Joseph Paelinck
Cleveland Museum of Art.
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autrichienne (- française (- belge (- |
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Joseph Paelinck né à Oostakker (Gand) le et mort à Ixelles le est un peintre belge.
Connu pour ses portraits et ses sujets religieux, il est élève de l'Académie royale des beaux-arts de Gand et bénéficie ensuite de l'enseignement de Jacques-Louis David à partir de 1802. Également formé à Rome, Paelinck devient ensuite peintre de la cour des Pays-Bas.
Biographie
[modifier | modifier le code]Joseph Paelinck est né à Oostakker le 20 mars 1781 à trois heures de l'après-midi et fut baptisé[1] le même jour. Ses parents, tous deux d'Oostakker, étaient Antoine Paelinck, mort[2] en 1824, et Jeanne De Winne, morte[3] en 1820. Ceux-ci étaient de condition modeste et ainsi le père de Joseph fut cultivateur, tisserand, ou encore peintre en bâtiment.
Il est formé en peinture à l'Académie royale des beaux-arts de Gand par son maître, le révérend père Marijn Braeckman[N 1]. Joseph Paelinck est envoyé « aux frais de ses compatriotes » à Paris, où il devient élève de Jacques-Louis David en [4]. Favorablement apprécié du maître, celui-ci intervient pour lui éviter la conscription. Paelinck applique avec zèle les leçons de David : « la plupart de ses tableaux se distinguent par une grande correction de dessin, par le charme de la composition et par une rigoureuse application des traditions historiques[5]. ».
Professeur à l'Académie de Gand, Joseph Paelinck séjourne ensuite, à partir de 1808, durant quatre ans à Rome où son art est à son acmé et travaille notamment à l'ornementation du palais du Quirinal. De retour aux Pays-Bas, son talent de portraitiste s'exerce au service des Nassau dont il devient l'un des protégés. En 1815, il devient peintre de la cour des Pays-Bas. Il est également membre de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et de celle d'Anvers. Après l'indépendance de la Belgique, son œuvre est quelque peu délaissée au profit d'artistes nouveaux. Paelinck en conçoit quelque amertume, mais il reçoit l'ordre de Léopold en récompense de sa fructueuse carrière[6].
Des œuvres de Paelinck sont conservées en Belgique, en Europe et aux États-Unis : musée des Beaux-Arts de Gand, Rijksmuseum Amsterdam, Cultural Heritage Agency of the Netherlands Art Collection (Pays-Bas), Bomann-Museum (de) (Celle, Allemagne), J. Paul Getty Museum, Cleveland Museum of Art et Rhode Island School of Design Museum.
Parmi ses élèves figurent Joseph Meganck, François Cautaerts, François Antoine Bodumont, Charles Baugniet, Charles Picqué, Édouard De Bièfve, Jean Désiré de Fiennes, Élisa de Gamond, Félix De Vigne, Henri de Coene, Abraham Johannes Zeeman, Jozef Geirnaert, Nicolas Legrand, Alfred Stevens, ou encore Jean Alexandre Van Laethem[7].
Veuf en premières noces de Barbe Josèphe Maelcamp, née à Gand en 1778 et morte à Bruxelles[8] en 1827, qu'il avait épousée à Gand[9] en 1815, Joseph Paelinck épouse à Bruxelles, la même année, le , Louise Thérèse Françoise Élisabeth Horgnies (1805-1887), rentière, née à Ratisbonne, qui s'initie à la peinture et devient connue sous le nom de Fanny Paelinck-Horgnies. Sa première épouse, d'une famille de notables à Gand, était la fille d'Etienne Jean François Maelcamp, secrétaire aux Parchons de Gand, mort en 1797, et elle eut une influence non dénuée d'importance, sur l'art et la composition de son mari[10].
Joseph Paelinck meurt à son domicile à Ixelles le [11].
Œuvres
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- Le Jugement de Pâris, 1er prix de peinture de l'Académie de Gand en 1804, musée des Beaux-Arts de Gand.
