Joseph Franklin Rutherford

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Joseph Franklin Rutherford
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Joseph F. Rutherford en 1917.

Nom de naissance Joseph Franklin Rutherford
Naissance
Versailles,
Drapeau du Missouri Missouri
Décès (à 72 ans)
San Diego,
Drapeau de la Californie Californie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Activité principale
Président des Témoins de Jéhovah
Conjoint
Mary Malcolm Fetzer
Descendants
Malcolm Rutherford

Joseph Franklin Rutherford, né le à Versailles au Missouri et mort le à San Diego en Californie, aussi connu sous le nom de « Juge » Rutherford, est le deuxième président de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania. Il joue un rôle primordial dans l'organisation et le développement doctrinal des Témoins de Jéhovah, dérivés du mouvement des Étudiants de la Bible, créé en 1881 par son prédécesseur Charles Taze Russell.

Joseph F. Rutherford commence sa carrière dans en travaillant en tant que greffier de justice, avocat et procureur. Il devient juge spécial du quatorzième district judiciaire du Missouri quelque temps après 1895. À cette époque il développe un intérêt particulier aux doctrines de la Watch Tower Society et de son président Charles Taze Russell, ce qui le mène à rejoindre le mouvement des Étudiants de la Bible et à se faire baptiser en 1906. Il est nommé conseiller juridique de la Watch Tower Society en 1907, ainsi que surveillant itinérant avant son élection en tant que président en 1917. Le début de sa présidence est marquée par un différend au sein du conseil d'administration de la société car quatre de ses sept membres l'accusent de comportement autocratique et cherchent à réduire ses pouvoirs. Ce différend et la crise qui en résulte divise la communauté des Étudiants de la Bible et contribue à la perte d'un septième des adhérents en 1919 et des milliers de plus jusqu'en 1931. Rutherford et sept autres dirigeants de la Watch Tower sont emprisonnés en 1918 après des accusations portées à l'encontre de la publication The Finished Mystery, un ouvrage jugé séditieux à cause de son opposition à la Première Guerre mondiale.

Rutherford introduit de nombreux changement doctrinaux et organisationnels qui ont façonné les croyances et les pratiques actuelles des Témoins de Jéhovah. Il impose la création d'une structure administrative centralisée pour le mouvement mondial des Étudiants de la Bible, qu'il appellera plus tard « une théocratie », et demande à tous les adhérents de distribuer des publications par la prédication en porte-à-porte et de fournir des rapports réguliers de leur activité de prédication. Il institue également des programmes de formation à la prise de parole en publique dans le cadre des réunions cultuelles hebdomadaires des Témoins de Jéhovah. Il établit l'année 1914 comme la date du retour invisible de Christ, affirme que le Christ est mort sur un poteau plutôt que sur une croix, formule le concept actuel des Témoins d'Armageddon, comme la guerre de Dieu contre les injustes, et renforce la croyance selon laquelle et le règne millénaire du Christ est imminent. Il condamne l'observance des célébrations traditionnelles comme Noël ou les anniversaires de naissance, le salut au drapeau national ou le chant de l'hymne patriotique. Il introduit en 1931 le nom de « Témoins de Jéhovah » et en 1935 le terme de « Salle du Royaume » pour le lieu de culte.

Il est l'auteur de vingt-et-un livres et est crédité par la Watch Tower en 1942 de la distribution d'environ 400 millions de livres et brochures. Malgré une baisse importante de l'effectif global au cours des années 1920, il augmente de plus de six fois à la fin des vingt-cinq années de présidence de Rutherford.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford naît le à Versailles, petite ville du Comté de Morgan au Missouri. Il est le fils de James Calvin Rutherford et Leonora Strickland et grandit dans une famille de fermiers baptistes proche de la pauvreté. Certaines sources placent sa ville de naissance à Boonville, mais selon son certificat de décès il est bien né à Versailles[1],[2]. Rutherford s'intéresse à la justice dès l'âge de 16 ans[3]. Même si son père s'oppose à cet intérêt, il l'autorise à aller au collège à condition qu'il paye un ouvrier pour prendre sa place dans la ferme familiale[4]. Rutherford contracte un prêt et finance ses études en travaillant en tant que vendeur d'encyclopédies en porte-à-porte et greffier de justice[4],[5].

