves Roüault de Cosquéran, né le à Loudéac et décédé le à Guillac, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat au moment de la Révolution, il devint commissaire national près le tribunal criminel du Morbihan, et fut élu, le 10 septembre 1792, membre de la Convention pour son département, le 8e et dernier, par 262 voix (413 votants).

Il se prononça, dans le procès du roi, contre la peine capitale en disant : « Nous sommes ici pour le salut public ; c'est le salut public qui doit guider notre détermination ; le salut public est-il dans la mort du tyran ? Il est grandement coupable sans doute ; une mort n'expierait pas ses forfaits ; je ne crois pas que l'intérêt de la patrie exige cette mort. Je vote pour la réclusion ».

Adversaire de la Montagne et des Jacobins, il signa les protestations contre le 31 mai, fut un des 73 députés incarcérés[1], et rentra à la Convention le 18 frimaire an III.

Après la session, il passa au Conseil des Cinq-Cents, le 21 vendémiaire an IV, comme député du Morbihan, élu à la pluralité des voix sur 125 votants ; il se fit peu remarquer dans cette assemblée et, ayant adhéré au coup d'État du 18 brumaire, fut nommé, le 12 floréal an VIII, président du tribunal civil de Ploërmel. Il occupa ce poste jusqu'en 1815.

Il fut également maire de Josselin.

Mandats[modifier | modifier le code]

  • 10/09/1792 - 26/10/1795 : Morbihan - Modérés
  • 13/10/1795 - 20/05/1797 : Morbihan - Modérés

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une erreur d’écriture devait par la suite parler de la protestation des « 73 » au lieu des « 75 ».

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]