Joseph Coutts

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Joseph Coutts
Image illustrative de l’article Joseph Coutts
Mgr Coutts lors de la 8e Nuit des Témoins, en 2016.
Biographie
Naissance (73 ans)
Amritsar (Inde)
Ordination sacerdotale
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le pape François
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de San Bonaventura da Bagnoregio
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Bonaventure Paul
Archevêque de Karashi
Depuis le
Évêque de Faisalabad
Évêque d'Hyderabad
Évêque coadjuteur d'Hyderabad

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Joseph Coutts, né le à Amritsar (Inde) est un prélat catholique indien, missionnaire au Pakistan. Nommé coadjuteur du diocèse de Hyderabad en 1988, il en devient l'évêque en titre en 1990, puis se voit nommé évêque de Faisalabad en 1998 et archevêque de Karachi en 2012, il est créé au cardinalat par le pape François le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au séminaire du Christ-Roi de Karachi, il étudie à Rome, puis revient à Karachi y enseigner la philosophie. Il est ordonné prêtre le pour le diocèse de Lahore, au Pakistan. Il est alors nommé recteur du séminaire de Karachi[1].

Le , il est nommé évêque coadjuteur d'Hyderabad (Pakistan) par Jean-Paul II, puis est consacré le 16 septembre suivant par Mgr Bonaventure Paul, assisté de NNSS. Armando Trindade et Emanuele Gerada. Il succède immédiatement à Mgr Paul après la démission de celui-ci le [2].

Le , il est nommé évêque de Faisalabad. En 2011, il est élu président de la conférence des évêques du Pakistan. Il est également nommé président de la branche nationale de l'association Caritas[1].

Enfin, le , il est nommé archevêque de Karachi par le pape Benoît XVI. Il reçoit le pallium des mains du pape le 29 juin suivant en la basilique Saint-Pierre. En 2014, il fonde notamment la Good News Radio, première station catholique au Pakistan[1]. Cette même année, il participe au synode des évêques sur la famille[3].

Au cours de son épiscopat, il joue un rôle important dans la lutte pour les droits des minorités et des chrétiens en particulier, qui représentent 2% de la population pakistanaise, et dénonce à plusieurs reprises la politique gouvernementale du pays. Depuis 2010, il dénonce les lois anti-blasphème qui punissent très sévèrement - même de la peine capitale - toute personne accusée (ou même soupçonnée) d'avoir profané le Coran ainsi que la négligence du Premier ministre quant à la protection des Églises.

Militant pacifiste, il reçoit en 2013 le Prix Paul VI de la Bonté pour son travail en faveur de la liberté religieuse. Protecteur des chrétiens et soutien actif d'Asia Bibi, il est lui-même fréquemment menacé de mort[1],[4].

Références[modifier | modifier le code]