Joseph Ferdinand Belmont

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Capitaine Belmont posant pour la photo, dans la pente, sous l'actuelle route de Mittelbuhl - Buchteren, à 400 m à l'ouest de la ferme de Mittelbuhl (Soulzeren, Haut-Rhin)

Ferdinand Belmont, né le à Lyon et mort le à Moosch (Haut-Rhin), est un militaire français connu pour avoir écrit les Lettres d'un officier de chasseur alpins, textes émouvants sur la Grande Guerre destinées à ses parents. Il est inhumé à la nécropole nationale de Moosch.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît de l'union de Régis Belmont (né le 18 janvier 1860 à Lyon et mort le 28 juillet 1939 à Grenoble) et de Marie Josephine Marguerite Raillon (née le 05 juillet 1863 à Bourgoin et morte en 1952).

Capitaine au 11e bataillon de chasseurs alpins, chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 avec palmes, Ferdinand a été blessé le 28 décembre 1915 à 4 heures du matin (dans les environs du Hirtzenstein, sous le Hartmannswillerkopf, au cours d'un violent bombardement, par un éclat d'obus qui lui a sectionné le bras droit un peu au-dessus du coude. Il meurt peu de temps après des suites de l'hémorragie[1]. Le capitaine est mort en fin de journée, à Moosch, dans la vallée de Thann.

Ferdinand est l'auteur des Lettres d'un officier de chasseur alpins, lettres qui étaient destinées à ses parents et qui sont un témoignage émouvant.

Deux de ses frères sont également morts durant la Grande Guerre 1914-1918 :

Les lettres[modifier | modifier le code]

Leur publication est due à l'écrivain catholique savoyard Henry Bordeaux, proche de la famille Belmont. D'une incontestable valeur documentaire et littéraire, elles sont imprégnées d'une spiritualité religieuse, exaltant des valeurs de sacrifice et de renoncement, qui placent leur auteur à l'opposé du Feu de Barbusse, paru à la même époque. La part n'est d'ailleurs pas facile à faire entre le témoignage privé, et un texte établi par un écrivain catholique jouissant à l'époque d'une grande notoriété, dans un contexte où l'Église catholique encourageait l'effort de guerre. Publié sous forme d'une monographie fin 1916 aux éditions Plon, le texte paraît d'abord sous la forme d'extraits longuement commentés par Henry Bordeaux dans le numéro 1216 de la revue Le Correspondant daté du 25 septembre 1916.

États de services et citations[modifier | modifier le code]

Grades successifs[modifier | modifier le code]

  • Chasseur de 2e classe le 5 octobre 1908
  • Caporal le 17 mai 1909
  • Sous-lieutenant de réserve le 1er avril 1910
  • Lieutenant de réserve T.O. le 2 septembre 1914
  • Capitaine de réserve T.T. le 21 octobre 1914
  • Capitaine de réserve T.O. le 20 septembre 1915

Campagnes[modifier | modifier le code]

  • Contre l’Allemagne du 2 août 1914 au 28 décembre 1915
La tombe du capitaine Belmont à côté de celle de son frère Jean, Nécropole nationale de Moosch (Alsace)

Cité à l’ordre de la VIIe Armée[modifier | modifier le code]

no 27 du 6 juillet 1915. (J.O. du 31 août 1915) :

  • « Médecin de profession, a demandé à se battre dans le rang ; nommé capitaine n’a cessé depuis le début des hostilités de faire preuve des plus belles qualités de bravoure et d’allant, de sang froid et d’ascendant sur sa troupe, notamment aux derniers combats, a pris d’un seul élan deux lignes de tranchées ennemies sous un bombardement violent et incessant. »

Chevalier de la Légion d’honneur[modifier | modifier le code]

rang du 12 octobre 1915. (J.O. du 25 octobre 1915) :

  • « Médecin de profession, a demandé un emploi d’officier combattant. Excellent commandant de compagnie, brave et énergique, chargé le 18 août 1915 du commandement de deux compagnies d’attaque, les a lancés à l’assaut dans un élan et un ordre superbes. Déjà cité à l’ordre de l’Armée. Blessé une fois. »

Cité à l’ordre de l’Armée[modifier | modifier le code]

ordre du 13 février 1916. (J.O. du 12 mars 1916) :

  • « Médecin de profession, a demandé à servir dans les troupes combattantes ; excellent commandant de compagnie et entraîneur d’hommes, a fait preuve dans tous les combats de la plus belle bravoure, et d’un sentiment très haut de ses devoirs de chef. Blessé grièvement le 28 décembre 1915, au cours d’un violent bombardement a subi l’amputation du bras et a succombé le lendemain. »

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg CroixdeGuerreFR-BronzePalm.png

  • Chevalier de la Légion d’honneur. Rang du 12 octobre 1915. (J.O. du 25 octobre 1915)
  • Croix de guerre avec 3 palmes.

Positions successives[modifier | modifier le code]

  • Engagé volontaire pour 3 ans (engagement dit de devancement d’appel) le 3 octobre 1908 à Grenoble.
  • Incorporé au 14e Bataillon de Chasseurs à compter du 3 octobre 1908. Arrivé au corps (Chasseur de 2e classe) le 5 octobre 1908.
  • Caporal le 17 mai 1909.
  • Élève officier de réserve le .
  • Promu sous-lieutenant de réserve par décret du 23 mars 1910 à compter .
  • Par décision ministérielle du même jour affecté au 11e Bataillon de Chasseurs (sous-lieutenant de réserve T.D.). Arrivé au corps le .
  • 1er Bataillon de Chasseurs de réserve (période d’instruction) du 29 mai au 14 juin 1912.
  • A rejoint le 11e Bataillon de Chasseurs à l’ordre de mobilisation générale de 1914. Arrivé au corps le 2 août 1914.
  • Promu lieutenant de réserve T.D. rang du 2 septembre 1914 (J.O. du 13 septembre 1914).
  • 11e Bataillon de Chasseurs à Pied lieutenant de réserve T.D. Arrivé au corps le 2 septembre 1914.
  • Promu capitaine de réserve à titre temporaire. Rang du 21 octobre 1915 (J.O. du 13 décembre 1915).
  • 11e Bataillon de Chasseurs à Pied capitaine de réserve T.T. le 21 septembre 1915.
  • Décédé mort pour la France des suites de ses blessures le 28 décembre 1915 à Moosch (Alsace).
  • Rayé des contrôles le 29 décembre 1915.

1914-1915[modifier | modifier le code]

« Très vigoureux. Très intelligent. Énergique et parfaitement calme. Très bon au feu. Très aimé de ses chasseurs. Nature fine, réservée, sympathique. Excellente éducation. Très bon commandant de compagnie. » Gérardmer le 12 février 1915, le Chef de Bataillon Foret commandant le 11e B.C.A.

1915[modifier | modifier le code]

« A pris part à tous les combats du Bataillon depuis le début de la campagne. Excellent commandant de compagnie, entraîneur d’hommes, d’une brillante bravoure personnelle. Blessé grièvement d’un éclat d’obus à l’Hartmannswillerkopf le 28 décembre et décédé à l’ambulance de Moosch des suites de cette blessure. » P.C. décembre 1915, le Chef de Bataillon de Douglas commandant le 11e B.C.A.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Renseignements d'après la lettre du lieutenant Verdant à la famille Belmont