Joseph Boulnois

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Joseph Élie Louis Eugène Boulnois
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 34 ans)
Nationalité
Formation
Conservatoire national supérieur de musique et de danse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Mouvement
Instrument
Distinction

Joseph Boulnois, né à Verneuil-en-Halatte le , mort à l'hôpital militaire de Chalaines le , est un organiste et compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Boulnois a fait ses études musicales au Conservatoire de Paris, où il étudie le contrepoint avec Georges Caussade et l'orgue avec Louis Vierne. En 1906, il épouse la pianiste Jane Chevalier qui lui donne un fils l'année suivante, Michel Boulnois, qui sera aussi compositeur et organiste.

En 1908, il est nommé à l'orgue de l'église Sainte-Élisabeth-du-Temple, dans le 3e arrondissement de Paris. Il y reste peu de temps et est nommé à l'orgue de l'église Saint-Louis-d'Antin dans le 9e arrondissement de Paris. En 1909, il est chef de chant à l'Opéra-Comique. Il demeure très actif dans le domaine des concerts, notamment en étant le cofondateur avec Marc de Ranse, des Concerts spirituels de Saint-Louis d'Antin.[réf. souhaitée]; Il joue également en l' Église Saint-Dominique de Paris 14e arrondissement.

Après le début de la guerre, Joseph Boulnois est mobilisé à l'hôpital Février de Châlons-sur-Marne, où il est infirmier[1] à partir du [2]. Nommé caporal le , il devient sergent le [1].

Durant cette période, Joseph Boulnois produit ses œuvres les plus importantes : la Sonate pour piano, la Suite en 5 parties pour piano et violoncelle, le Trio pour piano, violon et violoncelle).

Ayant contracté la grippe espagnole, Joseph Boulnois est hospitalisé le [1]. Il meurt cinq jours plus tard, à trois semaines de l'Armistice, et est reconnu "mort pour la France"[3].

Prix[4][modifier | modifier le code]

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Orchestre :

  • Sonate pour piano et petit orchestre
  • Rhapsodie
  • Marine
  • Symphonie funèbre (inachevée)
  • La Toussaint (1903), orchestration d’Édouard Mignan (1919)

Piano :

  • Menuet pastoral
  • Choral en fa dièse mineur
  • La Toussaint (1903)
  • Madrigal
  • Pavane
  • Scherzino
  • Gigue
  • Toccata, dédiée à son épouse Jane Chevalier
  • La Basilique (1918)
  • Sonate (1918)
  • Sainte Cécile au milieu d'un grand concert des anges (1918)

Orgue :

  • Quatre pièces brèves en ré (1912)

Musique de chambre :

  • Quatuor à cordes (1916)
  • Sonate pour violon et piano
  • Sonate pour violoncelle piano, dédiée à Gérard Hekking (1917)
  • Suite en cinq parties pour piano et violoncelle (1918)
  • Trio pour piano, violon et violoncelle (1918)
  • Noël, pour violon et piano
  • Hiver, Neige, Noël, suite pour violoncelle et piano
  • Hymne à Bacchus, pour violoncelle
  • Jeux, pour violoncelle et piano
  • Musette et Bidon, suite pour violoncelle
  • Perdus dans un rêve, pour violoncelle et piano

Mélodies :

Musique théâtrale :

  • L'anneau d'Isis, drame lyrique en 5 actes (1912)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Partitions gratuites[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Archinoë - Archives départementales de l'Oise », sur ressources.archives.oise.fr (consulté le 19 décembre 2015)
  2. Joseph Boulnois, « Lettre à la Gazette des classes de composition du Conservatoire », Gazette des classes de composition du Conservatoire, no 1,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2015)
  3. Fiche avec la mention, consultée sur le site Mémoire des hommes le 30 septembre 2019
  4. Anne Bongrain, Le Conservatoire national de musique et de déclamation 1900-1930. Documents historiques et administratifs, Paris, Vrin, , 750 p. p. (ISBN 978-2-7116-2398-3), p. 482