Joseph Starot de Saint-Germain

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Joseph Starot de Saint-Germain
Joseph Starot de Saint-Germain - 1729 - 1794.png
Fonction
Recteur
Université de Valence
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Avocat, Fermier généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant

Joseph Starot de Saint-Germain, seigneur de Villeplat, né à Valence le et guillotiné à Paris le 22 floréal an II, est un fermier général français.

Origines modestes[modifier | modifier le code]

Son grand-père était roturier, fils de tanneurs suisses-allemands. Dénommé Jean-Baptiste Starot de Saint-Germain (1672-1730), il était maître-écrivain et bourgeois de la petite ville de Romans-sur-Isère (4 000 habitants à l'époque). Le père de Joseph Starot de Saint-Germain est Louis Starot de Saint-Germain (1701-1793), receveur des impositions à Valence (Drome) et sa mère Isabeau Foriel (fille d'Abel Foriel et d'Isabeau Durand).

Rapide ascension[modifier | modifier le code]

Brillant, il devient avocat au parlement du Dauphiné, docteur agrégé, ainsi que recteur de l'Université de Valence[1]. Il occupe ensuite la modeste charge de receveur des gabelles de Valence.

Son mariage eut lieu à Nogent-sur-Marne, le 11 mars 1768. Il épousa Catherine Éléonore Bénard, maîtresse du roi Louis XV. Leur fille, Adélaïde de Saint-Germain future comtesse de Montalivet, est une fille naturelle de Louis XV[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9]. Elle fut un amour de jeunesse de Bonaparte mais Joseph Starot de Saint-Germain s'opposa à ce mariage.

Sa carrière prend un essor rapide grâce à sa femme, maitresse de Louis XV. Deux ans après son mariage, il devient ainsi en 1770 inspecteur général des postes. En 1780 il achète pour la somme de 107 000 livres, la terre et baronnie de Montmeyran. Puis en 1786 il devient fermier général, considérable charge qui lui permit d'amasser une immense fortune, devenant ainsi l'un des hommes les plus riches de Valence, y possédant un hôtel particulier, ainsi qu'un autre à Paris[10].

La Révolution[modifier | modifier le code]

Dès le 20 floréal, Joseph Starot de Saint Germain, 66 ans, demeurant à Fontainebleau, se présente au tribunal pour demander l'examen et l'apurement de sa conduite. Il est arrêté sur le champ et déféré au tribunal révolutionnaire le 22 du même mois. Pour sa défense il se désolidarise de ses collègues fermiers. Il prétend que, de tout temps, il leur avait reproché leur conduite peu scrupuleuse et spécialement le mouillage du tabac. Il précise qu'il n'a été fermier qu'à partir de 1787 et n'a donc pas participé aux faits reprochés sous les baux David et Salzard. Que s'agissant des rémunérations perçues, il ne pouvait à lui seul changer les pratiques de toute une corporation. Enfin il souligne que si sa conscience lui avait fait le moindre reproche, il ne se serait pas présenté spontanément au tribunal, après les exécutions du 19 floréal, mais aurait fui, au contraire, son domicile de Fontainebleau pour se soustraire aux poursuites.

Sans doute était-il convaincu que cette démarche ne pouvait qu'aboutir positivement. Sa défense fut balayée par l'accusateur public. La condamnation est prononcée en faisant référence aux chefs d'accusation du précédent procès, y compris ceux relatifs au seul bail David auquel l’intéressé n'avait pas participé. Il est exécuté le même jour à la Barrière du Trône.

Il est guillotiné à Paris le 22 floréal an II comme ancien fermier général.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, Volume 19, 1969
  2. Arnaud Chaffanjon, Napoléon et l'univers impérial, 1969
  3. Jean Bothorel, Un si jeune président…, éditions Grasset, 1995
  4. Michel de Decker, Napoléon, les plus belles conquêtes de l'Empereur, Belfond, 2004
  5. L'Intermediaire des Chercheurs et Curieux, volume 19, page 1057
  6. Jean-Claude Banc, Montalivet l'homme de confiance de Napoléon, Nouveau Monde Éditions, 2011, page 25
  7. Henri Vrignault, Les enfants de Louis XV : descendance illégitime, Perrin, 1954, page 123 et 124
  8. L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 1898, page 557
  9. Geoffroy d'Astier de La Vigerie, Emmanuel d'Astier de La Vigerie, combattant de la Résistance et de la liberté : 1940-1944, France-Empire, 2010, page 17
  10. Revue drômoise, Volumes 89 à 90, 1991
  • Adolphe de Coston, Histoire de Montélimar et des familles principales qui ont habité cette ville, Volume 3, 1973
  • Jean-Claude Banc, Montalivet, l'homme de confiance de Napoléon, Nouveau Monde éditions / Fondation Napoléon, Paris 2011
  • Gaston Sirjean, Encyclopédie généalogique des maisons souveraines du monde… : Les illégitimes
  • Henri Vrignault, Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Perrin, 1954
  • Bulletin, Numéro 382, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1971
  • Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Volume 77, 1977

Articles connexes[modifier | modifier le code]