Jorge Sampaoli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jorge Sampaoli
Image illustrative de l’article Jorge Sampaoli
Jorge Sampaoli en 2018.
Biographie
Nom Jorge Luis Sampaoli Moya
Nationalité Drapeau : Argentine Argentin
Naissance (58 ans)
Lieu Santa Fe (Argentine)
Taille 1,67 m (5 6)
Poste Milieu de terrain
Parcours junior
Saisons Club
1977-1979Drapeau : Argentine Newell's
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2002Drapeau : Pérou Juan Aurich1v, 2n, 5d
2002-2003Drapeau : Pérou Sport Boys23v, 18n, 18d
2004-2005Drapeau : Pérou Coronel Bolognesi40v, 22n, 35d
2006Drapeau : Pérou Coronel Bolognesi14v, 3n, 9d
2007Drapeau : Pérou Sporting Cristal5v, 6n, 8d
2008-2009Drapeau : Chili CD O'Higgins27v, 16n, 23d
2010Drapeau : Équateur Emelec30v, 14n, 12d
2011-2012Drapeau : Chili Universidad de Chile72v, 28n, 18d
2012-2016Drapeau : Chili Chili27v, 9n, 7d
2016-2017Drapeau : Espagne Séville FC27v, 12n, 14d
2017-2018Drapeau : Argentine Argentine7v, 4n, 4d
Dernière mise à jour : 30 juin 2018

Jorge Luis Sampaoli Moya, né le , est un entraîneur de football argentin. Il a été le sélectionneur de l'équipe d'Argentine entre 2017 et 2018 et a gagné la Copa América avec le Chili en 2015.

Parcours[modifier | modifier le code]

Formé comme joueur au Newell's Old Boys, il ne passe cependant pas professionnel. Dans le même club, il commence sa carrière d'entraîneur en s'occupant des équipes de jeunes, jusqu'à obtenir son premier poste d'entraîneur principal en 2002.

Entraîneur au Pérou[modifier | modifier le code]

Il rallie le championnat péruvien pour sa saison 2002 en prenant en main le club Juan Aurich de la ville de Chiclayo. Le club avait échappé de justesse la saison précédente à la relégation. Malgré un bon début de saison et une honorable 6e place au tournoi d'ouverture, l'équipe s'écroule et est reléguée à l'issue des matchs de barrages.

L'année suivante, il trouve cependant un nouveau poste chez les Sport Boys. Un club de milieu de tableau qu'il amènera jusqu'aux matchs de qualification aux compétitions continentales sans pour autant décrocher le moindre ticket.

Après des piges d'une année, il va s'inscrire dans la durée en ralliant dès 2004 le Coronel Bolognesi de Tacna. Il va emmener le club vers les sommets du classement en parvenant notamment à le qualifier pour la Copa Sudamericana 2006 sans pour autant le faire franchir le tour préliminaire. L'année suivante, il les qualifie une nouvelle fois pour la Copa Sudamericana 2007.

Il ne reste cependant pas au club pour la saison 2007. En effet, à la suite de ses performances régulières, on lui propose d'entraîner le Sporting Cristal un des clubs les plus populaires au Pérou. Mais il stagne au fond du classement et n'arrive pas à concrétiser cette opportunité.

Le Chili et l’Équateur[modifier | modifier le code]

Il rallie le Chili en 2008 en prenant la tête du club O'Higgins avec lequel il obtient d'assez bons résultats.

Il part en Équateur pour la saison 2010 et entraîne le club Emelec[1]. Il arrive en finale du championnat qu'il perd face au LDU Quito. Il va jouer parallèlement la Copa Libertadores 2010 à laquelle il participe dès son arrivée au club en jouant le tour préliminaire à l'occasion duquel il bat son ancien club, les Newell's Old Boys. Moins heureux dans la phase de poule, son club termine dernier de son groupe.

Il joue aussi la Copa Sudamericana 2010 mais échoue dès les huitièmes. Enfin, il qualifie son équipe pour la Copa Libertadores 2011 avant de changer une nouvelle fois de club.

Universidad de Chile[modifier | modifier le code]

Fort de son récent succès, il rentre au Chili dès janvier 2011 pour prendre en main un ténor du championnat, l'Universidad de Chile.

Il y réalise l'année parfaite en remportant tour à tour le tournoi d'ouverture 2011, la Copa Sudamericana 2011 et le tournoi de clôture 2011[2]. Parmi son équipe on retrouve des joueurs comme Felipe Seymour qui signe dès juin 2011 au Genoa[3] et Eduardo Vargas qui s'est véritablement révélé sous ses ordres au point d'être engagé par Naples en décembre 2011[4].

Fin 2011, il est pressenti pour le titre d'entraîneur de l'année en Amérique du Sud[5].

Séville FC[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 2016, après la rupture du contrat d'Unai Emery, Jorge Sampaoli s'engage officiellement avec le Séville FC pour deux saisons[6], marquant ainsi un tournant dans sa carrière en prenant pour la première fois la tête d'une équipe européenne.

Devant faire face aux départs de Kevin Gameiro, Grzegorz Krychowiak, et Ever Banega, le technicien argentin parvient à obtenir les signatures de joueurs de talent tels que Luciano Vietto, Franco Vazquez, Wissam Ben Yedder[7] ou encore le brésilien Ganso[8]. Il n'a néanmoins pas pu obtenir l'arrivée d'Hatem Ben Arfa, parti rejoindre Unai Emery au Paris SG[9].

