José Luandino Vieira

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José Luandino Vieira, pseudonyme de José Mateus Vieira da Graça, né le à Vila Nova de Ourém au Portugal, est un écrivain angolais, poète, conteur, traducteur, lauréat du prix Camões en 2006. Il a également utilisé les pseudonymes de José Graça et José Muimbu[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

José Luandino Vieira est né au Portugal, mais ses parents s'installent en Angola alors qu'il n'a que 3 ans. Il grandit dans les quartiers populaires de Luanda[2] et fait ses études à Luanda. Il s'engage politiquement en faveur de l'indépendance de l'Angola, dont il détient aujourd'hui la citoyenneté. Cet engagement lui vaut d'être emprisonné par la PIDE en 1959, puis en 1961 et condamné à 14 ans de prison.

En 1963, José Luandino Vieira sort son recueil de nouvelles, Luuanda qui est rapidement interdit par les autorités portugaises[2].

En 1964, José Luandino Vieira est transféré en 1964 au camp de Tarrafal[3], où il passe huit ans. Libéré en 1972, il est placé sous surveillance contrôlée à Lisbonne. Il a composé la majorité de son œuvre en prison[2].

Après l'indépendance en 1975, José Luandino Vieira se rallie au MPLA et prend la tête de la télévision publique[2].

Le , José Luandino Vieira cofonde et devient secrétaire général de l'Union des écrivains angolais, poste qu'il occupe jusqu'en 1992. En 1992, alors que la guerre civile repart de plus belle, il quitte l'Angola pour s'installer au Portugal[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

La plupart de ses œuvres sont des nouvelles s'inscrivant dans la vie quotidienne les musseques de Luanda. José Luandino Vieira y décrit des quartiers pauvres, remontés contre le colonisateur, mais au sein desquels une nouvelle identité angolaise émerge. L'auteur utilise beaucoup la langue kimbundu pour marquer l'unicité de la langue lusophone angolaise et son portugais "bantouisé"[2]. Il qualifie son œuvre d'"ambaquisme", « phénomène culturel caractérisant le colonisé qui tente d’assimiler, souvent imparfaitement, certains éléments culturels (...) introduits par le colonisateur »[4]. Pour l'auteur mozambicain Mia Couto, José Luandino Vieira « lui a révélé la possibilité de recréer la langue portugaise »[5].

En 1972, Sarah Maldoror sort le film Sambizanga, adaptation du roman A Vida Verdadeira de Domingos Xavier de José Luandino Vieiran.

Contes[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Littérature pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • A guerra dos fazedores de chuva com os caçadores de nuvens. Guerra para crianças, 2006

Autres[modifier | modifier le code]

  • Kapapa : pássaros e peixes, 1998
  • À espera do luar, 1998

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice d'autorité de la BNF » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. a, b, c, d, e et f Vincent Hiribarren, « Littérature et nationalisme en Angola : les 80 ans de Luandino », sur Liberation.fr,‎
  3. « Échos amadiens en Afrique lusophone : la réception de l’œuvre de Jorge Amado en Angola », sur Revues.org
  4. Emmanuelle Gall, « La langue des bourreaux », sur Monde-diplomatique.fr,‎
  5. Tirthankar Chanda, « Mia Couto, un Portugais aux tropiques », sur Rfi.fr,‎
  6. Salim Jay, « La chronique de Salim Jay : A la découverte du romancier angolais José Luandino Vieira », sur Maghress.com,‎
  7. (pt) « Luandino Vieira lança novo livro », sur Jornaldeangola.sapo.ao,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]