Joseph Nicolas Clary

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Joseph Nicolas Clary
Fonction
Pair de France
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
(à 63 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Malcy Anne Jeanne
Enfants
Zénaïde Françoise Clary (d)
François Jean Clary
Justinien Nicolas ClaryVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Château de la Grange (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Joseph Nicolas, 1er comte Clary (Marseille, Paris, ), est un homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Nicolas Clary était né du second mariage de son père, François Clary (1725-1794) armateur et échevin de Marseille, avec Françoise Rose Somis (1737-1815). Il avait douze frères et sœurs nés des deux unions de son père, dont Julie (1771-1845), reine consort de Naples puis reine d'Espagne, et Désirée (1777-1860), princesse de Pontecorvo puis reine de Suède et de Norvège.

Suivant la carrière paternelle, il devient négociant et fabricant de savon de Marseille, ainsi que banquier à Paris[1]. Il se lie avec Joseph Bonaparte, qui épousera sa sœur Julie, qu'il introduit dans ses affaires.

Émigrant sous la Révolution, il se lie notamment avec le comte de Vernègues à Milan[2].

En 1812, il rachète à sa sœur Désiré et son beau-frère Bernadotte le château de la Grange-la-Prévôté.

Joseph Nicolas Clary, fut, en raison des alliances qui avaient apparenté la famille Clary à celle des Bonaparte, inscrit par Napoléon Ier, le , sur la liste des pairs des Cent-Jours[3].

Il perdit cette dignité au second retour des Bourbons[3].

Il a été fait comte de l'Empire par décret du , sans lettres patentes ni « règlement d'armoiries »[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Blasonnement
Ornements extérieurs Comtes de l'Empire français.svg
Blason fam fr Clary.svg
Armes de la famille Clary

D'or, à l'aigle de sable, au chef d'azur, ch. d'un soleil d'or[5].

Ou
D'or, à une aigle au vol abaissé de sable, becquée et membrée de gueules, et un chef d'azur, chargé d'un soleil d'or que l'aigle regarde[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Bergeron, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 1999
  2. Ernest Daudet, Histoire de l'émigration pendant la révolution française, Volume 2, Hachette, 1905
  3. a et b Robert & Cougny 1890, p. 119.
  4. a et b Roglo 2012.
  5. a et b Rietstap 1884.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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