Jonas Furrer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Furrer.
Jonas Furrer
Illustration.
Portrait officiel de Jonas Furrer
Fonctions
1 e conseiller fédéral
Élection
Président 1848, 1849, 1852, 1855, 1858
Vice-président 1851, 1857
Prédécesseur -
Successeur Jakob Dubs
Chef du Département Politique
, , , , , ,
Prédécesseur Martin J. Munzinger, Friedrich Frey-Herosé, Constant Fornerod
Successeur Henri Druey, Wilhelm Matthias Naeff, Jakob Stämpfli, Jakob Stämpfli
Chef du Département de Justice et Police
, , , , , ,
Prédécesseur Henri Druey, Henri Druey, Jakob Stämpfli, Melchior Josef Martin Knüsel
Successeur Henri Druey, Jakob Stämpfli, Melchior Josef Martin Knüsel, Jakob Dubs
Conseiller aux États
Bourgmestre de Zurich
Prédécesseur Heinrich Mousson
Successeur Alfred Escher
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Winterthour
Origine Canton de Zurich
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Bad Ragaz
Parti politique Parti Radical
Diplômé de Université de Zurich
Profession Juriste

Jonas Furrer
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Jonas Furrer, né le à Winterthour et mort le à Bad Ragaz, est une personnalité politique suisse, membre du parti radical-démocratique. Il fut le premier président de la Confédération suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un contremaître serrurier de Winterthour, il suit des études de droit aux universités de Zurich, d'Heidelberg et de Göttingen jusqu'en 1826, et devient juriste et bourgeois de Winterthour. En 1830, il est admis dans la franc-maçonnerie (loge Akazia de Winterthour)[1], puis devient avocat en 1832 ; en 1844 il est nommé grand orateur de la Grande Loge suisse Alpina.

En 1838, il reçoit le titre de Docteur honoris causa de l’université de Zurich.

Il meurt le , à Bad Ragaz.

Carrière Politique[modifier | modifier le code]

Sa carrière politique débute en 1834, il est nommé au Grand Conseil du canton de Zurich. En 1837, il fait partie du Conseil d’éducation (équivalent à une commission de nos jours) et il préside le Grand Conseil lors de la révolution de 1939. Exclut du pouvoir législatif, il parvient à réintégrer le Grand Conseil en 1842 et le préside à nouveau en 1844 [2].

En 1845, il est nommé Bourgmaitre du canton et président de la Diète fédérale.

Lors de la crise du Sonderbund, entre 1846 et 1848, il occupe un poste de député à la Diète et fait partie de la commission désignée pour trouver une issue pacifique au conflit.

Après la guerre du Sonderbund, il est élu comme député au Conseil des États et participe activement à la rédaction de la nouvelle constitution fédérale président[3].

Le , il est le premier à être élu comme membre du Conseil fédéral, obtenant 87 voix sur 132 possibles au premier tour. Sur la même journée, il est ensuite élu président de la Confédération, obtenant 88 voix sur 131 au premier scrutin [4].

Durant son mandat de Conseiller fédéral, il est réélu en premier à chaque fois. Il est président de la Confédération 4 fois : en 1848-1849, en 1852, en 1855 et en 1858. Lors de ces années-là, il dirige le Département politique. Politicien habile, il va réussir à justifier que la présence de soldats suisses dans des armées étrangères n’est pas incompatible avec la neutralité suisse [5], mettre en place une politique d’asile en rassurant les pays voisins [6].

Durant les autres années de son mandat, soit en 1850-1851, en 1853-1854, en 1856-1857 et en 1859-1861, il dirige le Département de justice et police. Dans ce département, il va régler la question des apatrides, mettre en place une loi protégeant les couples de confession mixte et fonder la justice administrative qui régie les conflits de compétences entre la Confédération et les Cantons.

Il meurt alors qu'il occupe toujours sa fonction de conseiller fédéral et à droit à des funérailles nationales. Son successeur, Jakob Dubs est nommé le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grande Loge Suisse Alpina, « Quelques personnalités marquantes de la Franc-maçonnerie en Suisse... » (consulté le 26 décembre 2007)
  2. Le confédéré de Fribourg, « Le confédéré de Fribourg daté du 28 juillet 1861 » (consulté le 5 février 2018)
  3. swissworld.org, « La Constitution de 1848 » (consulté le 26 décembre 2007)
  4. Le confédéré de Fribourg, « Le confédéré de Fribourg daté du 18 novembre 1848 » (consulté le 5 février 2018)
  5. Swiss Federal Archives, « Neutralité de la Suisse (DE) » (consulté le 5 février 2018)
  6. Swiss Federal Archives, « Droit d’asile (DE) » (consulté le 5 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :