Joseph-Nicolas Barbeau du Barran

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Joseph-Nicolas Barbeau du Barran
Fonctions
Député du Gers

(3 ans 1 mois et 21 jours)
Gouvernement Convention nationale
Président de la Convention nationale

(15 jours)
Député à la Chambre des Cent-Jours

(2 mois et 5 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Castelnau-d'Auzan (Gers)
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Assens (canton de Vaud)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Gauche
Profession Procureur général
députés du Gers

Joseph-Nicolas Barbeau du Barran est un homme politique français, député à la Convention nationale et représentant à la Chambre des Cent-Jours, né le à Castelnau-d'Auzan dans le Gers et mort le à Assens dans le canton de Vaud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Procureur-général syndic du département du Gers, il fut élu par ce même département, le 5 septembre 1792, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale, où il siégea sur les bancs Montagnards. Il devint un des membres les plus ardents de la Montagne, et des plus influents à l'Assemblée.

Lors du procès du roi Louis XVI, il vota pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la peine de mort et contre le sursis. Il motiva sa décision sur la peine en ces termes : « J'ai consulté la loi ; elle me dit que tout conspirateur mérite la mort. La même loi me dit aussi que la même peine doit s'appliquer aux mêmes crimes : je vote pour la mort » Le 13 avril 1793, il vota contre la mise en accusation de Marat et, le 28 mai, il vota contre le rapport du décret qui, la veille, avait cassé la Commission des Douze.

Président du club des Jacobins, il devint membre du comité des pétitions, du Comité d'alinéation et du Comité de sûreté générale. Il fit condamner son collègue Asselin pour avoir reçu à son domicile la marquise Luppé de Chauny, qu'il fit condamner à mort. Adversaire de Robespierre, il le combattait pour prendre sa place.

Après le 9 thermidor, il prit la défense de Billaud-Varenne et de Barrère et s'opposa à la mise en accusation des anciens membres du comité de salut public. Impliqué dans l'insurrection de prairial an III (20 mai 1795), il fut condamné à la déportation, puis amnistié.

Élu à la chambre des Cent-Jours par le département du Gers, à la seconde restauration, il fut condamné à l'exil comme régicide par la loi du 12 janvier 1816 et se retira en Suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]