Joseph-Nicolas Delisle

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Joseph-Nicolas Delisle
Description de l'image Joseph Nicolas Delisle AGE V11 1803.jpg.
Naissance
Paris (France)
Décès (à 80 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Champs Astronomie, Mathématique
Institutions Collège de France
Renommé pour Échelle Delisle
Distinctions Cratère Delisle
Mons Delisle (sur la Lune)

Joseph-Nicolas Delisle, né à Paris le et mort dans la même ville le , est un astronome, cartographe et professeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est l'un des onze fils de Claude Delisle (1644–1720). Comme beaucoup de ses frères, et notamment Guillaume Delisle (1675–1726), il entreprend des études classiques, mais il s'oriente rapidement vers l'astronomie sous la direction de Jacques Cassini (1677–1756). En 1714, il entre à l'Académie des sciences comme étudiant de Giacomo Filippo Maraldi[1]. Devenu adjoint, puis associé astronome à l'Académie en 1716 et 1719, professeur au Collège de France en 1718 et membre de l’Académie de Rouen, il a pour élèves Jean-Paul Grandjean de Fouchy, Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande et Charles Messier.

Bien que bon scientifique et membre d'une famille aisée, il ne dispose pas de grands moyens. Sa vie change radicalement lorsqu'il est appelé par l'empereur de Russie Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg en 1725 pour fonder et diriger une école d'astronomie à l'Académie des sciences de Russie ; il y appelle en 1726 son frère Louis. Il fonde l'observatoire de Saint-Pétersbourg. Il y devient relativement riche et célèbre, à tel point que lorsqu'il revient à Paris en 1747, il reçoit le titre d'astronome et peut créer son propre observatoire à l'hôtel de Cluny ; cet observatoire sera plus tard rendu célèbre par Charles Messier.

L'observatoire de Saint-Pétersbourg[2]

Delisle montra notamment que les arcs-en-ciel sont causés par la séparation de la lumière du soleil par les gouttes d'eau. Il travailla également sur le calcul de la distance de la Terre au Soleil et observa le transit de Mercure et le transit de Vénus. Il est connu surtout pour une échelle de température, inventée en 1732, l'échelle Delisle.

Il meurt octogénaire, pauvre et oublié.

Il était membre de l'Académie des sciences de Russie[3] (depuis 1747) et membre étranger de l'Académie royale des sciences de Suède (depuis 1749), .

Voyage en Sibérie[modifier | modifier le code]

Cabinet de curiosités[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Correspondance (partielle)[modifier | modifier le code]

Cartes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cratère Delisle, photo d'Apollo 15

Éponymie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Hockey, The biographical encyclopedia of astronomers, Springer Publishing, (ISBN 978-0-387-31022-0, lire en ligne).
  2. « Vue de l'observatoire et de l'église de Spaskaja à Beresow du côté du Nord ».
  3. (ru) « Делиль Осип Николаевич (Жозеф-Никола) (Delisle Ossip Nicolaievitch (Joseph-Nicolas)) », Académie des sciences de Russie (consulté le 18 juillet 2016)
  4. Transit de Mercure du .
  5. Signé « Delisle le cadet ».
  6. « Dessinée à Pétersbourg en 1738 d'après les cartes, mémoires, mesures et observations des gens du pays ; traduit du géorgien en français par le secrétaire du roi de Georgie ; publiée en 1766 par M. Joseph Nicolas Delisle ».

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