Joseph Yves Manigault-Gaulois

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Joseph Yves Manigault-Gaulois
Naissance
La Flèche, Sarthe
Décès (à 38 ans)
La Corogne, Espagne
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1791-1809
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Signature de Joseph Yves Manigault-Gaulois

Joseph Yves Manigault-Gaulois, né le à La Flèche dans la Sarthe et mort le à la bataille de La Corogne, en Espagne[1], est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du sergent-major au général de brigade[modifier | modifier le code]

Il entre en service le 11 août 1791 comme sergent-major dans le 1er bataillon de volontaires de la Sarthe. Il rejoint ensuite l’armée du Nord et, le 1er avril 1792, il passe sous-lieutenant au régiment de La Couronne — qui devient peu après le 45e régiment d’infanterie de ligne. Le 5 novembre, il devient lieutenant à l’armée de la Moselle, et le 5 septembre 1793, il est nommé capitaine à l’armée de Sambre-et-Meuse. Le 30 octobre 1794, les représentants du peuple le nomment adjudant-général chef de bataillon. Entré à Coblence, il se signale par un geste de générosité, non sans danger, en sauvant de la mort trois émigrés qui avaient été ses camarades de collège, en les faisant s’évader de la ville en leur procurant des passeports.

Il est nommé adjudant-général chef de brigade le 13 juin 1795. Appelé par le général Moreau, qui avait apprécié ses talents et sa bravoure, il prend le commandement de la 1re demi-brigade d’infanterie légère le 13 novembre 1797, avec laquelle il fait les campagnes de l’an VI à l’an XI, aux armées du Nord, du Rhin, du Danube, d’Helvétie, des Grisons, d’Italie et de Naples. Il se signale à la bataille de Feldkirch le 15 juillet 1800, puis est promu général de brigade le 29 août 1803. Il devient membre de la Légion d’honneur le 11 décembre 1803.

Général de l'Empire[modifier | modifier le code]

Des fantassins français aux prises avec des Highlanders écossais lors de la bataille de La Corogne. Le général Gaulois est mortellement blessé par une balle au cours de l'action.

Mis en disponibilité, il est employé le 5 avril 1804 dans la 19e division militaire, avant d'être élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le 14 juin suivant. Le 29 octobre 1804, il est envoyé à Toulon, et le 10 décembre, il embarque à bord du vaisseau Le Neptune prévu à destination de Saint-Domingue. Le 19 mai 1805, il prend le commandement du département du Pô. Le 4 mai 1807, il assume les responsabilités de chef d'état-major général de la 3e légion de réserve. Le 23 février 1808, il sert à la division d’observation des Pyrénées occidentales. Il reçoit alors l’ordre de se porter sur La Corogne, afin de rejeter les Anglais à la mer. Commandant l’avant-garde de la division Mermet, il est blessé mortellement le 16 janvier 1809 lors de la bataille de La Corogne.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Joseph Manigault-Gaulois et d'Anne François de La Primaudière, Joseph Yves Manigault-Gaulois a été baptisé à La Flèche, en la paroisse Saint-Thomas le 14 avril 1770, jour de sa naissance. Son parrain a été Yves François de La Primaudière (v. 1712-1776), son grand-père maternel, officier de la maréchaussée et sa marraine Marie Touzé, sa grand-mère paternelle, épouse de feu Mathurin Manigault.

Marié à Angers (2e arrondissement) le 28 prairial an XI (17 juin 1801) avec sa cousine germaine, Marie-Charlotte François de La Primaudière (1781-1849), fille unique de René François de La Primaudière (1751-1816), ancien conventionnel, ex-membre du Conseil des Anciens et de Marie Géré de La Nousselière (1755-1781). De cette union sont nés trois fils :

  • Jules (1803-1803).
  • Jules (1804-1876), premier Baron Manigault-Gaulois.
  • Charles-Joseph (1808-1808).

Hommages[modifier | modifier le code]

Napoléon, pour rendre hommage à sa mémoire, confère au fils du général le titre de baron de l’Empire par lettres patentes du 14 août 1813[2], et y joint une dotation de 4 000 francs sur les domaines du Hanovre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur, (ISBN 2-909034-21-6), p. 287
  2. Jean Tulard, Napoléon et la Noblesse d'Empire, Paris, Tallandier, Nouvelle édition revue et augmentée, 2001, p. 257

Sources[modifier | modifier le code]