Joseph Eschassériaux

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Joseph Eschassériaux
Illustration.
Fonctions
Député de la Charente-Inférieure

(1 an et 19 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Député au Conseil des Cinq-Cents

(4 ans, 2 mois et 13 jours)
Membre du Tribunat
(3 ans, 10 mois et 6 jours)
Ministre plénipotentiaire
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Corme-Royal (Charente-Maritime)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Thénac (Charente-Maritime)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Bonapartiste
Profession Avocat
Distinctions Baron de l'Empire
Chevalier de la Légion d'honneur
députés de la Charente-Inférieure


Joseph Eschassériaux dit Eschassériaux l'aîné, né le à Corme-Royal et mort le à Thénac, est un homme politique français.

Il est le frère aîné de René Eschassériaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie pré-révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Descendant d'une vieille famille d'échevins de Saintes, il suit des études de droit dans cette ville. En 1775 il est reçu à 22 ans comme avocat auprès du parlement de Bordeaux. En 1785 il devient président de l'élection de Maronne et occupe ce poste jusqu'à la Révolution de 1789.

Début de la Révolution[modifier | modifier le code]

Joseph Eschassériaux se rallie aux idées nouvelles et devient commandant de la garde nationale de Corme-Royal, sa ville natale. En 1790 il est élu administrateur du district de Saintes puis entre au directoire du département de la Charente-Inférieure.

En 1791, devenu l'une des figures révolutionnaires de la Charente-Inférieure, il est élu député de ce département à l'Assemblée législative, le quatrième sur dix, avec 243 voix sur 424 votants. Eschassériaux y siège avec la majorité centriste sans se faire remarquer.

Eschassériaux à la Convention[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 1792 il est réélu à la Convention nationale, le troisième sur onze, avec 379 voix pour 575 votants. Il siège sur les bancs de la Montagne et, membre du Comité de l'agriculture et du commerce, se fait surtout remarquer par son intense activité de rapporteur, sur des sujets multiples comme la réunion de la Belgique à la France, les subsistances ou la police. Lors du procès de Louis XVI il vote pour la mort de l'ancien monarque. En août 1793 son frère René, beaucoup plus modéré, est appelé lui aussi à siéger à la Convention.

Lors du 9 thermidor Eschassériaux se prononce contre Robespierre. Quatre jours plus tard, le 13 thermidor (31 juillet 1794), il est élu au Comité de salut public en remplacement des Robespierristes, avec le soutien notable de son ami Barère. Il reste deux mois au comité où il prend en charge le commerce et l'approvisionnement. Thermidorien de gauche, il s'oppose à la réaction et défend l'existence des clubs. Il quitte son poste le 16 vendémiaire an III (7 octobre 1794). Par la suite, il se rallie aux républicains modérés.

Le 15 vendémiaire an IV (7 octobre 1795) il fait son retour au Comité de Salut Public, juste après l'écrasement de l'insurrection royaliste. De nouveau il s'occupe de l'approvisionnement et des questions commerciales.

Le Directoire[modifier | modifier le code]

En ce même mois d'octobre 1795 il est réélu au Conseil des Cinq-Cents par la Charente-Inférieure, ainsi que par quinze autres départements comme suppléant. Il est réélu pendant tout le Directoire et devient même secrétaire du conseil en mai 1796. Comme sous la Convention, il fournit de nombreux rapports, principalement sur des questions administratives et coloniales. Il est un des rapporteurs attitrés des affaires touchant aux troubles à Saint-Domingue. Il soutient de plus les cercles constitutionnels, les successeurs des clubs révolutionnaires, tout en se montrant très hostile au culte catholique.

En 1797 il épouse la fille du savant Gaspard Monge et de Marie-Catherine Huart, dont postérité.

Le baron Eschassériaux[modifier | modifier le code]

Eschassériaux se rallie avec enthousiasme au coup d'État du 18 brumaire et entre ensuite au Tribunat. Il y siège pendant sept ans et fait preuve d'une grande fidélité envers le Premier Consul devenu empereur.

En 1806 Napoléon le nomme chargé d'affaire auprès de la République du Valais, puis l'envoie comme ministre plénipotentiaire dans la Principauté de Lucques et Piombino jusqu'en 1809. Ses services sont récompensés par la Légion d'honneur puis par le titre de baron d'Empire en 1810.

Revenu de Lucques, il se consacre à l'écriture de textes historiques. En 1814 il se retire à Saintes et signe l'année suivante l'Acte additionnel lors des Cent-Jours.

Exil et retraite[modifier | modifier le code]

En 1816 la Restauration l'exile comme régicide. Il doit s'enfuir à Courtrai puis à Huy. Toutefois, après seulement trois ans d'exil, il obtient de Louis XVIII l'autorisation de rentrer en France.

Le baron Eschassériaux se retire dans sa propriété à Thénac et y meurt en 1824 à l'âge de soixante-dix ans.

Il épouse Louise Monge, fille de Gaspard Monge. Leur fils Camille Eschassériaux est député sous la Monarchie de Juillet, reprenant le siège de son oncle René.

Source[modifier | modifier le code]