Carrière en droit[modifier | modifier le code]

Joseph Rutherford passe deux ans en tant que stagiaire d'un juge avant de devenir journaliste officiel du tribunal à vingt ans et d'être admis au barreau du Missouri en mai 1892 à vingt-deux ans[5]. Il devient par la suite avocat de première instance au sein d'un cabinet d'avocats puis procureur général de Boonville pendant sept ans[6]. Il fait brièvement campagne pour le candidat démocrate à la présidence William Jennings Bryan[7]. Il est nommé juge spécial du huitième tribunal judiciaire du Missouri servant de juge suppléant lorsqu'un juge titulaire n'est pas en mesure de tenir une audience[4],[5],[8],[9],[n 1]. En raison de cette nomination il devient connu par le sobriquet « Juge » Rutherford[10]. Il est admis au barreau de New York en 1909 et pratique devant la Cour suprême des États-Unis la même année[10].

Caractère et comportement[modifier | modifier le code]

Les biographes décrivent souvent Joseph Rutherford comme quelqu'un de grand avec une carrure solide, un comportement sénatorial et une voix puissante qui lui permet d'être un très bon orateur[11],[12],[13]. En 1919, le New York Times déclare que Rutherford « a la réputation d'être un orateur éloquent et énergique »[8]. Les ouvrages de la Watch Tower Society déclarent que sa personnalité est particulièrement différente de celle de son prédécesseur. Un livre consacré à l'histoire des Témoins de Jéhovah dit qu'alors que Russell était gentil, chaleureux et plein de tact, Rutherford « est chaleureux et généreux envers ses associés mais il peut aussi être une personne directe et brusque, et ses antécédents juridiques et les expériences de sa jeunesse lui ont donné une franchise dans sa façon de gérer les problèmes de ses frères qui peut parfois en offenser »[14]. L'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975 ajoute qu'il n'a pas pour habitude de cacher ses sentiments : « sa franchise, même si elle est exprimée avec gentillesse, est parfois mal comprise »[15]. Le codirecteur de la Watch Tower, A. H. Macmillan déclare que Rutherford « parle aux gens aussi simplement et directement qu'il le pouvait, c'est un homme franc. Il est parfaitement convaincu que ce qu'il a dire est la vérité et qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort »[16]. Il ajoute qu'il « ne tolérerait jamais rien qui soit contraire à ce qu'il a compris clairement de l'enseignement de la Bible. Il est si strict à ce sujet qu'il ne permettrait rien qui semblerait montrer un compromis sur une question de vérité »[17]. L'auteur Tony Wills le décrit comme une personne charitable et généreuse et ajoute que sa sympathie pour les pauvres et les oppressés n'est dépassée que par sa haine pour les riches et les oppresseurs[13]. Wills constate également qu'il est dynamique, impatient et extraverti[18]. D'autres auteurs mentionnent également son caractère inflammable : James Penton le trouve brusque, modeste, explosif et avec « tellement d'autosuffisance qu'il considère quiconque l'oppose comme le Diable » alors qu'Alan Rogerson écrit qu'il est une « personne dogmatique et insensible, obsédée par son importance personnelle »[19],[20].

Sa confrontation avec quatre directeurs de la Watch Tower Society en 1917 met en évidence la puissance de sa personnalité et sa détermination à combattre pour ce qu'il pense être juste. James Penton prétend que Rutherford joue « la politique de l'église avare » et Alan Rogerson l'accuse d'utiliser La Tour de Garde comme un moyen de propagande pour attaquer ses opposants dans ce qui était en réalité une bataille pour garder son poste de président[21],[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford épouse Mary Malcolm Fetzer, originaire de Boonville, le 31 décembre 1891[23]. Leur fils unique, Malcolm Cleveland, est né le 10 novembre 1892[23]. Le couple se sépare après l'élection de Joseph à la présidence de la Watch Tower Society[24]. Mary restera une Témoin de Jéhovah active jusqu'à ce qu'elle soit confinée dans sa demeure pendant les années précédant sa mort en 1962 à l'âge de 93 ans[25].

La résidence Beth Sarim construite à San Diego en Californie en 1929. Rutherford y décède en 1942.

Joseph Rutherford aurait perdu l'usage d'un poumon à la suite d'une pneumonie subie lors de son emprisonnement de 1918 à 1919[26]. Trouvant l'hiver new-yorkais « impossible », le médecin de Rutherford l'encourage à « passer autant de temps possible » sous un climat plus favorable[26]. En 1929 la société Watch Tower lui fait construire à San Diego en Californie une résidence nommée Beth Sarim (littéralement « La Maison des princes »), pour qu'elle lui serve dans un premier temps de résidence hivernale et de bureau puis finalement de résidence principale[25],[27],[28],[29]. Il y meurt en 1942[2]. La villa est vendue en 1948, La Tour de garde expliquant : « Elle avait pleinement rempli son rôle et n'était plus maintenant qu'un témoignage dont l'entretien était assez coûteux »[30].

