Joseph-Antoine Bouvard

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Joseph-Antoine Bouvard
Image illustrative de l'article Joseph-Antoine Bouvard
Joseph-Antoine Bouvard photographié par Eugène Pirou lors de l'Exposition universelle de 1900.
Présentation
Naissance
Saint-Jean-de-Bournay
Décès (à 80 ans)
Marly-le-Roi
Nationalité Drapeau de la France France
Œuvre
Réalisations

Joseph-Antoine Bouvard est un architecte français, né le à Saint-Jean-de-Bournay (Isère), et mort le à Marly-le-Roi (Yvelines).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est un des fils de Joseph Bouvard, plâtrier, et de Marie Magdelaine Rostaing.

Orphelin de père en 1843, sa mère se remarie en 1844 avec Gaspard Laurent, charron, à Vienne (Isère) où, de cette union, naît son demi-frère Florentin Laurent, entrepreneur de travaux public. Ce dernier recevra la Légion d'honneur des mains même de son frère Joseph-Antoine Bouvard le . Sa mère meurt à Vienne en 1853.

Il est l'élève de Hugues Quenin, architecte à Vienne.

En 1864, Bouvard étudie l'architecture à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il est l'élève de Simon-Claude Constant-Dufeux (1801-1870)[1]. En 1865, il y reçoit deux médailles pour ses projets, une pour l'emploi du bois, une l'autre pour la perspective[2].

Vers 1885, il est l'architecte de la première École nationale professionnelle de France, à Voiron (Isère), dans sa région natale.

Joseph Bouvard fut le collaborateur de Jean-Charles Alphand (1817-1891),directeur des Travaux de la ville de Paris, et lui succéda. Il devient directeur administratif des services d'Architecture, des Promenades, des Plantations et Fêtes de la ville de Paris jusqu'en 1911. Il contribua aussi à bon nombre d'organisations d'expositions et de manifestations dans Paris en sus de l'Exposition universelle de 1889.

Il est le père de plusieurs enfants. Un de ses fils, Roger Bouvard, devint aussi architecte et son collaborateur à la ville de Paris

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, promu officier en 1889, commandeur en 1897, et élevé au grade de grand officier en 1900[3].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Le Dôme Central de la Galerie des Machines lors de l'Exposition de 1889 (1889), tableau de Louis Béroud, Paris, musée Carnavalet.

Galerie[modifier | modifier le code]


Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme son ami Alexandre-Émile Auburtin, et en même temps que Charles Garnier (1825-1898) qui réalisa l'Opéra de Paris.
  2. « Mémoire et actualité en Rhône-Alpes - Presse ancienne - Consultation », sur www.memoireetactualite.org (consulté le 5 août 2015)
  3. culture.gouv.fr.
  4. « Base Mérimée Caserne Garde Républicaine Paris »
  5. livet-histoire.fr.
  6. voiron.fr.
  7. Nicolas Courtin, « Le dôme central à l'Exposition universelle de 1889 », L'Histoire par l'image, septembre 2004.
  8. Figaro : journal non politique, Figaro (Paris), (lire en ligne)
  9. Maurice Dreyfous, Dalou, sa vie et son œuvre, Paris, Librairie Renouard, H. Laurens, 1903, p.138 (en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Quantin, « Les Archives de l'ancien département de la Seine et de la Ville de Paris. À la recherche d'une architecture », L'histoire de l'architecture, n°10, Paris, 2005, pp.87-104.
  • Alexandre Marchand, L'aménagement du Champ de Mars entre 1900 et 1929, Mémoire de Master 2, Histoire de l'art contemporain, Université de Paris IV Sorbonne, 2006
  • (en) Roseli Maria Martins d'Elbou, « Joseph Bouvard and La construction Moderne : some notes of a career (1885-1920) », in 15th International Planning History Society Conference, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]