Joseph Lagrosillière

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Joseph Lagrosillière
Fonctions
Député (1910-1924
1932-1940)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique Section française de l'Internationale ouvrière
Union socialiste républicaine
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 77 ans)
Résidence Martinique

Marie-Samuel Joseph Lagrosillière (1872-1950), fondateur du mouvement socialiste en Martinique, est l'une des figures politiques les plus importantes de l'île dans la première moitié du XXe siècle, à l'image d'Hégésippe Jean Légitimus en Guadeloupe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Lagrosillière est né le 20 octobre 1872 à Sainte-Marie (Martinique). Il effectue en métropole des études de droit, puis en 1901, à son retour dans l'île, s'inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. La même année, il crée la première Fédération socialiste de la Martinique. Puis il fonde le journal le Prolétaire, dont il est aussi le rédacteur en chef.

1902 : Joseph Lagrosillière est candidat aux législatives dans la circonscription Nord, mais, en raison de l'éruption de la montagne Pelée, le 8 mai, le deuxième tour prévu le 11 n'a pas lieu. Sa famille est décimée dans la catastrophe. Démoralisé, il s'installe pendant deux ans à Saint-Pierre-et-Miquelon.

1910 : Il est élu député dans le Nord (il sera réélu en 1914). Il est élu maire de Sainte-Marie et reste le premier magistrat de la ville pendant 26 ans.

1914 : Joseph Lagrosillière, en désaccord avec les députés socialistes métropolitains sur la question de l'assimilation, démissionne du groupe socialiste à la Chambre des députés.

1915 : Partisan farouche de l'assimilation, Lagrosillière en compagnie du député guadeloupéen Achille René-Boisneuf présente sans succès à la Chambre des députés une proposition de loi tendant à transformer les colonies antillaises en département français. Cette proposition est souvent citée mais personne n'en donne jamais la date.

1919 : Il conclut une alliance politique avec Fernand Clerc du parti de l'Usine au « banquet de Sainte-Marie » pour les législatives suivantes. Il est élu pour cinq ans député dans le Sud. La même année, il devient président du Conseil général, qu'il préside jusqu'en 1939.

1925 : Il est emprisonné après les élections municipales et la grève de 1925 pour incitation au trouble et à la violence.

1931 : Joseph Lagrosillière est arrêté pour « trafic d'influence » et écroué au Havre en France.

1932 : Malgré ses démêlés judiciaires, il est triomphalement élu à nouveau député dans le Sud. Il le reste jusqu'au début de la seconde guerre mondiale.

1945 : Joseph Lagrosillière livre sa dernière bataille politique à Fort-de-France, où il est sévèrement battu par le jeune candidat communiste Aimé Césaire qui le distance de plus de 5000 voix.

1950 : Il meurt le 6 janvier à l'âge de 78 ans.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

  • De 1910 à 1936: Maire de Sainte-Marie
  • De 1919 à 1939 et 1943 à 1945 : Président du Conseil général de la Martinique
  • De 1910 à 1924 et de 1932 à 1940: Député de la Martinique

Sources[modifier | modifier le code]

  • Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes écrit par Camille Darsières, éditions Désormeaux, 1999 - Tome 1: "Les années pures, 1872-1919", Tome 2: "Les années dures, 1920-1931", Tome 3: "La remontée, 1932-1950".