Joseph Starot de Saint-Germain

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Joseph Starot de Saint-Germain
Joseph Starot de Saint-Germain - 1729 - 1794.png
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Enfant

Joseph Starot de Saint-Germain, baron de Monteyran, seigneur de Villeplat, né à Valence le 14 mars 1729 et guillotiné à Paris le 22 floréal an II, est un fermier général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère de Louis-Antoine Starot de Saint-Germain, il devient avocat au parlement du Dauphiné et docteur agrégé, ainsi que recteur de l'Université de Valence[1].

Il devient receveur des gabelles de Valence, inspecteur général des postes en 1770, puis fermier général en 1786.

Il épouse à Nogent-sur-Marne, le 11 mars 1768, Catherine Éléonore Bénard, maîtresse du roi Louis XV. Leur fille, Adélaïde, amour de jeunesse de Bonaparte (à qui il refusa la main de sa fille), future comtesse de Montalivet, passe pour être la fille naturelle de Louis XV[2],[3].

Dès le 20 floréal, Claude Joseph, Saint Germain de Villeplat, 66 ans, demeurant à Fontainebleau, se présente au tribunal pour demander l'examen et l'apurement de sa conduite. Il est arrêté sur le champ et déféré au tribunal révolutionnaire le 22 du même mois. Pour sa défense il se désolidarise de ses collègues fermiers. Il prétend que, de tout temps, il leur avait reproché leur conduite peu scrupuleuse et spécialement le mouillage du tabac. Il précise qu'il n'a été fermier qu'à partir de 1787 et n'a donc pas participé aux faits reprochés sous les baux David et Salzard. Que s'agissant des rémunérations perçues, il ne pouvait à lui seul changer les pratiques de toute une corporation. Enfin il souligne que si sa conscience lui avait fait le moindre reproche, il ne se serait pas présenté spontanément au tribunal, après les exécutions du 19 floréal, mais aurait fui, au contraire, son domicile de Fontainebleau pour se soustraire aux poursuites.

Sans doute était-il convaincu que cette démarche ne pouvait qu'aboutir positivement. Sa défense fut balayée par l'accusateur public. La condamnation est prononcée en faisant référence aux chefs d'accusation du précédent procès, y compris ceux relatifs au seul bail David auquel l’intéressé n'avait pas participé. Il est exécuté le même jour à la Barrière du Trône.

Il est guillotiné à Paris le 22 floréal an II comme ancien fermier général.

L'une des plus importantes fortunes de Valence, il possédait entre autres un hôtel particulier à Valence et un autre à Paris[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, Volume 19, 1969
  2. Arnaud Chaffanjon, Napoléon et l'univers impérial, 1969
  3. Jean Bothorel, Un si jeune président…, éditions Grasset, 1995
  4. Revue drômoise, Volumes 89 à 90, 1991
  • Adolphe de Coston, Histoire de Montélimar et des familles principales qui ont habité cette ville, Volume 3, 1973
  • Jean-Claude Banc, Montalivet, l'homme de confiance de Napoléon, Nouveau Monde éditions / Fondation Napoléon, Paris 2011
  • Gaston Sirjean, Encyclopédie généalogique des maisons souveraines du monde… : Les illégitimes
  • Henri Vrignault, Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Perrin, 1954
  • Bulletin, Numéro 382, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1971
  • Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Volume 77, 1977

Articles connexes[modifier | modifier le code]