Le niveau de vie de Joseph Rutherford et son comportement personnel ont attirés les critiques des Étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah dans les années 1930. Walter F. Salter, l'ancien dirigeant de la branche canadienne de la Watch Tower Society, a écrit une lettre publique à Rutherford en 1937, le mois où il a été excommunié de la religion, dans laquelle il déclare que Rutherford a la jouissance exclusive de résidences « luxueuses » et « coûteuse »Brooklyn, à Staten Island, en Allemagne et à San Diego), ainsi que de deux Cadillac[31],[32],[33]. Il ajoute qu'à plus d'une occasion, il a acheté pour Rutherford des caisses de whisky, de brandy, de bière et d'autres liqueurs et qu'il « allait de verre-en-verre »[34],[n 2]. En juillet 1939, Olin R. Moyle, conseiller juridique de la société, écrit au président une lettre de démission ouverte, dans laquelle il se plaint du comportement de certains membres de la Watch Tower Society, incluant Rutherford, qu'il considère excessif et inapproprié[35]. Moyle y mentionne le logement en Californie lorsqu'il déplore « la différence entre les logements qui sont fournis [à Rutherford], ainsi que [ses] employés personnels, comparés avec ceux fournis à certains de [ses] frères »[35]. Il accuse également Rutherford de faire preuve d'un « traitement indigne du personnel, d'éclats de colère, de discrimination et d'un langage vulgaire » et condamne l'autorisation de la « glorification de l'alcool » au sein du Bethel[35],[36],[n 3]. Penton précise que Moyle était un « abstème » et « puritain » mais affirme que les habitudes de consommation de Rutherford étaient « notoires » et cite, sans les nommer, les anciens employés du Béthel de Brooklyn, qui ont mentionné les difficultés occasionnelles à obtenir Rutherford sur le podium pour faire des discours publics en raison de son ivresse[31].

Décès et enterrement[modifier | modifier le code]

À partir de ses soixante-dix ans, Joseph Rutherford subit plusieurs traitements le cancer du côlon[37]. Il se fait opérer le 5 novembre 1941, ce qui permet aux médecins de lui découvrir un « carcinome du sigmoïde rectal »[2]. Ils lui donnent alors moins de six mois à vivre[2]. Joseph Rutherford décède à Beth Sarim le 8 janvier 1942 à 72 ans[38]. La cause de décès officielle est une « urémie due à un carcinome du rectum causé par des métastase pelviennes »[2].

Un membre de la Watch Tower Society déclare à propos de l'annonce du décès de Joseph Rutherford : « C'était à midi quand la famille était rassemblée pour le déjeuner... L'annonce était brève. Il n'y a pas eu de discours. Personne ne prit sa journée pour faire le deuil. Au contraire, nous sommes retourné à l'usine et avons travaillé encore plus dur »[37].

L'enterrement de Joseph Rutherford prend cinq mois de retard à cause des procédures juridiques découlant de son désir d'être enterré à Beth Sarim, comme il l'avait signalé à trois proches conseillers du siège de Brooklyn[39],[40],[41]. Selon le périodique Consolation daté de mai 1942, « Le juge Rutherford cherchait le début du triomphe du "Roi de l'Est", Jésus Christ, qui dirige les cieux, et il voulait être enterré à l'aube face au soleil levant, dans une partie isolée du sol qui serait administrée par les princes, qu devraient sortir de leurs tombes »[42]. Se basant sur sa croyance selon laquelle les personnages bibliques ressuscités vivront à Beth Sarim, Rutherford conclu qu'il est approprié que sa dépouille soit enterrée dans la propriété[42].

Le problème juridique survient parce que la propriété Beth Sarim n'est pas considérée légalement comme un cimetière[43]. Afin que la dernière volonté de Joseph Rutherford soit respectée, les Témoins collectent plus de 14 000 signatures sur deux pétitions, une pour qu'il soit enterré à Beth Sarim et une autre pour qu'il le soit dans une proche propriété appartenant à la Watch Tower Société et nommée Beth Shan[42]. Un article de Consolation critique les fonctionnaires du comté de San Diego pour leur refus d'accorder un permis pour l'enterrement de Rutherford sur l'une ou l'autre propriété, déclarant : « Ce n'est pas le sort des os qu'ils ont décidé, mais leur propre destinée. Le sang n'est pas non plus sur les mains de qui que se soit, car nous leur avons dit trois fois que de se battre contre Dieu, ou même de manipuler les os de Son serviteur, leur apporterait la condamnation du Seigneur... Donc leur responsabilité est scellée et ils suivent Satan »[44],[45],[46].