- L'Invention de la Sainte croix, vers 1809-1811, musée des Beaux-Arts de Gand.
- Portrait de l'impératrice Joséphine, 1807, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Les Embellissements de Rome par Auguste, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Vieillard romain, Salon de Bruxelles de 1811, localisation actuelle inconnue[12].
- Orphée et Eurydice, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Suzanne au bain, 1812 ou 1813, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- La Sainte Famille, Salon de Bruxelles de 1815, Los Angeles, J. Paul Getty Museum.
- Portrait de la reine Wilhelmine des Pays-Bas, 1817, Rhode Island School of Design Museum.
- Portrait du général Carl August von Alten, 1818, Celle, Bomann-Museum (de).
- Portrait de Johanna Hendrika Kraane, 1818, Ryswick, Cultural Heritage Agency of the Netherlands Art Collection.
- Portrait de Guillaume Ier des Pays-Bas, 1819, Rijksmuseum Amsterdam.
- La Belle Anthia conduisant ses compagnons dans le temple de Diane à Éphèse, 1820, 230 × 300 cm, musée des Beaux-Arts de Gand[13].
- Éros, 1820, musée des Beaux-Arts de Gand.
- Les Disciples d'Emmaüs, 1820, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Vierge à l'Enfant, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- La Toilette de Pysché, 1823, Rijksmuseum Amsterdam.
- Portrait de Charles Picqué, 1826, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Portrait de Joseph van Crombrugghe, 1829, musée de la ville de Gand.
- La Fuite en Égypte, 1829, Malines, église Sainte Catherine.
- Junon, 1832, musée des Beaux-Arts de Gand.
- La Danse des Muses, 1832, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- L'Abdication de Charles Quint en 1555, 1836, localisation inconnue[réf. nécessaire].
- Sainte Colette recevant, des mains du magistrat de Gand, le diplôme pour l'établissement de son couvent, Gand, cathédrale Saint-Bavon.
- Œuvres de Joseph Paelinck
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L'Invention de la Sainte-croix, 1808, musée des Beaux-Arts de Gand.
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Portrait de Guillaume Ier des Pays-Bas, 1819, Rijksmuseum Amsterdam.
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La Belle Anthia conduisant ses compagnons dans le temple de Diane à Éphèse, 1820, musée des Beaux-Arts de Gand.
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La Fuite en Égypte, 1829, Malines, église Sainte Catherine.
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La Danse des Muses, 1832, localisation inconnue.
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Vierge à l'Enfant, localisation inconnue.
Distinctions
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Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais.
Chevalier de l'ordre de Léopold [14].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Marijn Braeckman (1748-1805) entra à 23 ans au couvent, où il fut d'abord organiste, avant de retourner à Mont-Saint-Amand quand son monastère fut pillé par les révolutionnaires, pour enseigner à l'académie de Gand en parallèle de ses talents de luthier.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Ses parrain et marraine étaient Egidius van der Moere, de Wondelgem mais habitant à Oostakker, et Joanna Legiest, de Destelbergen mais habitant également à Oostakker. Le père de l'enfant, le parrain et la marraine signent d'une croix.
- ↑ Oostakker, acte de décès du 4 janvier 1824 : Monsieur Dominicus Paelinck, 29 ans, prêtre à Oostakker, fils du défunt, et Emmanuel Vande Cotte, 72 ans, aubergiste à Oostakker, voisin du défunt, qui déclarent que le 3 janvier 1824 à cinq heures du matin est mort Antonius Paelinck, 68 ans, né à Oostakker et peintre en bâtiment à Oostakker, fils de Livinus et de Joanna Legiest, veuf de Joanna Marie De Winne, époux de Joanna Doclos, décédé en sa maison sise au village de cette commune.
- ↑ Oostakker, acte de décès du 17 juin 1820 : Antonius Paelinck, tisserand à Oostakker, mari de la défunte, et Benedictus du Bois, tailleur d'habits à Oostakker, voisin de la défunte, déclarent que le 16 juin 1820 à 11 heures et demie du soir est morte Joanna Marie De Winne, 71 ans, particulière, née et demeurant à Oostakker, fille de Lucas De Winne et d'Adriaene Droesbeke, tous deux décédés, mariée à Antonius Paelinck prédit, décédée en la maison sise au village de cette commune. Antonius Paelinck a signé l'acte.
