Joseph Fields

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Joseph Albert Fields (21 février 1895 - 4 mars 1966)[1] était un dramaturge américain, directeur de théâtre, scénariste et producteur de cinéma.

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

Né à New York, il était le fils du vaudevilliste Lew Fields (en). Sorti du lycée DeWitt Clinton il s'inscrivit à l'Université de New York avant d'être enrôlé dans le corps expéditionnaire américain pendant la Première Guerre mondiale. Il resta ensuite à Paris jusqu'en 1922. Au début de sa carrière d'écrivain, il écrivit en série des scénarios pour la plupart destinés à des films de série B, commençant, en 1931, par The Big Shot (en).

En 1938, il fit ses débuts à Broadway avec la pièce Schoolhouse on the Lot écrite avec Jérôme Chodorov qui deviendra un collaborateur régulier. Cette paire prolifique continua à écrire et ce fut My Sister Eileen (1940), Junior Miss (1941), The French Touch (1945), Wonderful Town (1953), The Girl in Pink Tights (1954), Anniversary Waltz (1954), et The Ponder Heart (1956). Ils écrivirent aussi en 1942 le scénario destiné à l'adaptation au cinéma de My Sister Eileen.

Avec Anita Loos, Joseph Fields écrivit le livret pour la comédie musicale de Jule Styne Les hommes préfèrent les blondes et il collabora avec Oscar Hammerstein II au livret de Flower Drum Song. Il adapta pour l'écran cette dernière pièce et la coproduisit, ce qui lui valut d'être nommé par la Writers Guild of America récompensant la comédie musicale américaine la mieux écrite.

Il remporta le Tony Award de la meilleure comédie musicale pour Wonderful Town et fut nommé dans la même catégorie pour Flower Drum Song.

Comme réalisateur, Joseph Fields monta The Man Who Had All the Luck (en) d'Arthur Miller (1944) et ses propres pièces I Gotta Get Out (1947) et The Tunnel of Love (1957), ainsi que The Desk Set (1955).

Il était le frère de Dorothy Fields, écrivain et parolier et de l'écrivain Herbert Fields. Il mourut à Beverly Hills[1]. Une notice nécrologique parue dans le New York Times nous apprend que « Joseph Fields... est mort la nuit dernière... M. Fields habitait à New York mais passait l'hiver en Californie au moment de sa mort[2]. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Selon l'État de la Californie. California Death Index, 1940-1997. Centre des Statistiques de la Santé, ministère de la Santé de Californie, Sacramento, California. consultable sur http://www.ancestry.com/
  2. Édition spéciale du New York Times, Beverley Hills, California, 4 mars 1966, "Joseph Fields, 71, Dies on Coast; Co-Author of 'My Sister Eileen'", 5 mars 1966, p. 20

Source[modifier | modifier le code]

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