Josaphat Groleau

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Josaphat Groleau
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Josaphat Groleau (né le à Saint-Tite au Québec et mort le à Sainte-Thècle[1]) a été un homme d'affaires québécois (Canada), un maire, préfet de comté et président de la Commission scolaire du village de Sainte-Thècle. Son premier mariage a été célébré le en l’église de Sainte-Thècle à Rose-Blanche Gervais. Ce couple compte quinze enfants baptisés à Sainte-Thècle. La famille résidait dans la maison du 270 rue Saint-Jacques, au village de Sainte-Thècle. Cette maison est devenue une résidence pour retraités "Résidence Josaphat Groleau enr." et l'"Auberge Josaphat Groleau".

Sommaire biographique[modifier | modifier le code]

Josaphat Groleau fit ses études au collège de Saint-Tite. Suivant le parcours de son père, dans les années 1920, Josaphat Groleau dirige une scierie à Hervey-Jonction.

En 1920, Josaphat Groleau est désigné conseiller à la municipalité du village de Sainte-Thècle. Puis, il exerça le rôle de maire en trois périodes: de 1927 à 1931; de 1947 à 1955; puis de 1960 à 1965. Il a exercé le rôle de commissaire de 1935 à 1945 à la commission scolaire du village, et président du au [2]. Il termina sa carrière publique dans la fonction de préfet de comté (à la Corporation municipale des comtés de Champlain-Laviolette) où il a été nommé le [3].

Parmi ses fonctions publiques, Josaphat Groleau était en 1944, avec Jeffrey Veillette, directeur du conseil de l'Association forestière québécoise inc (cercle régionale Saint-Maurice)[4]. Il a aussi été nommé gouverneur de l'Université Laval de Québec[5]. Il a aussi été membre fondateur du conseil 2817 des Chevaliers de Colomb de Sainte-Thècle, fondé en 1940[6]. Le , une fête spéciale a été organisée en hommages à Josaphat Groleau le avec un buffet à l'Hôtel Laviolette; il occupait alors la fonction de gouverneur de la Chambre de commerce des jeunes de Sainte-Thècle[7].

Il a été membre honoraire de la Commission du centenaire de Sainte-Thècle dont les festivités se sont déroulées en 1973-1974[8]. Il a aussi été président de la Chambre de commerce des jeunes de Sainte-Thècle[9].

À la suite de son décès, le Conseil municipal de Sainte-Thècle lui a rendu un hommage en page de nécrologie du Le Nouvelliste pour son implication sociale et économique manifestée tout au long de sa vie[10]. Le , la municipalité a désigné la caserne municipale (rue St-Gabriel) "édifice Josaphat Groleau" en son honneur. Il a été aussi nommé "Grand bâtisseur" par la municipalité[11].

Historique de l'entreprise familiale[modifier | modifier le code]

Théodore Groleau et Fils

Cultivateur à Saint-Tite, Théodore Groleau (marié à Amanda Carpentier) est arrivé en 1897 à Sainte-Thècle avec sa famille afin d'être plus près de ses affaires de chantier; il exécuta des contrats de coupe de bois jusqu'en 1913. Il constitua en 1913 avec ses fils Josaphat et Arthur la Société Théodore Groleau et fils[12]. Il établit à Sainte-Thècle une industrie de coupe de bois; il embauchait une centaine de travailleurs à l'année longue[5]. Depuis 1903, quatre générations ont oeuvré dans l'exploitation des entreprises de la famille Théodore Groleau. Ces entreprises ont toujours été liées à la coupe, au sciage et au commerce du bois.

De 1913 à 1918, l'entreprise obtient des contrats avec la Belgo (Consolidated Paper Corporation) de Shawinigan. En 1919, exécute un important contrat en Ontario pour la coupe de bûches et la production de dormants servant à la construction de chemins de fer. Puis la société Théodore Groleau et Fils a travaillé sous contrat durant 11 ans (de 1920 à 1931) avec la Canadian International Paper (C.I.P.)[13],[5].

Après une vie active en affaire, Théodore prit sa retraite en 1931; jusque là, les activités d'affaires se faisait sous la dénomination Théodore Groleau et Fils.

Groleau et Frères Ltée

Deux de leurs fils, Josaphat et Arthur Groleau, prennent la relève et forment la société Groleau et Frères en 1933. La mission première de cette nouvelle entreprise était la coupe de bois de pulpe pour alimenter les moulins à papier de la Mauricie. En 1938, ils entreprennent la coupe du bois franc et construisent un moulin à scie au lac du Missionnaire au Lac-aux-Sables. L'entreprise employait alors 60 hommes en hiver dans les chantiers et plus de 25 en été au moulin à scie[14].

Groleau Inc

Le , la société Groleau inc. est constitué par Josaphat, Arthur (contracteur de bois) et Paul Groleau (comptable)[15]. En 1948, Groleau inc débute l'exploitation d'une manufacture de bois francs à plancher en lattes face à la gare ferroviaire de Sainte-Thècle. Une publicité corporative du dans Le Nouvelliste indique que Groleau inc produit quotidiennement 12 000 pieds de bois de plancher dur de merisier. L'usine comportant alors un séchoir d'une capacité totale de 40 000 pieds de bois dur[16].

