Joseph Papin

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Joseph Papin
Portrait de Joseph Papin
Portrait de Joseph Papin
Fonctions
Député de la province du Canada
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance L'Assomption, Bas-Canada
Date de décès
Lieu de décès L'Assomption, Canada-Est
Nature du décès cancer
Nationalité Canadien
Parti politique Parti rouge
Diplômé de Petit Séminaire de Montréal, Collège de L'Assomption
Profession avocat, homme politique

Joseph Papin (14 décembre 1825-23 février 1862) est un avocat et homme politique canadien. Il fut élu à assemblée législative de la province du Canada et participa à la fondation de l'Institut canadien de Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Papin est né à L'Assomption dans la province du Bas-Canada en 1825. Il était fils d'un fermier et a étudié au Petit Séminaire de Montréal puis au Collège de L'Assomption. Papin fit son stage en droit avec Joseph-Ferréol Pelletier avant d'intégrer le barreau comme avocat en 1846.

Il a participé à la fondation de l'Institut canadien de Montréal en 1844, dont il fut le président en 1847. Parallèlement, il a également contribué au journal L'Avenir. Il a signé le manifeste de l'Association pour l'annexion de 1849 prônant l'annexion du Canada aux États-Unis[1] tout en prenant part au mouvement d'abolition du régime seigneuriale.

En 1851, il participe avec Jean-Baptiste-Éric Dorion, Antoine-Aimé Dorion, Joseph Doutre et Joseph-Guillaume Barthe, à la campagne de Louis-Joseph Papineau, l'un des fondateurs du Parti rouge, pour les élections provinciales qu'il perd avant finalement d'être élu député en 1852. De son coté, Papin a siégé au conseil municipal de Montréal en 1853 et 1854, année au cours de laquelle il a été élu à l'Assemblée législative de la province du Canada de L'Assomption en soutenant le Parti rouge (aussi appelé le « parti démocratique »). En tant que député, il a proposé la création d'un système scolaire qui ne serait pas basé sur les confessions religieuses.

Ayant été battu aux élections législative de 1858, il est retourné à la pratique du droit[2]. En 1857, il a épousé Sophie Homier, la fille d'un membre du conseil municipal et, en 1858, il est devenu l'avocat de la ville de Montréal. Il est mort d'un cancer en 1862 et a été enterré à Montréal.

En 1868, sa femme a épousé Ferdinand David qui a siégé au conseil municipal de Montréal et à l'Assemblée législative du Québec. Sa fille, Marie-Louise, a épousé un médecin du nom de Gaspard Archambault et est devenue la mère de prêtre jésuite Joseph-Papin Archambault . La sœur de son épouse, Léocadie, a épousé Alexandre Archambault, qui est également devenu un membre de l'assemblée législative.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Association pour l'annexion », L'Encyclopédie canadienne (consulté le 1er septembre 2008)
  2. Guillaume Saint-Pierre, Les avocats de la Cité, La Revue du Barreau de la province de Québec, Montréal, n°4, 1944, p.345–360.

Sources[modifier | modifier le code]