Joseph Souberbielle

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Joseph Souberbielle
Joseph Soubervielle 1.jpg
Joseph Souberbielle vers 1830.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Photographie probablement prise vers 1840 par Antoine Trinquart.

Joseph Souberbielle, né le à Pontacq et mort le à Paris, est un médecin français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Neveu du chirurgien Jean Baseilhac (connu aussi sous le nom de frère Côme), qui aura une influence importante sur sa carrière[1], il s'installa à Paris en 1774, où il devint l'élève du chirurgien Pierre-Joseph Desault.

Chirurgien lithotomiste[note 1] à Paris, Souberbielle fut un des plus zélés détracteurs de la méthode inventée par son oncle, Jean Baseilhac en 1779 pour l'opération de la pierre ; il se montra en conséquence fort opposé à la technique de lithotritie de Jean Civiale.

Il travailla ensuite en tant que médecin militaire, avant de servir comme chirurgien en chef pour les vainqueurs de la Bastille en 1789.

Il est connu pour son travail en gynécologie, notamment par l'utilisation de la voie d'abord (accès chirurgical) sus-pubienne. On estime qu'il a effectué plus de 1 200 opérations sus-pubiennes pour l'élimination des calculs urinaires, au cours de sa carrière[2].

Comme l'a fait Jean Baseilhac, il a plaidé pour l'utilisation d'une pâte caustique arsenicale pour la cautérisation des cancers. Le mélange trouve une utilisation particulière dans le traitement des ulcères du visage (poudre de frère Côme, ou poudre de Rousselot)[3].

Très lié à Robespierre, en tant que médecin personnel, il fut, en 1793, pendant la Terreur, juré au tribunal révolutionnaire. Celui-ci condamna, parmi beaucoup d'autres, la reine Marie-Antoinette. Il fut l'un des jurés lors de la première audience du procès de Georges Danton et des dantonistes.

Lors du procès de la reine, Marie-Antoinette, et de son incarcération à la Conciergerie du au [4], Robespierre demanda personnellement à Joseph Souberbielle de surveiller l'état de santé de la « veuve Capet », souffrant alors d'hémorragies importantes, dues certainement à un cancer de l'utérus. Il l'alimenta alors, quotidiennement, avec du « bouillon de poulet »[5],[6].

Dernier survivant du procès de Marie-Antoinette, il est le seul membre du jury dont nous ayons une photographie[7].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Recueil de pièces sur la lithotomie et la lithotritie, 1828. disponible sur Gallica
  • Observations sur l'épidémie dysentérique qui a régné à l'école de Mars, au camp des Sablons, dans l'an 2 de la République (1793), avec des moyens employés pour la combattre, Paris, imprimerie de Béthune, 1832, 8 p. disponible sur Gallica
  • Quelques remarques sur les deux derniers écrits de M. Civiale..., 1833. disponible sur Gallica
  • Lettre de M. Souberbielle [1er septembre 1833] à l'Académie des sciences, sur la statistique des affections calculeuses, présentée par M. Civiale, dans la séance du 26 août 1833, Paris, imprimerie de Béthune, s.d., 10 p. disponible sur Gallica
  • Renseignements adressés à l'Académie des sciences sur quelques points de la statistique des affections calculeuses présentée par M. Civiale, Paris, impr. de Béthune, 1833, 18 p. disponible sur Gallica
  • Encore les chiffres de M. Civiale, Paris, imprimerie de Béthune, Belin et Plon, 1834, 10 p. disponible sur Gallica
  • Académie de médecine, candidature de M. Souberbielle dans la section opératoire, 1835. disponible sur Gallica
  • « Mémoire sur l'opération de la taille », Mémoires de l'Académie royale de médecine, tome VIII, 1840.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lithotomiste : titre que l'on donnait autrefois aux opérateurs qui se livraient exclusivement à l'exécution de la cystotomie (Source : dictionnaire des termes de médecine, Paris, 1823) ou ouverture de la vessie pour extraction des calculs de vessie.

Références[modifier | modifier le code]

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