Joseph C. Brun

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Joseph C. Brun

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Kurt Grigoleit (de) (assistant caméra, à g.), Joseph C. Brun (devant) et Irving Pichel (réalisateur et acteur, à la caméra), sur le tournage de Martin Luther
(1953, photo promotionnelle)

Nom de naissance Joseph Brun
Naissance 21 avril 1907
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française (d'origine)
Drapeau des États-Unis Américaine (naturalisé)
Décès 13 novembre 1998 (à 91 ans)
Boca Raton
Floride, États-Unis
Profession Directeur de la photographie
Films notables Visages de femmes
Cette sacrée gamine
La Forêt interdite
Esclaves

Joseph C. Brun est un directeur de la photographie américain (membre de l'ASC) d'origine française, né Joseph Brun le 21 avril 1907 à Paris, mort le 13 novembre 1998 à Boca Raton (Floride).

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Brun se forme dans sa ville natale et débute comme chef opérateur, sous le pseudonyme qu'il utilise uniquement dans les années 1930 de Curt J. Braun[1], à l'occasion du moyen métrage français Bric-à-brac et compagnie d'André Chotin (avec Fernandel et Raoul Marco), aux côtés de son collègue Nicolas Farkas. Son premier long métrage, sous le second pseudonyme de Joseph Braun, est le documentaire L'Or des mers de Jean Epstein, tourné en 1932 et sorti en 1933. Il retrouve Jean Epstein sur La Femme du bout du monde (avec Charles Vanel et Germaine Rouer), sorti en 1938.

Après un autre film sorti la même année 1938 et Visages de femmes de René Guissart (avec Huguette Duflos et Meg Lemonnier), tourné en 1938 et sorti en 1939, il choisit au début de la Seconde Guerre mondiale de s'exiler au Canada, car il est de confession juive. Là, comme Joseph Braun, il contribue à trois courts métrages documentaires canadiens, dont Ships and Men de Leslie McFarlane (1944).

Il rejoint ensuite les États-Unis et s'y installe définitivement, obtenant la citoyenneté américaine en 1947. Son premier film américain (son ultime contribution sous le pseudonyme de Joseph Braun) est le documentaire Congo, splendeur sauvage (en), tourné en Technicolor et sorti en 1949, année où il devient membre de l'American Society of Cinematographers (ASC).

Son premier film hollywoodien de fiction, sous le nom américanisé de Joseph C. Brun (utilisé désormais, en alternance avec son nom de naissance), est The Whistle at Eaton Falls de Robert Siodmak (1951, avec Lloyd Bridges et Dorothy Gish). Son dernier film est Touch Me Not, coproduction britanno-franco-germano-espagnole sortie en 1974, après quoi il se retire.

Au nombre de ses films américains notables, citons L'Homme qui tua la peur de Martin Ritt (1957, avec John Cassavetes et Sidney Poitier), La Forêt interdite de Nicholas Ray (1958, avec Christopher Plummer et Burl Ives), Au milieu de la nuit de Delbert Mann (1959, avec Kim Novak et Fredric March) et Esclaves d'Herbert J. Biberman (1969, avec Dionne Warwick et Ossie Davis).

De plus, il revient tourner trois films français dans son pays d'origine, sortis en 1955-1956, dont Cette sacrée gamine de Michel Boisrond (1956, avec Brigitte Bardot et Jean Bretonnière).

Notons encore que le film biographique germano-américain Martin Luther (en) de (et avec) Irving Pichel (1953, où Niall MacGinnis tient le rôle-titre) lui vaut d'obtenir en 1954 une nomination à l'Oscar de la meilleure photographie.

Joseph Brun collabore aussi à deux séries télévisées américaines, avec pour chacune un épisode, le tout diffusé en 1952.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Cinéma (sélection)[modifier | modifier le code]

Films français
Films américains
Autres

Séries télévisées (intégrale)[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Sous ce pseudonyme, il est parfois confondu avec l'écrivain et scénariste allemand Curt J. (Johannes) Braun (de) (1903-1961). Ainsi, Ciné-Ressources pré-cité place les deux hommes sous le même nom de Curt J. Braun.