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José María Balcázar

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José María Balcázar
Illustration.
José María Balcázar en 2026.
Fonctions
Président de la république du Pérou
En fonction depuis le
(2 mois et 4 jours)
Président du Conseil Ernesto Álvarez
Denisse Miralles
Luis Arroyo Sánchez
Gouvernement Balcázar I et II
Coalition APP-PL
Prédécesseur José Jerí
Président du Congrès de la République
En fonction depuis le
(2 mois et 4 jours)
Prédécesseur Fernando Rospigliosi (intérim)
José Jerí
Membre du Congrès péruvien
En fonction depuis le
(4 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection 11 avril 2021
Circonscription Lambayeque
Groupe politique PL (2021-2022)
PB (2022-2024)
PL (depuis 2024)
Biographie
Nom de naissance José María Balcázar Zelada
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Nánchoc (Pérou)
Nationalité Péruvienne
Parti politique PL (depuis 2020)
AN (2025-2026)
Diplômé de Université nationale de Trujillo
Résidence Palais du gouvernement (Lima)

Image illustrative de l’article José María Balcázar
Présidents de la république du Pérou

José María Balcázar, né le à Nánchoc (es), est un homme d'État péruvien. Il est président du Congrès et président de la République depuis le .

Formation et carrière professionnelle

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Né en 1943 à Nánchoc (es), département de Cajamarca, il est diplômé de l'université nationale de Trujillo[1]. Il exerce ensuite comme juge et avocat[2]. Il devient ainsi, jusqu'en 2021, juge suppléant à la Cour suprême, bien qu'il n'ait pas été approuvé par le conseil suprême de la magistrature, puisqu'il ne satisfait pas aux conditions requises[1].

En tant qu'avocat, il défend en 2013 un homme condamné pour pédopiégeage en ligne sur une fille de douze ans[3]. En 2015, il défend un autre homme condamné à la prison à vie pour viols pendant plus de huit ans sur une mineure jusqu'à ses 17 ans[4].

Parcours politique

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Membre de Pérou libre (PL) à partir de 2020, il est élu député lors des élections générales péruviennes de 2021. Il soutient activement le président Pedro Castillo lorsqu'il est confronté à des accusations de corruption et à une procédure de destitution[1].

En tant que député, il vote contre la suppression du plafonnement des taux d'intérêt et s'abstient lors du vote de la réforme des retraites, proposant à la place un système par répartition à la place du système de retraites privé. De même, il vote en faveur de la gratuité de l'utilisation des indemnités de licenciement, de l'augmentation des pensions de retraites des enseignements, des prélèvements sur les fonds de pension, et la création du fonds de développement social Chancay[5].

Il quitte le groupe parlementaire de Pérou libre en 2022 et participe à la fondation du groupe parlementaire de gauche Pérou bicentenaire, qui se déclare indépendant mais soutient l'action de Pedro Castillo[6]. Après la dissolution du groupe en 2024, il réintègre celui de Pérou libre. En , il rejoint le parti « Pays maintenant » (Ahora Nación) d'Alfonso López Chau[7], avant d'en être exclu en .

Président de la République

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Le , au lendemain de la destitution de José Jerí de son mandat de président du Congrès et de président de la République, il est élu au second tour face à Maricarmen Alva pour lui succéder, bénéficiant notamment du soutien de Pérou libre[2]. À 83 ans, il est la plus vielle personne à présider le Pérou[8]. Sa cote de popularité est alors de 23 %[9].

Alors qu'il a promis de gracier l'ancien président Castillo avant son élection[10], ce dernier dépose une demande en ce sens mais, arguant qu'il ne reste pas « beaucoup de temps », José María Balcázar affirme qu'aucune grâce n'est prévue[11].

Le , il désigne l'économiste Hernando de Soto à la présidence du Conseil des ministres[12]. C'est finalement Denisse Miralles, ministre sortante de l'Économie et des Finances, qui prête serment le lendemain, des désaccords de dernière minute ayant fait échouer la formation du gouvernement[13].

Controverses

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Plagiat du mémoire de licence de son fils

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En 2005, il plagie intégralement le mémoire que son fils José Balcázar Quiroz a rédigé en 2004 pour valider son diplôme de licence et être reçu comme avocat. José María Balcázar dédie alors le livre — rédigé pour obtenir une promotion comme juge — à son fils[14].

Les faits sont prescrits au moment de leur révélation par l'émission Panorama[15].

Propos misogynes

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En 2011, alors qu'il est juge à la Cour suprême, il réagit à l'inscription du féminicide — qu'il remet en cause — dans la loi, déclarant : « les féministes ont fait leur crime : le féminicide »[16].

En 2019, il est accusé par l'avocate Rosa Pizarro, de l'avoir agressée physiquement et de l'avoir insultée de « profiteuse », l'invitant à rentrer chez elle et « cuisiner », ajoutant « qu'elle n'avai[t] pas de mari à [s]'occuper ». Balcázar obtient un non-lieu[17].

Défense du mariage des mineurs

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Durant son mandat de député, il suscite des polémiques pour avoir défendu le mariage des enfants, affirmant en 2023 que « les relations sexuelles précoces contribuent au développement psychologique futur d'une femme »[2].