L'usine du village sera complètement détruite par le feu en . Dès , la production reprend. En , le moulin à scie du lac du Missionnaire est incendié et est rebâti à côté de la manufacture au village de Sainte-Thècle. Entre temps, la société Groleau & Frères Ltée obtient ses lettres patentes le [17].

En , Paul Groleau succède à son père à la direction de l'entreprise. L'entreprise ajoute alors une ligne de parquet mosaïque tout en conservant la ligne de plancher en latte. Dès , la Cie Groleau Inc. devient le cinquième manufacturier de parqueterie du Québec[5]. Détruite par un incendie en 1973, la scierie du village est reconstruite et la production revient à la normale dès .

Expansion hors de la Moyenne-Mauricie

À partir de 1977, la production se transpose à l'extérieur de la région en achetant: une bâtisse à Compton (Canton de l'Est) servant à la fabrication de parquet mosaïque, une bâtisse à Louiseville (1983) pour y installer une ligne de production de parquet mosaïque ainsi qu'une ligne de plancher en lames vernis en usine, et un complexe industriel à Saint-Mathieu-de-Beloeil (1992) servant de centre de distribution. L'entreprise y fabrique aussi du plancher verni en usine et y sèche une grande quantité de bois. En 2002, la fabrication du parquet en mosaïque a été transféré de Compton vers Louiseville[18].

L'entreprise cesse ses opérations de Sainte-Thècle en 2005[11]. La bâtisse de l'usine du village de Sainte-Thècle a été racheté en 1910 par une nouvelle société "Entreprises Sainte-Thècle inc" afin de l'exploiter pour la production du bois de chauffage ensaché, du bois d'allumage et du bois de chauffage sur palettes. À regret, un incendie détruisit le entièrement cette bâtisse industrielle[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nécrologie de Josaphat Groleau, journal Le Nouvelliste, 15 janvier 1993, p. 28.
  2. Article: "Dirigeants des 3 commissions scolaires" (chronique sur l'histoire de Sainte-Thècle), par René Veillette, journal Le Dynamique, 11 juillet 1973, p. 2.
  3. Journal Le Nouvelliste, 13 juin 1963, p. 22.
  4. Article "Campagne d'éducation sur la forêt", par D.N.C., journal Le Devoir (Montréal), 26 oct. 1944.
  5. a b c et d J.N., « À la compagnie Groleau inc.- Inauguration d'un nouveau département de parqueterie », Le Nouvelliste,‎ , p.13.
  6. Article « Un beau 75e », par Réjane Trudel, journal Le Nouvelliste, section Opinion, 7 avril 2015, p. 12.
  7. Article "Fête en l'honneur de M. Josaphat Groleau de Sainte-Thècle, samedi", par J.-P.-H.C., journal Le Nouvelliste, 29 février 1960, p. 30.
  8. Article "On commence l'élaboration des fêtes du Centenaire de Sainte-Thècle", par Gaétan Veillette, journal Le Bien Public, 23 février 1973, p. 3.
  9. Article "D'importants travaux de voirie seront exécutés sur la route 19", Journal Le Bien Public, 10 oct. 1946, p. 2-3.
  10. Journal Le Nouvelliste, section nécrologie, 15 janvier 1993, p. 27.
  11. a et b "Josaphat Groleau et Rose-Blanche Gervais - 15 enfants baptisés à Sainte-Thècle de 1921 à 1939 (8 garçons et 7 filles)", par Yolande St-Amand, André B et Gaétan Veillette, Répertoire des baptêmes de Sainte-Thècle, QC (1869-2012), p. 50, sommaire biographique de Josaphat Groleau et de l'entreprise familiale.
  12. UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières) et CIÉQ (centre interuniversitaire d'études québécoises) - Mauricie - Bases de données en histoire régionale - Histoire de Théodore Groleau.
  13. "Une ville du Nord, Sainte-Thècle, cent ans d'histoire - 1874-1974", par Charles Magnan et Jean-René Marchand, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1974, page 159.
  14. Article: "M. Josaphat Groleau, 96 ans - Une famille de visionnaires", par Roger Noreau, journal Le Nouvelliste, 9 septembre 1989, cahier 2, p. 27A.
  15. Avis d'émission des lettres patentes du 12 mai 1948, Gazette officielle du Québec, 5 juin 1948, vol. 80, no. 23, p. 1643.
  16. Publicité du 18 juillet 1948, journal Le Nouvelliste, p. 4.
  17. Avis d'émission des lettres patentes du 27 juillet 1951, Gazette officielle du Québec, 29 septembre 1951, vol. 83, no. 39, p. 2590.
  18. Article: "En pleine ascension - Groleau Inc. connaît une croissance fulgurante depuis 20 ans", par Royal Saint-Arnaud, journal Le Nouvelliste, 5 septembre 2002, cahier 2, p. 20.
  19. Audrey Tremblay, « Entreprises Sainte-Thècle s'envole en fumée », Le Nouvelliste,‎ , p.12.