Les spéculations selon lesquelles Rutha private burial plot for Watch Tower branch volunteers is on Woodrow Roaderford a secrètement été enterré à Beth Sarim sont qualifiée de « rumeurs privées », « fréquemment réfutables » et « mythes »[47],[48],[49]. Le numéro du Time daté du 4 mai 1942 place la tombe de Rutherford à Rossville sur Staten Island à New York, une sépulture privée pour les volontaires de la Watch Tower Société est située sur Woodrow Road[50],[51],[42]. En 2002, le gardien du cimetière voisin répond à une enquête sur les tombes de la Watch Tower en disant : « Je ne pourrais pas vous dire qui y est enterré parce qu'il n'y a absolument aucune plaque ou pierre tombale »[52].

Après son décès, Joseph Rutherford est remplacé par Nathan Homer Knorr à la présidence de la Watch Tower Society[53].

Watch Tower Society[modifier | modifier le code]

Avant de connaître les Étudiants de la Bible, il fut, semble-t-il, actif en politique.

C'est en 1894 qu'il entra en contact avec le mouvement des Étudiants de la Bible, néanmoins il se fit baptiser en 1906, année où il publia son premier livre « Le salut de l'homme selon le point de vue d'un homme de loi », peu de temps après il devint le conseiller juridique du mouvement. il servit dans ce rôle lors des affaires opposant Charles Russell à sa femme Maria en 1908 en vue de leur séparation, et dans l'affaire du Blé miraculeux.

En 1915, il publia une défense dithyrambique du pasteur Russell, appelée Une grande bataille dans les cieux ecclésiastiques, panégyrique de Russell dans le rôle de David contre Goliath, représentant tous ses opposants religieux, étendus à la totalité des autorités ecclésiastiques du monde entier ! Si Russell accepta ce cadeau, il ne voulut pas néanmoins être associé au projet tout en acceptant d'en informer les lecteurs de La Tour de garde pour qu'ils le commandent.

Néanmoins cet avis mérite d'être nuancé par le fait que Russell n'a pas demandé la radiation de Rutherford des directeurs de la Société, ni n'a cherché quelqu'un d'autre pour être son dépositaire testamentaire. De plus, Rutherford participe toujours comme orateur aux assemblées, il est un des orateurs aux côtés de Russell le à l'assemblée de Springfield, Massachusetts et il est le président de l'assemblée de Los Angeles du 2 au . On peut néanmoins se demander si ce n'est pas peu de responsabilités pour un directeur de la Société, de plus à partir de 1913, Russell n'a plus eu la majorité des actions de la société Watchtower et n'a pas pu à partir de cette date agir à sa guise avec les directeurs comme il reconnaissait le faire dans une Tour de garde de 1890. L'énigme reste donc entière, on peut néanmoins affirmer que Rutherford n'était pas vu par Russell comme son successeur le plus probable.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford

Le jour même de la mort de Russell, Alexandre H. Macmillan alors manager général en l'absence de Russell au Béthel de Brooklyn, intercepta un télégramme de Menta Sturgeon, alors secrétaire particulier de Russell, envoyé à sa femme annonçant le décès du Pasteur. Il en avertira immédiatement Rutherford, alors à une assemblée à Oakland dans le Maryland, qui décida de partir dans l'urgence pour le Béthel car il était le dépositaire testamentaire du Pasteur Russell.

Deux jours après, le conseil des directeurs élira à la place de Russell, A.N Pierson et nommera un comité exécutif de trois directeurs chargé de l'intérim: A.I. Ritchie, W.E. Van Amburgh et J.F. Rutherford. Ce comité sera lui-même supervisé par le comité des directeurs dans son ensemble.

Très vite le dynamisme et la connaissance de la loi de Rutherford le désigne comme possible candidat à la présidence bien que selon une interview au Brooklyn Daily Eagle de Macmillan, ce soit le vice-président Ritchie qui est le favori. La Société Watchtower était à l'époque une société d'édition dont la nomination des dirigeants revenait aux actionnaires. Avait droit à un vote, toute personne donnant 10 $. Chaque donation supplémentaire de 10 $ donnait droit à un vote supplémentaire. C'est le , que Rutherford finalement seul candidat, est élu par les actionnaires comme président, Pierson comme vice-président et Van Amburgh comme secrétaire et trésorier. Un fait parmi bien d'autres montre que Rutherford savait qu'il allait être élu président : avant même cette élection, sa biographie avait été envoyée aux journaux éloignés une semaine avant l'élection, pour qu'elle paraisse le jour de l'annonce de son élection.

Avant cette élection Rutherford avait pris soin d'interdire au comité des cinq "sœurs" de voter. Ce comité était chargé par Russell de gérer les droits de vote qu'il possédait de son vivant et représentait, avant sa mort, près de 1/5 des droits de vote. Par la suite, c'est Rutherford qui utilisera ces droits de vote, contre la volonté de Russell qui n'avait pas prévu qu'ils soient utilisés par le président.

Conflit à propos de la présidence[modifier | modifier le code]

The Finished Mystery[modifier | modifier le code]

Emprisonnement et libération[modifier | modifier le code]

Bilan des changements[modifier | modifier le code]

Administratifs[modifier | modifier le code]

Doctrinaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les biographies de Joseph F. Rutherford de La Tour de garde du 15 mars 1955 et de l'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975 déclarent que sa nomination en tant que juge spécial a eu lieu dans le quatorzième tribunal judiciaire du Missouri.
  2. « J'ai, selon vos ordres, acheter des caisses de whisky, à $60 la caisse, des caisses de brandy et d'autres liqueurs, sans parler des incalculables caisses de bières. Une bouteille ou deux de boissons alcoolisées ne va pas...
    Rutherford nous envoyait faire face à l'ennemi en porte-à-porte, pendant qu'il allait de "verre-en-verre", et nous disait que si nous ne le faisions pas nous serions détruits. »
  3. Les directeurs de la société ont défendu Rutherford dans un article de La Tour de Garde d'octobre 1939, accusant Moyle de mensonges et d'« odieuse calomnie » et affirmant qu'il était un « Judas » essayant de provoquer la division. Moyle a poursuivi en justice avec succès le conseil d'administration pour diffamation, recueillant 15 000 dollars et les frais judiciaires. Voir Penton 1997, p. 80 à 83 et Wills 2007, p. 202 à 205.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Penton 1997, p. 47
  2. a, b, c, d et e Certificat de décès de Joseph Franklin Rutherford, Département de la Santé Publique, San Diego, Californie, 6 février 1942.
  3. Rogerson 1969, p. 34
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  5. a, b et c Prédicateurs, p. 67
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  7. (en) Barbara Grizzuti Harrison, Visions of Glory - A History and Memory of Jehovah's Witnesses, Simon & Schuster, , chapitre 6
  8. a et b (en) « Succeeds Pastor Russell - J.F. Rutherford, New York Lawyer, Heads Watch Tower Society », The New York Times,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  9. (en) « Religion: Jehovah's Witness », Time,‎ (lire en ligne)
  10. a et b Annuaire 1975, p. 83
  11. (en) Herbert H. Stroup, The Jehovah's Witnesses, Columbia University Press, , p. 16.
  12. Penton 1997, p. 47.
  13. a et b Wills 2007, p. 131.
  14. Desseins divins, p. 68 et 69.
  15. Annuaire 1975, p. 83.
  16. Macmillan 1957, p. 150 et 151
  17. Macmillan 1957, p. 77
  18. Wills 2007, p. 101
  19. Penton 1997, p. 47 et 48
  20. Rogerson 1969, p. 35
  21. Penton 1997, p. 51
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  27. (en) « Beth-Sarim - Much Talked About House », The Messenger, Watch Tower Society,‎ (lire en ligne)
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  29. (en) « Deeds San Diego Home to Kings of Israel; Judge Rutherford in the Interim Occupies the House and Drives the Cars », The New York Times,‎ , p. 31
  30. La Tour de garde du 15 décembre 1947, telle que citée dans Prédicateurs, p. 76
  31. a et b Penton 1997, p. 72 et 73
  32. La Tour de garde du 15 mai 1937, p. 159.
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  51. Announcements, La Tour de garde du 1er octobre 1966, page 608.
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  53. Prédicateurs, p. 91

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James A. Beckford, The Trumpet of Prophecy: A Sociological Study of Jehovah's Witnesses, Oxford, Basil Blackwell, (ISBN 0-631-16310-7).
  • A.H. Macmillan, Faith on the March, Prentice-Hall, (lire en ligne).
  • James M. Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, Université de Toronto, , 2nd éd. (ISBN 0-8020-7973-3).
  • Alan Rogerson, Millions Now Living Will Never Die, Constable, London, (ISBN 0-09-455940-6).
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975, Watch Tower Bible & Tract Society, .
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume de Dieu, Watch Tower Bible & Tract Society, 1959 (angl.) - 1971 (fr.).
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins, Watch Tower Bible & Tract Society, .
  • Tony Wills, A People For His Name : A History of Jehovah's Witnesses and an Evaluation, Lulu Enterprises, (ISBN 978-1-4303-0100-4).

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