Par la suite, il réitère ses propos en déclarant que « tout le monde a des relations. Des professeurs avec des élèves, des enseignantes avec des élèves, et même entre élèves » et minimise le risque, avec la loi en vigueur, que les victimes mineures épousent leur violeur, arguant qu'il s'agit de « cas isolés » et que les violeurs vont généralement en prison[18]. Ses propos sont condamnés par le ministère de la Femme[19].

Accusations de corruption

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De même, il fait l'objet d'enquêtes pour corruption et « appropriation illicite de fonds »[20]. Il est ainsi accusé d'avoir détourné les fonds de l'Ordre des avocats de Lambayeque, dont il était le doyen[21]. En , le parquet requiert un an de prison avec sursis et une amende de 348 344,90 soles. José María Balcázar tente de récuser la juge[22].

En , le parquet dépose une plainte constitutionnelle auprès du Congrès à l'encontre de José María Balcázar et de l'ancienne procureure générale Patricia Benavides pour corruption passive et active. Ainsi, José María Balcázar, membre de la commission juridique au Congrès, est accusé d'avoir tenté d'obtenir l'abandon des poursuites dont il fait l'objet et la nomination de sa belle-fille comme procureure adjointe contre son appui à l'abandon des poursuites contre l'ancienne procureure générale Patricia Benavides[23].

Le , il est convoqué par la justice pour le suivant[24].

Références

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  1. a b et c (es) https://www.infobae.com/autor/marlon-carrasco-freitas/, « José Balcázar es el nuevo presidente del Perú: Perú Libre vuelve a tomar el poder - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  2. a b et c (es) Renzo Gómez Vega, « El Congreso de Perú designa al izquierdista José María Balcázar como el nuevo presidente del país, el octavo mandatario en una década », sur El País América, (consulté le ).
  3. (es) https://www.infobae.com/autor/diego-casimiro/, « José María Balcázar fue abogado de un sujeto condenado por captar a una niña con fines sexuales - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  4. (es) https://www.infobae.com/autor/diego-casimiro/, « José María Balcázar fue abogado de un condenado a cadena perpetua por violación a menor de edad - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  5. (es) Redacción El Comercio Perú, « El perfil económico del presidente José María Balcázar: ¿cómo votó sobre temas económicos en el Congreso? », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  6. "Congresista José María Balcázar renunció a la bancada de Perú Libre"
  7. "José María Balcázar se une al partido de Alfonso López Chau en medio de críticas"
  8. "Leftist lawmaker Jose Maria Balcazar becomes Peru’s interim president"
  9. (es) https://www.infobae.com/autor/renato-silva/, « Desaprobación del presidente Balcázar supera el 60 % solo tres días después de asumir el cargo - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  10. (es) « Indulto a Pedro Castillo divide a candidatos », sur Infórmate Perú, (consulté le ).
  11. (es) Renzo Gómez Vega, « Ni derecha ni izquierda: el cálculo político detrás de la elección de José María Balcázar como presidente de Perú », sur El País América, https:facebook.comelpaisamerica, (consulté le ).
  12. « Peru’s New President Taps Prominent Economist as Prime Minister ».
  13. (es) Forbes Perú Staff, « Gobierno designó a Denisse Miralles como presidenta del Consejo de Ministros », sur Forbes Perú, (consulté le ).
  14. (es) RedacciónRPP, « Plagio José María Balcázar: Revelan que copió tesis de su hijo para publicarlo como un libro de su autoría », sur rpp.pe, (consulté le ).
  15. (es) https://www.infobae.com/autor/camila-calderon/, « Presidente José María Balcázar acusado de plagiar a su propio hijo: copió tesis para hacer un libro y se lo dedicó - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  16. (es) Luigui Torres, « José María Balcázar y su pasado judicial: los vínculos con el caso Montesinos y su postura sobre el feminicidio », sur Willax, willaxtv, (consulté le ).
  17. (es) https://www.infobae.com/autor/rodrigo-chillitupa/, « Congresista José Balcázar, que avaló el matrimonio infantil, fue denunciado por agredir a una mujer en el 2019 - Infobae », sur infobae, infobae, (consulté le ).
  18. (es) Redacción El Comercio Perú, « José María Balcázar insiste en defender matrimonio infantil: Estas son sus indignantes declaraciones », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  19. (es) Redacción El Comercio Perú, « Ministerio de la Mujer rechaza declaraciones de congresista Balcázar a favor del matrimonio infantil », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  20. « Pérou : José Maria Balcazar devient président par intérim après la destitution de José Jeri », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  21. (es) Redacción El Comercio Perú, « Fiscalía presenta acusación contra José Balcázar: los detalles del caso y los intentos del congresista para archivarlo », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  22. (es) Redacción El Comercio Perú, « Fiscalía presenta acusación contra José Balcázar: los detalles del caso y los intentos del congresista para archivarlo », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  23. (es) Sebastián Acosta, « Fiscalía presenta denuncia constitucional contra Patricia Benavides y congresista José María Balcázar », sur rpp.pe, (consulté le ).
  24. (es) Editorial La República S.A.S., « El nuevo presidente interino de Perú ya está en líos judiciales y podría ser capturado », sur Diario La República, (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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