Son premier match officiel se déroule le 9 août 2016 contre le Real Madrid de Zinedine Zidane pour la Supercoupe d'Europe, opposant le vainqueur de la Ligue des Champions à celui de la Ligue Europa. Malgré une bonne prestation face aux Madrilènes, Séville s'incline 2-3 après prolongation[10].

Cinq jours plus tard, Séville s'incline 0-2 face au FC Barcelone en match aller de la Supercoupe d'Espagne au stade Ramón Sánchez Pizjuán sur des buts de Luis Suárez et Munir[11]. Le 17 août 2016, Séville s'incline de nouveau au match retour au Camp Nou (3-0).

Pour la première journée du championnat, Jorge Sampaoli obtient sa première victoire en match officiel avec le Séville FC à l'issue d'un match très spectaculaire remporté 6-4 face à l'Espanyol Barcelone.

Sélectionneur du Chili puis de l'Argentine[modifier | modifier le code]

En novembre 2012, il est nommé sélectionneur du Chili[12]. Pendant la Coupe du monde 2014, l'équipe de Sampaoli élimine l'Espagne, championne du monde en titre, et termine deuxième de son groupe derrière les Pays-Bas. Le Chili est éliminé dans la séance de tirs au but, en huitième de finale, contre le Brésil, pays organisateur.

Pendant le mondial, le club turc de Galatasaray lui propose un gros contrat, mais Sampaoli refuse cette offre, lui qui a pour objectif de remporter la Copa América 2015 à domicile. C'est chose faite, le , en battant l'Argentine aux tirs aux buts. Il permet au Chili de remporter sa toute première Copa América en 99 ans d'existence du tournoi[13].

Meilleur entraîneur sud-américain de l'année 2015 et nommé parmi les trois finalistes au titre de meilleur entraîneur au monde, Sampaoli quitte la sélection chilienne en janvier 2016 après avoir trouvé un arrangement avec la Fédération[14]. Au milieu des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, à l'été 2017, l'Équipe d'Argentine est en difficulté et l'entraîneur Edgardo Bauza est débarqué par la Fédération Argentine, qui choisit alors Jorge Sampaoli. L' Albiceleste parvient à se qualifier et Sampaoli tient son poste en Russie pour la compétition planétaire qui commence mi-juin 2018[15].

Le 15 juillet 2018, Jorge est démis de ses fonctions avec l'équipe d'Argentine après une Coupe du monde 2018 pratiquement ratée avec la sélection[16].

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

Mis à jour le 2 décembre 2012

Club Début Fin Résultats
M V N D % victoires % nuls % défaites
Drapeau : Pérou Juan Aurich 2002 2002 8 1 2 5 12,50 25,00 62,50
Drapeau : Pérou Sport Boys 2002 2003 59 23 18 18 38,98 30,51 30,51
Drapeau : Pérou Coronel Bolognesi 2004 2005 97 40 22 35 41,24 22,68 36,08
Drapeau : Pérou Coronel Bolognesi 2006 2006 26 14 3 9 53,85 11,54 34,61
Drapeau : Pérou Sporting Cristal 2007 2007 19 5 6 8 26,32 31,58 42,10
Drapeau : Chili CD O'Higgins 2008 2009 66 27 16 23 40,91 24,24 34,85
Drapeau : Équateur Club Sport Emelec 2010 2010 56 30 14 12 53,57 25,00 21,43
Drapeau : Chili Universidad de Chile 2011 2012 132 80 32 20 60,60 24,24 15,16
Total carrière 463 220 113 130 47,52 24,40 28,08

Palmarès d'entraîneur et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sampaoli à Emelec sur eluniverso.com
  2. L’Universidad de Chile championne sur sofoot.com
  3. Seymour au Genoa sur goal.com
  4. Vargas, star de Universidad à Naples sur maxifoot.fr
  5. Sampaoli et le titre d’entraîneur de l'année sur damefobal.com
  6. « Seville : Sampaoli a signé (officiel) », sur news.maxifoot.fr (consulté le 15 août 2016)
  7. « Séville: Ben Yedder a signé 5 ans », sur Sports.fr (consulté le 15 août 2016)
  8. « FC Séville : c'est officiel pour Ganso ! », sur www.dailymercato.com (consulté le 15 août 2016)
  9. « Mercato – PSG : Pourquoi Ben Arfa a snobé le Barça et Séville ! », sur www.foot-sur7.fr (consulté le 15 août 2016)
  10. « Supercoupe d'Europe : Le Real Madrid sacré face au Séville FC » (consulté le 15 août 2016)
  11. « Supercoupe d'Espagne: première manche à l'usure pour Barcelone » (consulté le 15 août 2016)
  12. Sampaoli remplace Borghi, lequipe.fr, 22 novembre 2012
  13. « Le Chili mérite la victoire », sur foot365.fr, (consulté le 9 juillet 2015).
  14. « Accord entre Sampaoli et la Fédération chilienne pour son départ », sur www.lequipe.fr, (consulté le 22 janvier 2016).
  15. Léo Ruiz, « Coupe du monde 2018 : l’Argentine, avec Sampaoli mais sans pilote », sur Le Monde.fr, (consulté le 29 juin 2018)
  16. Officiel : Jorge Sampaoli n'est plus le sélectionneur de l'Argentine, sur footmercato.net

Liens externes[modifier | modifier le code]