Joint European Torus

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Réacteur JET
Image illustrative de l’article Joint European Torus
JET en 1991.
Type d'installation
Domaine Installation nucléaire
Type Tokamak
Localisation
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Culham
Coordonnées 51° 39′ 33″ nord, 1° 13′ 35″ ouest
Vie de l'installation
Exploitant Culham Centre for Fusion Energy
Date de mise en service 1983
Production
Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Réacteur JET

JET est un acronyme de l'anglais Joint European Torus (littéralement Tore commun européen) désignant le plus grand tokamak existant, situé au Culham Science Center, à Abingdon, près d'Oxford au Royaume-Uni jusqu'à la construction d'ITER. Sa construction a débuté en 1979 et il a produit son premier plasma en 1983. Il résulte d'une collaboration entre les différents laboratoires nationaux européens, dans le cadre de l'Euratom.

Il réalise la fusion nucléaire entre le deutérium et le tritium qui semblent les matériaux les plus appropriés pour les futurs réacteurs nucléaires. En revanche, tous les autres tokamaks, comme Tore Supra, n'étudient que les plasmas non-réactifs utilisant l'isotope lourd de l'hydrogène, le deutérium.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1979, le docteur Guido Brunner, alors Commissaire européen à l'énergie, l'éducation et la recherche , pose la première pierre de JET. Le , le laboratoire est inauguré par la reine Élisabeth II.

En 1986, le plasma atteint la température de 100 millions de degrés. Le , la première fusion contrôlée d'un mélange deutérium-tritium est réalisée.

Le , JET enregistre trois records dans le domaine de la fusion nucléaire :

  • 22 MJ d'énergie de fusion en une impulsion d'une durée de 5 secondes ;
  • une pointe de puissance de fusion nucléaire de 15 MW pendant une demi-seconde et une température des ions de 325 millions de degrés (28 keV)[1] ;
  • le "meilleur" rapport instantané entre puissance nucléaire de fusion produite et puissance de chauffage du plasma, qui est de environ[1]. Si l'on ne tient pas compte de toute l'énergie nécessaire pour obtenir le plasma, mais uniquement de l'énergie qui est injectée pour le chauffer, un réacteur produirait réellement de l'énergie si . Cet objectif scientifique n'est pas suffisant. L'objectif pour l'ingénieur est produire réellement davantage d'énergie de fusion nucléaire que d'énergie consommée. Cela nécessite d'établir un bilan beaucoup plus complexe JET n'a pas été conçu, ni analysé en ces termes.

En 1999, l'Autorité britannique de l'énergie atomique (UKAEA) céda le contrôle de JET et de l'ensemble des installations de Culham à ses partenaires européens.

Depuis 2004, JET subit des travaux de mise à jour dans le but d'augmenter encore ses capacités et ainsi de pouvoir participer au développement du projet ITER. Il est prévu qu'en 2021, il utilise de nouveau le gaz radioactif tritium et fera ensuite des tests de production d'énergie de fusion, les premiers au monde depuis 1998.

Principales caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Grand rayon : 2,96 mètres
  • Petit rayon horizontal : 1,25 mètre
  • Petit rayon vertical : 2,1 mètres
  • Durée maximale d'une décharge (tir plasma) : 20 secondes
  • Champ magnétique maximum : 3,45 teslas
  • Courant plasma maximum : 5 mégaampères
  • Puissance de chauffage injectée maximum : 25 mégawatts
  • Poids (noyau) : 2 800 tonnes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) The JET Team presented by J. Jacquinot (initialement publié in J Jacquinot and the JET team, « Deuterium-tritium operation in magnetic confinement experiments: results and underlying physics », Plasma Physics and Controlled Fusion, vol. 41, no 3A,‎ ), « Deuterium-Tritium Operation in Magnetic Confinement Experiments: Results and Underlying Physics », sur EUROfusion,

Liens externes[modifier | modifier le code]