- ↑ Une lettre du tribun van Hulthem, écrite de Paris aux présidents et directeurs de l'Académie de Gand, datée du 8 fructidor An X (), les informe que Paelinck vient de rentrer dans l'atelier de David.
- ↑ Bulletin, Revue universelle : Bibliothèque de l'homme du monde et de l'homme politique au XIXe siècle, vol. 40, t. 4, Bruxelles, Société belge de librairie, , 513 p. (lire en ligne), p. 105.
- ↑ Bulletin, Revue universelle : Bibliothèque de l'homme du monde et de l'homme politique au XIXe siècle, vol. 40, t. 4, Bruxelles, Société belge de librairie, , 513 p. (lire en ligne), p. 106.
- ↑ Philippe Vandermaelen, Dictionnaire des hommes de lettres, des savans, et des artistes de la Belgique présentant l'énumération de leurs principaux ouvrages, Bruxelles, Établissement géographique, , 268 p. (lire en ligne), p. 213.
- ↑ Bruxelles, acte de décès n° 85 de 1827. Barbara Josepha Maelcamp est morte à Bruxelles le 9 janvier 1827 âgée de 48 ans, sept mois et 24 jours, née à Gand, habitant à la rue des Comédiens, 6ème section, n° 1007, épouse de Josephus Paelinck, artiste peintre de Sa Majesté le Roi, chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais, fille de Stephanus Joannes et de Maria Barbara Francisca Pycke, conjoints décédés.
- ↑ Gand, acte de mariage n° 220 du 3 mai 1815. Joseph Paelinck, 34 ans, né à Oostakker le 20 mars 1781, domicilié à Gand, au Marché au Lin, peintre, est le fils d'Antoine, cultivateur audit Oostakker, et de Jeanne De Winne. Demoiselle Barbe Josephe Maelcamp, 36 ans, née à Gand le 16 mai 1778, y demeurant chez sa mère rue des Vanniers, particulière, fille de sieur Etienne Jean, décédé, et de Dame Marie Barbe Pijcke, rentière. Les témoins étaient le sieur Pierre de Goesin, 63 ans, imprimeur libraire, le sieur Jean Baptiste Joseph Stauthamer, 50 ans, rentier, Anselme de Leersnijder, 49 ans, et Louis van Bambeke, 39 ans, écrivains, tous demeurant à Gand. (Suivent les signatures).
- ↑ Félix-Victor Goethals, Histoire des lettres, des sciences et des arts en Belgique et dans les pays limitrophes, Bruxelles, De Mat, 1840, 2 volumes, tome II.
- ↑ Son acte de décès, rédigé le (Ixelles acte no 147), précise qu'il est mort la veille à neuf heures du matin, section 2, no 161 et qu'il était âgé de 58 ans, 2 mois et 28 jours et veuf de Barbe Maelcamp et époux de Louise Françoise Horgnies. L'acte précise : « peintre d'histoire, ancien peintre de la reine des Pays-Bas, chevalier de l'ordre du Lion Belgique et de l'ordre de Léopold ».
- ↑ Pauzelle, Essai sur le Salon de Bruxelles de 1811, Bruxelles, A. J. D. De Braeckenier, , 11 p. (lire en ligne), p. 10.
- ↑ Musée de Gand, Anthia.
- ↑ Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 183.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Félix-Victor Goethals, Histoire des lettres, des sciences et des arts, en Belgique et dans les pays limitrophes, vol. 2, Bruxelles : [s.n.], 1840-1844, p. 436-452.
- Maurice Heins, docteur en droit, à Gand, Notice Paelinck (Joseph), dans la Biographie nationale, tome 16, Bruxelles, Bruylant, 1901, col. 448-452, à lire en ligne sous le lien suivant [1].
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :