Joseph Franklin Rutherford

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Joseph Franklin Rutherford
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Joseph F. Rutherford en 1917.

Nom de naissance Joseph Franklin Rutherford
Naissance
Versailles,
Drapeau du Missouri Missouri
Décès (à 72 ans)
San Diego,
Drapeau de la Californie Californie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Activité principale
Président des Témoins de Jéhovah
Conjoint
Mary Malcolm Fetzer
Descendants
Malcolm Rutherford

Joseph Franklin Rutherford, né le à Versailles au Missouri et mort le à San Diego en Californie, aussi connu sous le nom de « Juge » Rutherford, est le deuxième président de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania. Il joue un rôle primordial dans l'organisation et le développement doctrinal des Témoins de Jéhovah, dérivés du mouvement des Étudiants de la Bible, créé en 1881 par son prédécesseur Charles Taze Russell.

Joseph F. Rutherford commence sa carrière dans en travaillant en tant que greffier de justice, avocat et procureur. Il devient juge spécial du quatorzième district judiciaire du Missouri quelque temps après 1895. À cette époque il développe un intérêt particulier aux doctrines de la Watch Tower Society et de son président Charles Taze Russell, ce qui le mène à rejoindre le mouvement des Étudiants de la Bible et à se faire baptiser en 1906. Il est nommé conseiller juridique de la Watch Tower Society en 1907, ainsi que surveillant itinérant avant son élection en tant que président en 1917. Le début de sa présidence est marquée par un différend au sein du conseil d'administration de la société car quatre de ses sept membres l'accusent de comportement autocratique et cherchent à réduire ses pouvoirs. Ce différend et la crise qui en résulte divise la communauté des Étudiants de la Bible et contribue à la perte d'un septième des adhérents en 1919 et des milliers de plus jusqu'en 1931. Rutherford et sept autres dirigeants de la Watch Tower sont emprisonnés en 1918 après des accusations portées à l'encontre de la publication Le Mystère de Dieu accompli, un ouvrage jugé séditieux à cause de son opposition à la Première Guerre mondiale.

Rutherford introduit de nombreux changement doctrinaux et organisationnels qui ont façonné les croyances et les pratiques actuelles des Témoins de Jéhovah. Il impose la création d'une structure administrative centralisée pour le mouvement mondial des Étudiants de la Bible, qu'il appellera plus tard « une théocratie », et demande à tous les adhérents de distribuer des publications par la prédication en porte-à-porte et de fournir des rapports réguliers de leur activité de prédication. Il institue également des programmes de formation à la prise de parole en publique dans le cadre des réunions cultuelles hebdomadaires des Témoins de Jéhovah. Il établit l'année 1914 comme la date du retour invisible de Christ, affirme que le Christ est mort sur un poteau plutôt que sur une croix, formule le concept actuel des Témoins d'Armageddon, comme la guerre de Dieu contre les injustes, et renforce la croyance selon laquelle et le règne millénaire du Christ est imminent. Il condamne l'observance des célébrations traditionnelles comme Noël ou les anniversaires de naissance, le salut au drapeau national ou le chant de l'hymne patriotique. Il introduit en 1931 le nom de « Témoins de Jéhovah » et en 1935 le terme de « Salle du Royaume » pour le lieu de culte.

Il est l'auteur de vingt-et-un livres et est crédité par la Watch Tower en 1942 de la distribution d'environ 400 millions de livres et brochures. Malgré une baisse importante de l'effectif global au cours des années 1920, il augmente de plus de six fois à la fin des vingt-cinq années de présidence de Rutherford.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford naît le à Versailles, petite ville du Comté de Morgan au Missouri. Il est le fils de James Calvin Rutherford et Leonora Strickland et grandit dans une famille de fermiers baptistes proche de la pauvreté. Certaines sources placent sa ville de naissance à Boonville, mais selon son certificat de décès il est bien né à Versailles[1],[2]. Rutherford s'intéresse à la justice dès l'âge de 16 ans[3]. Même si son père s'oppose à cet intérêt, il l'autorise à aller au collège à condition qu'il paye un ouvrier pour prendre sa place dans la ferme familiale[4]. Rutherford contracte un prêt et finance ses études en travaillant en tant que vendeur d'encyclopédies en porte-à-porte et greffier de justice[4],[5].

Carrière en droit[modifier | modifier le code]

Joseph Rutherford passe deux ans en tant que stagiaire d'un juge avant de devenir journaliste officiel du tribunal à vingt ans et d'être admis au barreau du Missouri en mai 1892 à vingt-deux ans[5]. Il devient par la suite avocat de première instance au sein d'un cabinet d'avocats puis procureur général de Boonville pendant sept ans[6]. Il fait brièvement campagne pour le candidat démocrate à la présidence William Jennings Bryan[7]. Il est nommé juge spécial du huitième tribunal judiciaire du Missouri servant de juge suppléant lorsqu'un juge titulaire n'est pas en mesure de tenir une audience[4],[5],[8],[9],[n 1]. En raison de cette nomination il devient connu par le sobriquet « Juge » Rutherford[10]. Il est admis au barreau de New York en 1909 et pratique devant la Cour suprême des États-Unis la même année[10].

Caractère et comportement[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford en 1910.

Les biographes décrivent souvent Joseph Rutherford comme quelqu'un de grand avec une carrure solide, un comportement sénatorial et une voix puissante qui lui permet d'être un très bon orateur[11],[12],[13]. En 1919, le New York Times déclare que Rutherford « a la réputation d'être un orateur éloquent et énergique »[8]. Les ouvrages de la Watch Tower Society déclarent que sa personnalité est particulièrement différente de celle de son prédécesseur. Un livre consacré à l'histoire des Témoins de Jéhovah dit qu'alors que Russell était gentil, chaleureux et plein de tact, Rutherford « est chaleureux et généreux envers ses associés mais il peut aussi être une personne directe et brusque, et ses antécédents juridiques et les expériences de sa jeunesse lui ont donné une franchise dans sa façon de gérer les problèmes de ses frères qui peut parfois en offenser »[14]. L'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975 ajoute qu'il n'a pas pour habitude de cacher ses sentiments : « sa franchise, même si elle est exprimée avec gentillesse, est parfois mal comprise »[15]. Le codirecteur de la Watch Tower, A. H. Macmillan déclare que Rutherford « parle aux gens aussi simplement et directement qu'il le pouvait, c'est un homme franc. Il est parfaitement convaincu que ce qu'il a dire est la vérité et qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort »[16]. Il ajoute qu'il « ne tolérerait jamais rien qui soit contraire à ce qu'il a compris clairement de l'enseignement de la Bible. Il est si strict à ce sujet qu'il ne permettrait rien qui semblerait montrer un compromis sur une question de vérité »[17]. L'auteur Tony Wills le décrit comme une personne charitable et généreuse et ajoute que sa sympathie pour les pauvres et les oppressés n'est dépassée que par sa haine pour les riches et les oppresseurs[13]. Wills constate également qu'il est dynamique, impatient et extraverti[18]. D'autres auteurs mentionnent également son caractère inflammable : James Penton le trouve brusque, modeste, explosif et avec « tellement d'autosuffisance qu'il considère quiconque l'oppose comme le Diable » alors qu'Alan Rogerson écrit qu'il est une « personne dogmatique et insensible, obsédée par son importance personnelle »[19],[20].

Rutherford avec sa Cadillac V-16 dans la publication The Messenger de 1931.

Sa confrontation avec quatre directeurs de la Watch Tower Society en 1917 met en évidence la puissance de sa personnalité et sa détermination à combattre pour ce qu'il pense être juste. James Penton prétend que Rutherford joue « la politique de l'église avare » et Alan Rogerson l'accuse d'utiliser La Tour de Garde comme un moyen de propagande pour attaquer ses opposants dans ce qui était en réalité une bataille pour garder son poste de président[21],[22]. Son comportement jugé « autocratique » lorsqu'il s'occupe de la gestion de la Société et des ses affaires, est au centre des plaintes de ses adversaires[23]. Penton décrit les actions de Rutherford lors de sa première année de présidence, comprenant sa nominations de nouveaux directeurs, son refus de permettre l'examen des comptes de la Société et sa décision unilatérale de publier Le Mystère de Dieu accompli, comme tyranniques et secrètes[24]. À l'opposé, Rutherford déclare : « Il était de mon devoir d'utiliser le pouvoir que le Seigneur m'avait mis entre les mains pour soutenir les intérêts des actionnaires et de tous les autres amis de la Vérité à travers le monde... être infidèle envers eux reviendrait à être infidèle envers le Seigneur »[25]. Macmillan qui soutient Rutherford pendant la crise, ajoute que le président est extrêmement patient et « fait tout ce qu'il peut pour aider ses opposants à voir leur erreur, en organisant un certain nombre de rencontres avec eux, en essayant de raisonner avec eux et de leur montrer combien leur œuvre est contraire à la charte de la Société »[17].

Selon Wills, Rutherford sort de prison en 1919 plein de rancœur envers le monde et la collusion entre le clergé et l'armée qui a mené à son emprisonnement[26]. Peu de temps après sa libération, il invente le terme « Organisation de Satan » pour qualifier se supposé complot[26]. Dans plusieurs articles de La Tour de Garde, il est également cinglant envers les grandes entreprises, les politiciens et la Société des Nations[27]. Rogerson qualifie l'attitude de Rutherford envers le clergé, son ennemi avéré, de « haine non-adultérée »[28]. Ses attaques contre les membres du clergé, particulièrement ceux de l'Église catholique à la fin des années 1920, sont assez virulentes pour entraîner l'interdiction de ses émissions sur le réseau de la NBC, qui condamne son « attaque enragée contre la religion organisée et le clergé »[29]. Il critique également les membres de la Watch Tower qui ont quitté ses rangs, les qualifiants de « mauvais serviteurs »[30],[n 2]. Il exhorte les lecteurs à voir avec mépris quiconque s'est « ouvertement rebellé contre l'ordre ou les commandements de Dieu » et décrit également les anciens des années 1930 qui ont refusé de se soumettre aux changements administratifs de la Watch Tower Society comme « méprisables »[31],[32].

Wills affirme que Rutherford semble particulièrement apprécié la façon dont il pense que les méchants seront détruits à Armageddon[33]. Il prétend que sur les derniers jours de son ministère, Rutherford a centré plus de la moitié des Tours de garde de chaque année sur Armageddon[33].

Selon Penton, l'austérité de Rutherford, mise en évidence par son dégoût pour Noël, les fêtes d'anniversaire et d'autres coutumes populaires, qu'il décrit comme d'origine païenne ou encourageant le culte du Diable, a mené à ce que l'austérité fasse partie de la vie d'un Témoin[34],[35]. En 1938, il ordonne de cesser de chanter lors des réunions de la congrégations, mais les cantiques sont réinstaurés peu après sa mort[36],[37],[38],[39],[40].

Les livres et les articles de magazines parus pendant la présidence de Rutherford, révèlent son point de vue solide sur « la place de la femme » dans l'église et la société. Dans un livre de 1931, il déclare que le mouvement de libération des femmes d'après 1919 est d'influence satanique, et il ajoute que la coutume que les hommes ont de lever leur chapeau pour saluer les femmes ou de se tenir debout à l'approche d'une femme, est un piège du Diable pour détourner les hommes de Dieu[41],[36]. La fête des mères y est également décrit comme faisant partie d'un plan pour détourner les hommes de Dieu[41]. En 1938, il enjoint les Témoins à attendre Armageddon avant de se marier ou d'avoir des enfants, ce qui selon Wills a contribué à de nombreuses mésententes au sein de la communauté[42]. Ceux qui se mariaient étaient considérés comme faible dans la foi[43]. Dans une assemblée tenue en 1941 au Missouri, Rutherford cite la description de la femme de Rudyard Kipling : « elle n'est que chiffon, os et cheveux »[36],[44].

Raymond Franz, ancien Témoin de Jéhovah et ancien membre du Collège central, prétend qu'il n'y a aucune preuve que Joseph Rutherford ait déjà participé à la prédication en porte-à-porte, malgré son affirmation selon laquelle c'est une exigence et un devoir sacré de tout Témoin[45]. Il ajoute avoir entendu des associés de Rutherford dire que ses responsabilités en tant que président « ne lui permettent pas de s'engager dans cette activité »[45]. Cependant, Macmillan relate certains détails de la prédication de Rutherford en 1905 ou 1906 après son baptême, et un article de 1975 cite plusieurs Témoins racontant leurs expériences dans le ministère de maison-en-maison avec Rutherford dans les années 1920[10],[46]. L'histoire officielle des Témoins de Jéhovah fait également cette remarque : « Frère Rutherford en personne est allé prêcher le Royaume de maison en maison avec d'autres assistants »[47]. Le 2 août 1928 dans une réunion avec les anciens des Étudiants de la Bible qui ont participé à une assemblée générale à Détroit au Michigan, Rutherford dresse la liste de ses responsabilités et conclut : « Lorsque je m'occupe de tous les autres détails, je n'ai plus vraiment le temps d'aller de porte-en-porte »[48].

Les auteurs William Whalen et James Penton affirment que Rutherford est à Russell ce que Brigham Young est au prophète mormon Joseph Smith. Penton ajoute que Russell et Smith étaient des leaders religieux efficaces, mais des visionnaires naïfs, tandis que Rutherford et Young étaient des « pragmatistes mordus qui ont donné une certaine pérennité aux mouvements qu'ils ont dirigé »[49],[50].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Joseph Franklin Rutherford épouse Mary Malcolm Fetzer, originaire de Boonville, le 31 décembre 1891[51]. Leur fils unique, Malcolm Cleveland, est né le 10 novembre 1892[51]. Le couple se sépare après l'élection de Joseph à la présidence de la Watch Tower Society[52]. Mary restera une Témoin de Jéhovah active jusqu'à ce qu'elle soit confinée dans sa demeure pendant les années précédant sa mort en 1962 à l'âge de 93 ans[53].

La résidence Beth Sarim construite à San Diego en Californie en 1929. Rutherford y décède en 1942.

Joseph Rutherford aurait perdu l'usage d'un poumon à la suite d'une pneumonie subie lors de son emprisonnement de 1918 à 1919[54]. Trouvant l'hiver new-yorkais « impossible », le médecin de Rutherford l'encourage à « passer autant de temps possible » sous un climat plus favorable[54]. En 1929 la société Watch Tower lui fait construire à San Diego en Californie une résidence nommée Beth Sarim (littéralement « La Maison des princes »), pour qu'elle lui serve dans un premier temps de résidence hivernale et de bureau puis finalement de résidence principale[53],[55],[56],[57]. Il y meurt en 1942[2]. La villa est vendue en 1948, La Tour de garde expliquant : « Elle avait pleinement rempli son rôle et n'était plus maintenant qu'un témoignage dont l'entretien était assez coûteux »[58].

Le niveau de vie de Joseph Rutherford et son comportement personnel ont attirés les critiques des Étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah dans les années 1930. Walter F. Salter, l'ancien dirigeant de la branche canadienne de la Watch Tower Society, a écrit une lettre publique à Rutherford en 1937, le mois où il a été excommunié de la religion, dans laquelle il déclare que Rutherford a la jouissance exclusive de résidences « luxueuses » et « coûteuse »Brooklyn, à Staten Island, en Allemagne et à San Diego), ainsi que de deux Cadillac[59],[60],[61]. Il ajoute qu'à plus d'une occasion, il a acheté pour Rutherford des caisses de whisky, de brandy, de bière et d'autres liqueurs et qu'il « allait de verre-en-verre »[62],[n 3]. En juillet 1939, Olin R. Moyle, conseiller juridique de la société, écrit au président une lettre de démission ouverte, dans laquelle il se plaint du comportement de certains membres de la Watch Tower Society, incluant Rutherford, qu'il considère excessif et inapproprié[63]. Moyle y mentionne le logement en Californie lorsqu'il déplore « la différence entre les logements qui sont fournis [à Rutherford], ainsi que [ses] employés personnels, comparés avec ceux fournis à certains de [ses] frères »[63]. Il accuse également Rutherford de faire preuve d'un « traitement indigne du personnel, d'éclats de colère, de discrimination et d'un langage vulgaire » et condamne l'autorisation de la « glorification de l'alcool » au sein du Bethel[63],[64],[n 4]. Penton précise que Moyle était un « abstème » et « puritain » mais affirme que les habitudes de consommation de Rutherford étaient « notoires » et cite, sans les nommer, les anciens employés du Béthel de Brooklyn, qui ont mentionné les difficultés occasionnelles à obtenir Rutherford sur le podium pour faire des discours publics en raison de son ivresse[59].

Décès et enterrement[modifier | modifier le code]

À partir de ses soixante-dix ans, Joseph Rutherford subit plusieurs traitements le cancer du côlon[53]. Il se fait opérer le 5 novembre 1941, ce qui permet aux médecins de lui découvrir un « carcinome du sigmoïde rectal »[2]. Ils lui donnent alors moins de six mois à vivre[2]. Joseph Rutherford décède à Beth Sarim le 8 janvier 1942 à 72 ans[65]. La cause de décès officielle est une « urémie due à un carcinome du rectum causé par des métastase pelviennes »[2].

Un membre de la Watch Tower Society déclare à propos de l'annonce du décès de Joseph Rutherford : « C'était à midi quand la famille était rassemblée pour le déjeuner... L'annonce était brève. Il n'y a pas eu de discours. Personne ne prit sa journée pour faire le deuil. Au contraire, nous sommes retourné à l'usine et avons travaillé encore plus dur »ref name="predicateurs-89" />.

L'enterrement de Joseph Rutherford prend cinq mois de retard à cause des procédures juridiques découlant de son désir d'être enterré à Beth Sarim, comme il l'avait signalé à trois proches conseillers du siège de Brooklyn[66],[67],[68]. Selon le périodique Consolation daté de mai 1942, « Le juge Rutherford cherchait le début du triomphe du "Roi de l'Est", Jésus Christ, qui dirige les cieux, et il voulait être enterré à l'aube face au soleil levant, dans une partie isolée du sol qui serait administrée par les princes, qu devraient sortir de leurs tombes »[69]. Se basant sur sa croyance selon laquelle les personnages bibliques ressuscités vivront à Beth Sarim, Rutherford conclu qu'il est approprié que sa dépouille soit enterrée dans la propriété[69].

Le problème juridique survient parce que la propriété Beth Sarim n'est pas considérée légalement comme un cimetière[70]. Afin que la dernière volonté de Joseph Rutherford soit respectée, les Témoins collectent plus de 14 000 signatures sur deux pétitions, une pour qu'il soit enterré à Beth Sarim et une autre pour qu'il le soit dans une proche propriété appartenant à la Watch Tower Société et nommée Beth Shan[69]. Un article de Consolation critique les fonctionnaires du comté de San Diego pour leur refus d'accorder un permis pour l'enterrement de Rutherford sur l'une ou l'autre propriété, déclarant : « Ce n'est pas le sort des os qu'ils ont décidé, mais leur propre destinée. Le sang n'est pas non plus sur les mains de qui que se soit, car nous leur avons dit trois fois que de se battre contre Dieu, ou même de manipuler les os de Son serviteur, leur apporterait la condamnation du Seigneur... Donc leur responsabilité est scellée et ils suivent Satan »[71],[72],[73].

Les spéculations selon lesquelles Rutha private burial plot for Watch Tower branch volunteers is on Woodrow Roaderford a secrètement été enterré à Beth Sarim sont qualifiée de « rumeurs privées », « fréquemment réfutables » et « mythes »[74],[75],[76]. Le numéro du Time daté du 4 mai 1942 place la tombe de Rutherford à Rossville sur Staten Island à New York, une sépulture privée pour les volontaires de la Watch Tower Société est située sur Woodrow Road[77],[78],[69]. En 2002, le gardien du cimetière voisin répond à une enquête sur les tombes de la Watch Tower en disant : « Je ne pourrais pas vous dire qui y est enterré parce qu'il n'y a absolument aucune plaque ou pierre tombale »[79].

Après son décès, Joseph Rutherford est remplacé par Nathan Homer Knorr à la présidence de la Watch Tower Society[80].

Watch Tower Society[modifier | modifier le code]

Charles Taze Russell, fondateur du mouvement des Étudiants de la Bible.

En 1894 Joseph Rutherford achète à deux colporteurs qui visitent son bureau les trois premiers volumes de l'Aurore du Millénium, une série de livre d'étude de la Bible écrite par Charles Taze Russell. Rutherford, qui considère alors toutes les religions comme hypocrites et superficielles, est frappé par la sincérité et les sentiments de Russell envers la religion[81],[82]. Il écrit alors immédiatement à la Watch Tower Society pour exprimer son estimation pour les livres de Russell[83]. Il se fait baptiser douze ans plus tard et sa femme commence à tenir des classes bibliques à leur domicile[7]. En 1907, il devient conseiller juridique de la Watch Tower Society au siège de Pittsburgh, et à partir de ce moment il commence à donner des discours en tant que représentant « itinérant » de la Société[6]. Comme la santé de Russell se détériore il le représente lors de voyage en Europe, et en avril 1915 il le remplace pour parler lors d'un débat majeur avec le prédicateur baptiste J. H. Troy pendant quatre nuits à Los Angeles devant une audience d'environ 12 000 personnes, traitant de sujets variés, comprenant l'état des morts, l'enfer de feu et la seconde venue du Christ[84],[85],[86]. En 1915, Rutherford écrit un pamphlet afin de défendre Russell intitulé A Great Battle in the Ecclesiastical Heavens. En septembre de l'année suivante il est nommé président des Étudiants de la Bible à l'assemblée de Los Angeles[87].

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Joseph F. Rutherford en 1911.

En 1916, Joseph Rutherford devient l'un des sept directeurs de la Watch Tower Society et à la mort de Russell le 31 octobre de la même année, il se joint au vice-président Alfred I. Ritchie et au secrétaire-trésorier William E. Van Amburgh pour former un comité exécutif afin de diriger la société de Pennsylvanie jusqu'à l'élection d'un nouveau président en janvier[88]. Il rejoint également le comité éditorial de cinq personnes responsable de l'édition de La Tour de garde, à partir du numéro du 15 décembre 1916[89]. Le testament de Russell, écrit en 1907, donne le nom des cinq personnes qu'ils souhaitait voir diriger le périodique après sa mort[89]. Rutherford n'apparaît que sur une deuxième liste de cinq membres alternatifs établie pour combler les éventuels postes vacants[90].

Alexander H. Macmillan, un Étudiant de la Bible qui tient le rôle d'aide auprès du comité exécutif, écrit que les tensions au sein du siège de la Watch Tower Society montent alors que le jour de l'élection du président approche[91]. Il écrit : « Quelques ambitieux au siège dirigeaient des comités électoraux ici et là, faisant des petites campagnes pour que leur homme soit élu. Cependant, Van Amburgh et moi-même avons eu un grand nombre de voix. Beaucoup d'actionnaires, connaissant notre longue association avec Russell, nous ont envoyé leurs procurations pour que nous décidions de celui que nous pensions être le mieux adapté pour tenir le bureau »[91]. Macmillan, qui dit avoir refusé une offre de Russell afin de pouvoir prendre le rôle de président après sa mort, tombe en accord avec Van Amburgh sur le fait que Rutherford est le meilleur candidat[92]. Macmillan ajoute : « Rutherford ne s'avait pas ce qui s'était passé. Il n'a certainement pas fait de campagne électorale ni même demandé des votes, mais je pense qu'il était inquiet, sachant que s'il était élu, un gros travail l'attendrait... Il ne fait aucun doute que ce choix était le reflet de la volonté du Seigneur. Il est certain que Rutherford, n'avait aucun rapport avec cette décision »[93].

Conflit à propos de la présidence[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 1947, Joseph F. Rutherford, âgé de 47 ans, est élu, sans opposition, au poste de président de la Watch Tower Society à l'assemblée de Pittsburgh[94]. Le règlement adopté à la fois par l'assemblée générale de Pittsburgh et par le conseil d'administration, déclare que le président serait le directeur général de la Société, lui confiant la responsabilité de ses affaires dans le monde entier[94].

En juin, quatre des sept directeurs de la Watch Tower Society, Robert H. Hirsh, Alfred I. Ritchie, Isaac F. Hoskins et James D. Wright, reconnaissent qu'avoir laissé à Rutherford les pleins pouvoirs de la gestion de la Société était une erreur, car elle était devenue une autocratie[95]. Le même mois, Robert Hirsh tente d'annuler le nouveau règlement administratif et réclame au président la direction du conseil d'administration[96]. Rutherford confiera par la suite qu'il pensait qu'une conspiration se tramait parmi les directeurs afin de prendre le contrôle de la Société[97]. En juillet, Rutherford se fait confirmer par une société d'avocats de Philadelphie qu'aucun de ses opposants ne peut légalement réclamer la direction de la Société[98]. L'histoire officiel de la Watch Tower Society publiée en 1959 déclare que les administrateurs opposés à Rutherford ont également reçu un avis juridique confirmant celui obtenu par le président, cependant, les brochures produites par les anciens membres du conseil indiquent que plusieurs avocats étaient en désaccord avec Rutherford[98],[99],[100]. Le 12 juillet, Rutherford complète les quatre places vacantes du conseil d'administration avec Macmillan et les Étudiants de la Bible de Pennsylvanie, W. E. Spill, J. A. Bohnet et George H. Fisher[101]. Entre août et novembre la Société et les quatre directeurs évincés publient une série d'ouvrage dans lesquels ils accusent l'un et l'autre d'avoir un comportement ambitieux et imprudent[102]. Les anciens directeurs prétendent également que Rutherford a demandé à tous les employés du siège de signer une pétition de soutien en menaçant de licenciement quiconque refuserait de signer[102]. Le 8 août les quatre anciens directeurs sont renvoyés du siège de Brooklyn et le 5 janvier 1918, Rutherford est replacé à la tête du bureau par les actionnaires de la Société[103].

Cette controverse a pour conséquence une scission au sein du mouvement des Étudiants de la Bible, certaines congrégations étant du côté de Rutherford et d'autres du côté de ceux qu'il a expulsé[103],[n 5]. Au milieu de l'année 1919 un des sept membres du comité décide de quitter l'administration plutôt que d'accepter la direction de Rutherford[104]. Pendant la décennie suivante ils viennent en aide ou rejoignent d'autres groupes comme le mouvement de Stand Fast, le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque, l'Association des Étudiants de la Bible de l'Aurore, l'Institut Pastoral de la Bible, le Mouvement de la Voix d'Élie et la Société de l'Aigle[105].

Le Mystère de Dieu accompli[modifier | modifier le code]

Couverture du livre Le Mystère de Dieu accompli en version originale.

À la fin de l'année 1916, George H. Fisher et un autre Étudiant de la Bible important au siège de Brooklyn, Clayton J. Woodworth, demandent l'approbation du comité d'administration pour produire un livre sur les prophéties des livres de la Révélation et d'Ézékiel basés principalement sur les écrits de Russell[106]. Le travail sur le livre, Le Mystère de Dieu accompli[n 6] commence dans l'ignorance de l'intégralité du bureau de direction et du comité éditorial et il est présenté par Rutherford à l'équipe du Béthel le 17 juillet 1917, le jour-même de l'arrivée des quatre directeurs remplaçant[99],[107].

Le livre, parfois qualifié de manière trompeuse du septième volume posthume des Études des Écritures de Russell, est désapprouvé par les opposants de Rutherford, et devient un best-seller traduit en six langues et publié en une série d'articles dans La Tour de garde[108],[109],[110]. Attendant que le Royaume de Dieu établisse la loi sur terre et que les saints soient élevés au ciel en 1918, Rutherford écrit en janvier de la même année : « Le Chrétien attend l'année qui apportera la pleine réalisation des espoirs de l'église »[110],[111],[112]. Il entreprend alors une vaste campagne publicitaire pour exposer « l'injustice » des religions et leurs alliances avec les gouvernements « de la bête », élargissant ses convictions dans Le Mystère de Dieu accompli en déclarant que le patriotisme est une illusion et un meurtre[113],[114]. La campagne attire l'attention des gouvernements et le 12 février 1918, le livre est interdit par le gouvernement canadien car il contient des déclaration jugées « séditieuses et anti-guerre » selon un journal de Winnipeg[115]. Le 24 février de la même année à Los Angeles, Rutherford prononce un discours intitulé Le monde a pris fin ! Des millions de personnes actuellement vivantes peuvent ne jamais mourir ![n 7] dans lequel il condamne le clergé en déclarant : « En tant que groupe, selon les Écritures, les membres du clergé sont les hommes les plus répréhensibles de la terre pour la Grande Guerre qui afflige maintenant l'humanité »[115],[116],[117]. Trois jours plus tard l'Army Intelligence Bureau saisit les bureaux de Los Angeles de la société et confisque les ouvrages[117].

Emprisonnement et libération[modifier | modifier le code]

Les huit administrateurs de la Société en 1918 qui on été emprisonnés. De gauche à droite : William Van Amburgh, Joseph Rutherford, Hugh Macmillan, Robert Martin, Frederick Robison, Clayton Woodworth, Robert Fisher et Giovanni De Cecca.
Joseph Franklin Rutherford en train de donner un discours en 1919, peu de temps après sa libération.

Au début du moi de mai 1918, le procureur général des États-Unis Thomas Watt Gregory qualifie l'ouvrage de Joseph F. Rutherford et de ses collaborateurs Le Mystère de Dieu accompli d'« un des plus dangereux exemples de [...] propagande [...] une œuvre dans un langage très religieux et distribuée en grand nombre »[118]. Des mandats sont alors délivrés pour procéder à l'arrestation de Rutherford et de sept autres directeurs de la Watch Tower Society, accusés, en vertu de la loi sur l'espionnage de 1917, de tenter de provoquer l'insubordination, la déloyauté, le refus du devoir de guerre et l'obstruction du service de recrutement et d'enrôlement de l'armée américaine alors que le pays est en guerre[114]. Le 21 juin 1918, les huit administrateurs, dont Rutherford, sont condamnés à 20 ans de réclusion[119]. Rutherford craint alors que ses adversaires n'obtiennent le contrôle de la Société en son absence, mais le 2 janvier 1919, il apprend qu'il a été réélu président lors de l'assemblée de Pittsburgh tenue la veille, le convainquant une nouvelle fois que sa présence à ce poste est la volonté de Dieu[119]. En mars 1919 les administrateurs sont libérés sous caution après qu'une court d'appel conclut qu'ils avaient été condamnés à tort ; le gouvernement annonce en mai 1920 tous les chefs d'accusation sont abandonnés[28].

Bilan des changements[modifier | modifier le code]

Administratifs[modifier | modifier le code]

À la suite de sa libération de prison, Joseph F. Rutherford commence une réorganisation majeure des activités des Étudiants de la Bible. Lors de l'assemblée de mai 1919 tenue dans l'Ohio il annonce la publication d'un nouveau périodique, L'Âge d'or (plus tard renommé Réveillez-vous !)[120]. Le testament de Russell exigeant que la Société ne publie aucun autre magazine, ce nouveau périodique est d'abord publié part Woodworth, Hudgings & Martin avec une adresse située à Manhattan au lieu de Brooklyn[121],[120]. En quelques mois les Étudiants de la Bible s'organisent pour distribuer cette revue en porte-à-porte[121]. Rutherford participe également à l'agrandissement des imprimeries de la Société, relance le travail de colportage et, en 1920, demande à chaque Étudiant de la Bible de remettre un rapport hebdomadaire de son activité de prédication[122],[123]. Il agrandit et réorganise les filiales à l'étranger dans ce qu'il considère être une œuvre de « nettoyage » et d'« affinage »[124],[125].

À partir de l'assemblée de huit jours tenue à Cedar Point, Ohio, en septembre 1922, Rutherford lance une série d'assemblées internationales majeures sous le thème Proclamez le Roi et son Royaume !, rassemblant au total plus de 20 000 personnes[126]. Les assistants sont encouragés à « répandre le message en tous lieux »[127]. Il souligne que le principal devoir de tous les Étudiants de la Bible est de devenir des « hérauts » en accomplissement de Matthieu 24 : 14, particulièrement grâce à l'évangélisation en porte-à-porte avec les publications de la Société[128],[129]. En 1928, Rutherford commence à répandre l'idée selon laquelle l'assemblée de Cedar Point et les événements en résultant participent à l'accomplissement de la prophétie des mille deux cent quatre-vingt-dix jours de Daniel 12 : 11[130],[131].

En 1920, Rutherford publie une brochure intitulée Des millions de personnes actuellement vivantes ne mourront jamais ! et un an plus tard il publie son premier livre à couverture rigide La Harpe de Dieu[132]. Ces ouvrages sont suivis par dix-neufs livres à couverture rigides supplémentaires, chacun ayant pour titre un seul mot, comme Création (1927), Jéhovah (1934) ou Enfants (1941)[132]. Ses publications atteignent un total de plus de 36 millions exemplaires[132]. En 1925 il obtient le contrôle total des doctrines qui seront enseignées dans les publications de la Société, annulant le refus du comité éditorial composé de cinq hommes de publier son article La Naissance d'une nation, qui contient des changements doctrinaux significatifs[133],[134]. Plus tard Rutherford déclarera que c'est Satan qui « a essayé d'empêcher la publication de cet article [...] en vain »[135]. En 1927, la Watch Tower Society arrête l'impression des Études des Écritures de Russell[136]. Le comité de rédaction est dissout en 1931, après quoi Rutherford écrit chaque article principal de La Tour de garde jusqu'à sa mort[137]. L'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1933 observe que la disparition du comité de rédaction indique « que le Seigneur lui-même dirige son organisation »[138].

En 1924, Rutherford étend la façon de diffuser la Tour de garde avec des diffusions radiophoniques de programmes d'une quinzaine de minutes, au début à la WBBR, basée à Staten Island et parfois grâce à un réseau d'environ quatre cent quatre-vingt stations radio[139]. En 1931 les discours sont diffusés à travers l'Amérique du Nord, l'Australie et la France, mais à cause des attaques de Rutherford contre le clergé, la NBC et la BBC interdisent les programmes[140].

En 1928, Rutherford aboli les élections des anciens de la congrégation par vote, les qualifiant de « hautaines » et « paresseuses » affirmant en 1932 qu'élire les anciens n'était pas une pratique biblique[141],[142]. Il informe les anciens de la nécessité d'obéir aux « règles », aux « instructions » et aux « directions » de la Société sans réclamation[143]. Des directeurs de service, venus de Brooklyn, sont envoyés dans chaque congrégations et une « réunion de service » hebdomadaire est ajoutée aux programmes des réunions[144]. En 1933 Rutherford annonce que l'arrêt des élections des anciens est une partie de l'accomplissement de la prophéties des deux mille trois cent jours de Daniel 8 : 13 et 14, et que le « sanctuaire de Dieu », la Watch Tower Society, est ainsi « purifiée »[145].

En 1931, lors d'une assemblée des Étudiants de la Bible à Columbus en Ohio, Rutherford annonce l'adoption d'un nouveau nom pour l'organisation, les Témoins de Jéhovah, afin de se différentier des autres groupes ayant dérivés des enseignements de Russell[139]. Les Étudiants de la Bible qui se sont opposés ou qui se sont éloignés des enseignements de Rutherford sont décrits par La Tour de garde comme des membres de la « classe asservie au Diable », laquelle ajoute qu'il ne faut pas prier pour ceux qui sont « infidèles »[146],[147]. Quatre ans plus tard le terme « Salle du Royaume » est adopté pour qualifié les lieux de culte locaux des congrégations[148].

En 1937, le programme de prédication de maison-en-maison est élargi afin d'inclure de façon formelle les « visites » des personnes intéressées et les Témoins sont encouragés à tenir des études bibliques d'une heure chez elles[149],[150]. À la fin des années 1930, Joseph Rutherford préconise l'utilisation de « voitures sonorisées » et de phonographes portatifs pour faire écouter ses discours aux passants et aux occupants des maisons[149].

En 1938, il introduit le terme « théocratie » pour décrire le système de gouvernement de la Watch Tower Society, l'ouvrage Consolation expliquant : « La Théocratie est à présent administrée par la Watch Tower Bible and Tract Society, avec le juge Rutherford comme président et directeur général »[151]. Des « serviteurs de zone » (actuellement connus sous le nom de « Surveillants itinérants ») sont nommés pour superviser les congrégations[152]. Dans un article de La Tour de garde, Rutherford déclare que les congrégations doivent se soumettre aux changements de structure[152],[153].

En 1942, année du décès de Rutherford, l'assistance mondiale du Mémorial de la mort du Christ est de 140 450 personnes bien que sa restructuration de la communauté des Étudiants de la Bible ait engendré une perte importante de partisans dans les années 1920 et 1930[154]. En effet l'assistance mondiale du Mémorial était passée de 90 434 en 1925 à 17 380 en 1928[155],[154]. L'assistance n'a pas dépassé à nouveau les 90 000 personnes avant 1940[154]. L'auteur Tony Wills, analyse les statistiques d'assistance et des prédicateurs et conclut qu'il s'agit des Étudiants de la Bible « les plus dévoués » qui sont partis dans les années 1920, avant d'être remplacés par de nouveaux arrivants plus nombreux, alors que Rutherford pense que la perte des anciens Étudiants de la Bible est due à la « secousse » des infidèles par le Seigneur[156],[157]. Dans l'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1942, Rutherford écrit que les réalisations de cette année « semble montrer, à première vue, que le travail des témoins théocratiques sur Terre est terminé »[158],[159].

Doctrinaux[modifier | modifier le code]

En juillet 1917, Rutherford publie Le Mystère de Dieu accompli en tant que septième volume de la série Études des Écritures[99]. Ce volume, bien qu'écrit par Fisher et Woodworth, est vendu comme le « travail posthume » et le « dernier héritage » de Russell, mais il contient plusieurs interprétations et points de vue non soutenus par Russell, comprenant la demande à tous les Étudiants de la Bible de rejeter la chrétienté et son clergé, l'adoption de nouvelles dates pour l'accomplissement de certaines prophéties, l'allégation selon laquelle le salut est lié à l'appartenance à la Société, ainsi que l'éviction et la censure de quiconque rejette les interprétations données dans cet ouvrage ou les articles connexes du périodique La Tour de garde de Zion[160],[161],[162],[163].

Dans le discours de février 1918 Des millions de personnes actuellement vivantes ne mourront jamais ! une révision du calcul du « Jubilé » est présentée, le passant de 1875 à 1925, malgré le rejet d'un tel changement par Russell, quelques mois avant sa mort[164],[165],[166].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les biographies de Joseph F. Rutherford de La Tour de garde du 15 mars 1955 et de l'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975 déclarent que sa nomination en tant que juge spécial a eu lieu dans le quatorzième tribunal judiciaire du Missouri.
  2. L'expression est tirée de la parabole de « l'esclave fidèle » et du « mauvais esclave » de Matthieu 24 : 45 à 51.
  3. « J'ai, selon vos ordres, acheter des caisses de whisky, à $60 la caisse, des caisses de brandy et d'autres liqueurs, sans parler des incalculables caisses de bières. Une bouteille ou deux de boissons alcoolisées ne va pas...
    Rutherford nous envoyait faire face à l'ennemi en porte-à-porte, pendant qu'il allait de "verre-en-verre", et nous disait que si nous ne le faisions pas nous serions détruits. »
  4. Les directeurs de la société ont défendu Rutherford dans un article de La Tour de Garde d'octobre 1939, accusant Moyle de mensonges et d'« odieuse calomnie » et affirmant qu'il était un « Judas » essayant de provoquer la division. Moyle a poursuivi en justice avec succès le conseil d'administration pour diffamation, recueillant 15 000 dollars et les frais judiciaires. Voir Penton 1997, p. 80 à 83 et Wills 2007, p. 202 à 205.
  5. Le livre Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume de Dieu, identifie les deux groupes opposés à « ceux qui étaient fidèles à la Société, et [...] ceux qui étaient devenus la proie facile du verbiage doucereux des adversaires » (p. 68). L'Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975 qualifie les directeurs expulsés de « des individus rebelles qui se disaient membres du conseil d'administration » et d'hommes qui « recherchaient ambitieusement d'obtenir le contrôle administratif de la Société » (p. 87 et 92).
  6. En version originale The Finished Mystery.
  7. Prédicateurs, p. 719 : « Le 31 mars à Boston, ce même discours porte le titre Le monde a pris fin ! Des millions de personnes actuellement vivantes ne mourront jamais ! »

Références[modifier | modifier le code]

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  40. La Place de la musique dans notre culte, La Tour de garde du 1er novembre 1997, p. 22 : « En 1938, on se passait encore facilement de chanter lors des réunions de la congrégation. Cependant, on a vite reconnu la sagesse de suivre l'exemple et la direction des apôtres sous se rapport. En 1944, lors d'une assemblée de district, Frederick Franz a prononcé le discours "Des cantiques pour le service du Royaume". »
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  109. (en) Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon : The Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, Cambridge, James Clark & Co., , 160 p. (ISBN 9780227679395), p. 84 et 85 : « Une des premières actions de Rutherford en tant que président [...] fut, sans se référer à ses collègues directeurs ou au comité éditorial que Russell avait nommé dans son testament, de mandater un septième volume des Études des Écritures. La responsabilité de préparer ce volume fut donnée à deux proches associés de Russell, George H. Fisher et Clayton J. Woodworth. À première vue, leur instruction était d'éditer sous forme de publication les notes laissées par Russell [...] et de s'appuyer sur ses écrits déjà publiés. Il est évident [...] que ce n'était pas le résultat d'une simple édition des notes de Russell mais plutôt en grande partie un travail inédit de Woodworth et Fisher à la demande du nouveau président. »
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  158. Wills 2006, p. 223
  159. (en) Watch Tower Bible and Tract Society, Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1942, Watch Tower Bible and Tract Society, , p. 29
  160. (en) Watch Tower Bible and Tract Society, Le Mystère de Dieu accompli, Watch Tower Bible and Tract Society, , p. 2 : « Travail posthume du Pasteur Russell : son dernier héritage pour la Chère Israël de Dieu »
  161. (en) L'Étudiant de la Bible (La Chute de Babylone), vol. 9, , chap. 9, p. 1 : « L'article suivant est extrait principalement du volume posthume du Pasteur Russell intitulé Le Mystère de Dieu accompli, le septième de sa série Études des Écritures publié après sa mort. [...] Dans ce volume posthume, qui est appelé son "dernier héritage pour les Chrétiens de la Terre" se trouve une explication approfondie de chaque verset du Livre de la Révélation en entier. »
  162. Wills 2007, p. 97 et 98
  163. (en) Watch Tower Bible and Tract Society, Notes et commentaires sur Le Mystère de Dieu accompli, Watch Tower Bible and Tract Society, , p. 6 et 7 : « Certes nous avons la déclaration du Frère Woodworth selon laquelle aucune de ces interprétations de la Révélation n'est celle du Pasteur Russell, mais un autre [...] affirme que les interprétations du Pasteur Russell ont été suivies. À cela nous répondons que, dans de nombreux cas, ils ne l'ont pas fait. Au contraire, de nombreux avis contradictoires sont souvent présentés. »
  164. (en) Charles Taze Russell, The Time is at Hand, , p. 183 : « En le calculant à partir du début des soixante-dix années de déportation à Babylone, le grand cycle se termine par l'année 1875 de notre ère. »
  165. (en) Watch Tower Bible and Tract Society, Des millions de personnes actuellement vivant ne mourront jamais !, Watch Tower Bible and Tract Society, , p. 88 : « Un simple calcul de ces jubilés nous mène à ce fait important : soixante-dix jubilés de cinquante ans chacun font un total de 3 500 ans. Cette période de temps commence en 1575 avant notre ère et nécessairement prendrait fin à la fin de l'année 1925. »
  166. La Tour de garde du 15 avril 1916, p. 127.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James A. Beckford, The Trumpet of Prophecy: A Sociological Study of Jehovah's Witnesses, Oxford, Basil Blackwell, (ISBN 0-631-16310-7).
  • A.H. Macmillan, Faith on the March, Prentice-Hall, (lire en ligne).
  • James M. Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, Université de Toronto, , 2nd éd. (ISBN 0-8020-7973-3).
  • Alan Rogerson, Millions Now Living Will Never Die, Constable, London, (ISBN 0-09-455940-6).
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Annuaire des Témoins de Jéhovah de 1975, Watch Tower Bible & Tract Society, .
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume de Dieu, Watch Tower Bible & Tract Society, 1959 (angl.) - 1971 (fr.).
  • Watch Tower Bible & Tract Society, Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins, Watch Tower Bible & Tract Society, .
  • Tony Wills, A People For His Name : A History of Jehovah's Witnesses and an Evaluation, Lulu Enterprises, (ISBN 978-1-4303-0100-4).
  • A.N. Pierson, Light After Darkness : A Message to the Watchers, Being a Refutation of "Harvest Siftings", (lire en ligne).
  • Joseph Franklin Rutherford, La moisson est passée au crible I, Watch Tower Bible & Tract Society, (lire en ligne).
  • Joseph Franklin Rutherford, La moisson est passée au crible II, Watch Tower Bible & Tract Society, (lire en ligne).

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